Accenture investit 900 millions de dollars dans la formation de ses employés aux technologies IT émergentes

C’est un sérieux investissement que réalise Accenture. Le géant mondial du conseil consacre en effet 900 millions de dollars pour former ses 200.000 employés axés sur la technologie aux technologies émergentes telles que le cloud, l’intelligence artificielle ou la robotique. C’est ce qu’a expliqué son président et CEO Pierre Nanterme a l’occasion de la présentation des résultats trimestriels aux analystes rapporte CRN. Plus de 70.000 salariés ont bénéficié l’an dernier de formations sur les nouvelles architectures, les plateformes intelligentes. Les 130.000 restants seront formés d’ici deux ans. « La transformation à grande échelle de notre activité nécessite des investissements très significatifs dans nos salariés afin de s’assurer qu’ils ont les compétences nécessaires pour servir nos clients, aujourd’hui et dans le futur », a expliqué le dirigeant.

Toutes les formations ont été digitalisées afin d’optimiser les coûts. Ces formations renforcent l’offensive d‘Accenture sur le marché du numérique, du cloud et de la sécurité qui représentent 45% du chiffre d’affaires du deuxième trimestre. C’est aussi un moyen d’attirer les meilleurs talents du secteur a encore expliqué Pierre Nanterme. Accenture a récemment franchi le cap des 400.000 salariés dont la moitié opèrent dans le secteur technologique.

Les acquisitions sont un autre moyen de faire le plein de compétences. Le groupe basé en Irlande a ainsi réalisé 16 opérations au cours des 6 derniers mois (dont 11 au cours du deuxième trimestre), pour une valeur totale de 800 millions de dollars, et le seuil du 1,5 milliard de dollars devrait être atteint d’ici le 30 août, date de clôture de l’exercice. « Nos acquisitions nous permettent de recruter des compétences très pointues. S’appuyer sur la seule croissance organique prendrait trop de temps », a précisé le patron français.

Chiffre d’affaires en hausse, bénéfices en baisse

Les résultats du second trimestre, arrêtés au 28 février, sont plus ou moins en phase avec les prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires atteint 8,32 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 5% en dollars et de 6% en monnaies locales. C’est un peu moins que les 8,34 milliards de dollars attendus par Seeking Alpha. Le bénéfice net s’établit à 887 millions de dollars ou 1,33 dollar par action, contre 1,40 milliard de dollars ou 2,08 dollars par action un an plus tôt. Seeking Alpha tablait sur 1,30 dollar par action.

Les ventes sur le marché américain ont grimpé de 4% à 3,96 milliards de dollars. Avec 2,83 milliards de dollars, la croissance se limite en Europe à 2%. Encore est-elle due à la progression à deux chiffres enregistrée au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse. Grâce à une activité très dynamique au Japon, en Chine et en Australie la croissance atteint 12% dans le reste du monde permettant au chiffre d’affaires d’atteindre 1,53 milliard de dollars.

Pour le trimestre en cours, Accenture table sur un chiffre d’affaire compris entre 8,65 et 8,90 milliards de dollars.

Source : http://www.channelnews.fr/accenture-investit-900-millions-de-dollars-formation-de-employes-aux-technologies-it-emergentes-71249

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Petite Poucette, la génération mutante

Libération.fr – Pascale NIVELLE le 3 septembre 2011
Michel Serres, mars 2010. (AFP)
Michel Serres, mars 2010.
ENTRETIEN

Philosophe et historien des sciences, Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.

Michel Serres, diplômé de l’Ecole navale et de Normale Sup, a visité le monde avant de l’expliquer à des générations d’étudiants. Historien des sciences et agrégé de philosophie, ancien compagnon de Michel Foucault, avec qui il a créé le Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1968, il a suivi René Girard aux Etats-Unis, où il enseigne toujours, à plus de 80 ans. Ce prof baroudeur, académicien pas tout à fait comme les autres, scrute les transformations du monde et des hommes de son œil bleu et bienveillant. Son sujet de prédilection : la jeune génération, qui grandit dans un monde bouleversé, en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité. La planète change, ils changent aussi, ont tout à réinventer. «Soyons indulgents avec eux, ce sont des mutants», implore Michel Serres, par ailleurs sévère sur sa génération et la suivante, qui laisseront les sociétés occidentales en friche. Entretien.

Vous annoncez qu’un «nouvel humain» est né. Qui est-il ?

Je le baptise Petite Poucette, pour sa capacité à envoyer des SMS avec son pouce. C’est l’écolier, l’étudiante d’aujourd’hui, qui vivent un tsunami tant le monde change autour d’eux. Nous connaissons actuellement une période d’immense basculement, comparable à la fin de l’Empire romain ou de la Renaissance.

Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, tout aussi majeure. Chacune de ces révolutions s’est accompagnée de mutations politiques et sociales : lors du passage de l’oral à l’écrit s’est inventée la pédagogie, par exemple. Ce sont des périodes de crise aussi, comme celle que nous vivons aujourd’hui. La finance, la politique, l’école, l’Eglise… Citez-moi un domaine qui ne soit pas en crise ! Il n’y en a pas. Et tout repose sur la tête de Petite Poucette, car les institutions, complètement dépassées, ne suivent plus. Elle doit s’adapter à toute allure, beaucoup plus vite que ses parents et ses grands-parents. C’est une métamorphose !

Cette mutation, quand a-t-elle commencé ?

Pour moi, le grand tournant se situe dans les années 1965-1975, avec la coupure paysanne, quand la nature, notre mère, est devenue notre fille. En 1900, 70% de la population française travaillait la terre, ils ne sont plus que 1% aujourd’hui. L’espace vital a changé, et avec lui «l’être au monde», que les philosophes allemands comme Heidegger pensaient immuable. La campagne, lieu de dur travail, est devenue un lieu de vacances. Petite Poucette ne connaît que la nature arcadienne, c’est pour elle un terrain de loisirs et de tourisme dont elle doit se préoccuper. L’avenir de la planète, de l’environnement, du réchauffement climatique… tout est bousculé, menacé.

Prenons l’exemple du langage, toujours révélateur de la culture : il n’y a pas si longtemps, un candidat au concours de l’Ecole normale était interrogé sur un texte du XIXe siècle qui parlait de moissons et de labourage. Le malheureux ignorait tout le vocabulaire ! Nous ne pouvions pas le sanctionner, c’était un Petit Poucet qui ne connaissait que la ville. Mais ce n’est pas pour ça qu’il était moins bon que ceux des générations précédentes. Nous avons dû nous questionner sur ce qu’étaient le savoir et la transmission.

C’est la grande question, pour les parents et les enseignants : que transmettre entre générations ?

Déjà, Petit Poucet et Petite Poucette ne parlent plus ma langue. La leur est plus riche, je le constate à l’Académie française où, depuis Richelieu, on publie à peu près tous les quarante ans le dictionnaire de la langue française. Au siècle précédent, la différence entre deux éditions s’établissait à 4 000 ou 5 000 mots. Entre la plus récente et la prochaine, elle sera d’environ 30 000 mots. A ce rythme, nos successeurs seront très vite aussi loin de nous que nous le sommes du vieux français !

Cela vaut pour tous les domaines. A la génération précédente, un professeur de sciences à la Sorbonne transmettait presque 70% de ce qu’il avait appris sur les mêmes bancs vingt ou trente ans plus tôt. Elèves et enseignants vivaient dans le même monde. Aujourd’hui, 80% de ce qu’a appris ce professeur est obsolète. Et même pour les 20% qui restent, le professeur n’est plus indispensable, car on peut tout savoir sans sortir de chez soi ! Pour ma part, je trouve cela miraculeux. Quand j’ai un vers latin dans la tête, je tape quelques mots et tout arrive : le poème, l’Enéide, le livre IV… Imaginez le temps qu’il faudrait pour retrouver tout cela dans les livres ! Je ne mets plus les pieds en bibliothèque. L’université vit une crise terrible, car le savoir, accessible partout et immédiatement, n’a plus le même statut. Et donc les relations entre élèves et enseignants ont changé. Mais personnellement, cela ne m’inquiète pas. Car j’ai compris avec le temps, en quarante ans d’enseignement, qu’on ne transmet pas quelque chose, mais soi. C’est le seul conseil que je suis en mesure de donner à mes successeurs et même aux parents : soyez vous-mêmes ! Mais ce n’est pas facile d’être soi-même.

Vous dites que les institutions sont désuètes ?

Souvenez-vous de Domenech qui a échoué lamentablement à entraîner l’équipe de France pour le Mondial de foot. Il ne faut pas lui en vouloir. Il n’y a plus un prof, plus un chef de parti, plus un pape qui sache faire une équipe ! Domenech est en avance sur son temps ! Il faudrait de profondes réformes dans toutes les institutions, mais le problème, c’est que ceux qui les diligentent traînent encore dans la transition, formés par des modèles depuis longtemps évanouis.

Un exemple : on a construit la Grande Bibliothèque au moment où l’on inventait Internet ! Ces grandes tours sur la Seine me font penser à l’observatoire qu’avaient fait construire les maharajahs à côté de Delhi, alors que Galilée, exactement à la même époque, mettait au point la lunette astronomique. Aujourd’hui, il n’y a que des singes dans l’observatoire indien. Un jour, il n’y aura plus que des singes à la Grande Bibliothèque. Quant à la politique, c’est un grand chantier : il n’y a plus de partis, sinon des machines à faire élire des présidents, et même plus d’idéaux. Au XIXe siècle, on a inventé 1 000 systèmes politiques, des marxistes aux utopistes. Et puis plus rien, c’est bizarre non ? Il est vrai que ces systèmes ont engendré 150 millions de morts, entre le communisme, la Shoah et la bombe atomique, chose que Petite Poucette ne connaîtra pas, et tant mieux pour elle. Je pense profondément que le monde d’aujourd’hui, pour nous, Occidentaux, est meilleur. Mais la politique, on le voit, n’offre plus aucune réponse, elle est fermée pour cause d’inventaire. Ceci dit, moi non plus, je n’ai pas de réponses. Si je les avais, je serais un grand philosophe.

La seule façon d’aborder les conséquences de tous ces changements, c’est de suspendre son jugement. Les idéalistes voient un progrès, les grognons, une catastrophe. Pour moi, ce n’est ni bien ni mal, ni un progrès ni une catastrophe, c’est la réalité et il faut faire avec. Mais nous, adultes, sommes responsables de l’être nouveau dont je parle, et si je devais le faire, le portrait que je tracerais des adultes ne serait pas flatteur. Petite Poucette, il faut lui accorder beaucoup de bienveillance, car elle entre dans l’ère de l’individu, seul au monde. Pour moi, la solitude est la photographie du monde moderne, pourtant surpeuplé.

Les appartenances culturelles n’ont-elles pas pris de l’importance ?

Pendant des siècles, nous avons vécu d’appartenances, et c’est ce qui a provoqué bien des catastrophes. Nous étions gascons ou picards, catholiques ou juifs, riches ou pauvres, hommes ou femmes. Nous appartenions à une paroisse, une patrie, un sexe… En France, tous ces collectifs ont explosé, même si on voit apparaître des appartenances de quartier, des communautés autour du sport. Mais cela ne constitue pas les gens. Je suis fan de rugby et j’adore mon club d’Agen, mais cela reste du folklore, l’occasion de boire de bons coups avec de vrais amis… Quant aux intégrismes, religieux ou nationalistes, je les apparente aux dinosaures. Ma Petite Poucette a des amis musulmans, sud-américains, chinois, elle les fréquente en classe et sur Facebook, chez elle, partout dans le vaste monde. Pendant combien de temps lui fera-t-on encore chanter «qu’un sang impur abreuve nos sillons» ?

Que répondez-vous à ceux qui s’inquiètent de voir évoluer les jeunes dans l’univers virtuel des nouvelles technologies ?

Sur ce plan, Petite Poucette n’a rien à inventer, le virtuel est vieux comme le monde ! Ulysse et Don Quichotte étaient virtuels. Madame Bovary faisait l’amour virtuellement, et beaucoup mieux peut-être que la majorité de ses contemporains. Les nouvelles technologies ont accéléré le virtuel mais ne l’ont en aucun cas créé. La vraie nouveauté, c’est l’accès universel aux personnes avec Facebook, aux lieux avec le GPS et Google Earth, aux savoirs avec Wikipédia. Rendez-vous compte que la planète, l’humanité, la culture sont à la portée de chacun, quel progrès immense ! Nous habitons un nouvel espace… La Nouvelle-Zélande est ici, dans mon iPhone ! J’en suis encore tout ébloui !

Ce que l’on sait avec certitude, c’est que les nouvelles technologies n’activent pas les mêmes régions du cerveau que les livres. Il évolue, de la même façon qu’il avait révélé des capacités nouvelles lorsqu’on est passé de l’oral à l’écrit. Que foutaient nos neurones avant l’invention de l’écriture ? Les facultés cognitives et imaginatives ne sont pas stables chez l’homme, et c’est très intéressant. C’est en tout cas ma réponse aux vieux grognons qui accusent Petite Poucette de ne plus avoir de mémoire, ni d’esprit de synthèse. Ils jugent avec les facultés cognitives qui sont les leurs, sans admettre que le cerveau évolue physiquement.

L’espace, le travail, le savoir, la culture ont changé. Et le corps ?

Petite Poucette n’aura pas faim, pas soif, pas froid, sans doute jamais mal, ni même peur de la guerre sous nos latitudes. Et elle vivra cent ans. Comment peut-elle ressembler à ses ancêtres ? Ma génération a été formée pour la souffrance. La morale judéo-chrétienne, qu’on qualifie à tort de doloriste, nous préparait tout simplement à supporter la douleur, qui était inévitable et quotidienne. C’était ainsi depuis Epicure et les Stoïciens.

Savez-vous que Louis XIV, un homme pas ordinaire, a hurlé de douleur tous les jours de sa vie ? Il souffrait d’une fistule anale, qui n’a été opérée qu’au bout de trente ans. Son chirurgien s’est entraîné sur plus de 100 paysans avant… Aujourd’hui, c’est un coup de bistouri et huit jours d’antibiotiques. Je suis le dernier client de mon dentiste qui refuse les anesthésies, il n’en revient pas ! Ne plus souffrir, c’est un changement extraordinaire. Et puis, on est beaucoup plus beau aujourd’hui. Quand j’étais petit, les paysans étaient tous édentés à 50 ans ! Et pourquoi croyez-vous que nos aïeux faisaient l’amour habillés, dans le noir ? La morale, le puritanisme ? Rigolade ! Ils étaient horribles, tout simplement. Les corps couverts de pustules, de cicatrices, de boutons, ça ne pouvait pas faire envie. La fraise, cette collerette que portaient les nobles, servait à cacher les glandes qui éclataient à cause de la petite vérole ! Petite Poucette est jolie, elle peut se mettre toute nue, et son copain aussi. Quand on la prend en photo, elle dit «cheese», alors que ses arrière-grands-mères murmuraient «petite pomme d’api» pour cacher leurs dents gâtées.

Ce sont des anecdotes révélatrices. Car c’était au nom de la pudeur, et donc de la religion et de la morale, qu’on se cachait. Tout cela n’a plus cours. Je crois aussi que le fait d’être «choisi» lorsqu’on naît, à cause de la contraception, de l’avortement, est capital dans ce nouvel état du corps. Nous naissions à l’aveuglette et dans la douleur, eux sont attendus et entourés de mille soins. Cela ne produit pas les mêmes adultes.

L’individu nouveau a une très longue vie devant lui, cela change aussi la façon d’appréhender l’existence…

Une longue vie devant et aussi derrière lui. L’homme le plus cultivé du monde des générations précédentes, l’uomo di cultura, avait 10 000 ans de culture, plus un peu de préhistoire. Petite Poucette a derrière elle 15 milliards d’années, du big bang à l’homo sapiens, le Grand Récit n’est plus le même ! Et on est entrés dans l’ère de l’anthropocène et de l’hominescence, l’homme étant devenu l’acteur majeur du climat, des grands cycles de la nature. Savez-vous que la communauté humaine, aujourd’hui, produit autant de déchets que la Terre émet de sédiments par érosion naturelle. C’est vertigineux, non ? Je suis étonné que les philosophes d’aujourd’hui, surtout préoccupés par l’actualité et la politique, ne s’intéressent pas à ce bilan global. C’est pourtant le grand défi de l’Occident, s’adapter au monde qu’il a créé. Un beau sujet philosophique.

Crédit photo (édition journal papier): Jérôme Bonnet.

Pascale NIVELLE

Formation des adultes : l’apprenant n’est pas la cible, mais le point de départ

Créé le mardi 27 novembre 2012  |  Mise à jour le mardi 27 novembre 2012

L’Observatoire compétences-emplois (OCE), est un lieu d’échange et un service de veille internationale et de recherche en formation continue dont l’objectif est de soutenir la réflexion, la prise de décision et l’action des partenaires des réseaux de la formation continue. En mai 2012, en collaboration avec HEC Montréal, l’OCE a tenu un premier colloque international sur les nouvelles approches de développement des compétences en milieu de travail. Sur le site de l’OCE, on peut visionner en ligne les communications présentées lors de ce colloque, qui portaient notamment sur  la gestion des talents, les réseaux collaboratifs, l’apprentissage autonome, les jeux de rôle formatifs, etc. et télécharger la plupart des documents de présentation en format pdf.

Parmi ces présentations à lire et à visionner se trouve celle de Philippe Carré, professeur à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense et membre de l’équipe de recherche sur  l’apprenance et la formation du CREF. Sa présentation s’intitule « L’apprenance – Vers une nouvelle culture de la formation ? ». L’auteur y propose une réflexion sur les conditions de l’apprentissage des adultes aujourd’hui.

Stages, nouvelles technologies, innovations ?

Dans sa communication, Philippe Carré souligne que le stage en entreprise, très critiqué à cause de sa lourdeur et dont les résultats sont incertains, représente encore la grande majorité des formations en entreprise, même s’il ne convient plus aux besoins sociaux actuels.

Par ailleurs, l’auteur mentionne la succession, depuis 25 ans environ,  des modes tournées vers la technologisation de l’apprentissage : de l’enseignement assisté par ordinateur au multimédia et à la FOAD, en passant par le e-learning, les serious games, jusqu’à l’usage actuel des réseaux sociaux. Pourtant, rappelle t-il, malgré le caractère indispensable des technologies en éducation, elles ne représentent qu’une très petite partie des façons d’apprendre. De plus, en France par exemple, les études montrent que cette proportion (10%) n’augmente pratiquement pas depuis 10 ans.

Une troisième voie s’est ouverte dans le domaine de la formation des adultes grâce à des recherches sur la formation/action, sur les pratiques professionnelles, la formation en situation de travail, les groupes de co-développement et les réseaux d’échanges de savoirs. D’autre part, l’auteur insiste sur le fait que les apprentissages professionnels informels -ce qu’on appelle plus communément l’expérience  et qui concerne tout ce qui s’apprend mais qui ne se voit pas-, représente, selon toutes les estimations,  jusqu’à 90% des apprentissages chez les adultes. Ces apprentissages, faits à l’extérieur des dispositifs de formation, en représenteraient donc la très grande partie, très loin devant ce qui s’apprend par exemple durant les stages. Philippe Carré rappelle également l’incapacité des métiers à construire des évaluations fiables de ces formations. L’erreur pédagogique fondamentale, pour cet auteur, est la persistance du modèle scolaire dans la formation des adultes, l’illusion que la transmission des savoirs se fait d’une personne à l’autre. L’affirmation « Je parle, donc tu suis » est pour lui un piège.

Penser à l’envers : logique du client

Pour la clientèle différente que représentent les adultes, il faut, selon l’auteur, revenir au sens premier de l’apprentissage qui est celui de saisir et se tourner vers une pédagogie centrée sur le client. Il donne en exemple l’industrie de l’automobile, qui est passée de la fabrication de voitures toutes semblables au sur mesure et celui de la psychothérapie centrée sur la personne où la guérison vient du patient et non d’une expertise extérieure. Carré fait aussi référence, dans sa présentation, à la logique de l’usage et donne en exemple le sort des technologies détournées de leur usage premier, dont l’utilisation ne prend tout son sens qu’une fois réappropriée par les usagers. Tout comme en urbanisme, on est arrivés, dans certaines communautés, à concevoir des logements en partant du point de vue des personnes qui vont les habiter.

L’auteur voudrait voir cette logique de l’usager se refléter dans l’enseignement. Pour lui, il y a actuellement une disproportion entre l’apprentissage autonome et l’apprentissage avec l’expert-enseignant, cette dernière forme prenant trop de place. La solution serait de passer à des pédagogies ascendantes, dans lesquelles l’adulte en formation serait le point de départ.

Apprenance

Philippe Carré définit l’apprenance comme l’ensemble durable de dispositions favorables à l’acte d’apprendre dans toutes les situations : formelles ou informelles, de façon expériencielle ou didactique, autodirigée ou non, intentionnelle ou fortuite. L’apprenance est d’abord une attitude de la personne qui apprend. D’abord, la motivation est essentielle pour s’engager dans un acte d’apprentissage. Les raisons sont multiples et variées chez l’adulte mais celui-ci doit fondamentalement vouloir apprendre. L’adulte doit également savoir comment apprendre ; Carré rappelle les résultats d’études sur les stratégies d’apprentissage qui montrent toutes que la capacité d’apprendre des élèves qui réussissent  repose sur des habiletés à savoir gérer l’espace, le temps et sur le fait de connaître les méthodes pour apprendre. Les lieux d’apprentissage sont également multiples et variés : avec les TIC, en classe, en réunion, au café, en stage, etc.

Carré termine sa présentation en traitant de la conception des environnements d’apprentissage en entreprise ou en institution d’enseignement : pour lui, ces espaces devraient être des lieux qui hébergeraient toutes les formes d’apprentissage et qui  proposeraient différents types de guidance. Sa communication d’une trentaine de minutes peut être visionnée ICI.

LIENS

Communication de Philippe Carré au Colloque International 2012 de l’OCE :

L’OBSERVATOIRE COMPÉTENCES-EMPLOIS (OCE) sur la formation continue et le développement des compétences : http://www.oce.uqam.ca

Groupe Apprenance et formation des adultes du CREF : http://apprenance-ipfa2.org/apprenance/index.php/l-equipe-apprenance-et-formation

source : http://cursus.edu/article/19125/formation-des-adultes-apprenant-est-pas/

Le mobile learning, la continuité dans le monde du e-learning

Conseils – Article – Jeudi, 08 Nomvembre – 13:01

C’est la nouvelle tendance du moment le Mobile Learning est devenu la méthode de formation par excellence. Connu aussi sous le nom de m-learning, cette nouvelle version de e-learning devient une référence dans le monde de la formation professionnelle. Côté contenu, rien de nouveau par rapport à une formation de type e-learning classique. L’innovation se trouve dans la mobilité. Le m-learning permet aux personnes souhaitant entreprendre une formation de le faire sur des supports mobiles tels que des smartphones, des tablettes, ou même des iPod. Ce mode de formation est adapté aux personnes amenées à se déplacer constamment.

Définition du m-learning
Cette nouvelle méthode de formation commence à peine à se développer en France, pourtant elle s’est déjà bien implantée dans un grand nombre de pays européens. Le concept est simple, il s’agit d’un dérivé du e-learning, dont le but est de délivrer une formation à distance sur le modèle de son aîné. La seule innovation consiste à entreprendre une formation sur des supports mobiles. Le développement du m-learning est indubitablement lié à la démocratisation des tablettes et des smartphones. Le mobile learning s’est adapté à ces outils et propose des applications spécialement développées pour s’adapter à ces nouvelles technologies du quotidien. Grace aux smartphones et aux tablettes surfer sur internet n’aura jamais été autant accessible.

Le m-learning revêt plusieurs formes
  • Le format doc peut maintenant se retrouver sur une tablette et sur un grand nombre de smartphones. Le téléchargement de documents en format word ou excels se généralise sur les supports mobiles. Cette évolution permet aux utilisateurs de lire et d’apprendre leurs cours où qu’ils soient.
  • Le format vidéo est aussi devenu un format utilisé en matière de m-learning, car il est possible de lire une vidéo avec un téléphone. L’accès très simple à des sites de partages de vidéos tels que Youtube ou Dailymotion permet de suivre des cours postés en ligne. L’avantage de cette méthode est de permettre à l’utilisateur de voir et revoir le même cour autant de fois que nécessaire jusqu’à une compréhension complète du sujet.
  • Le format audio présente un avantage supplémentaire au format vidéo, puisqu’il peut être écouté sur un ipod ou un baladeur qui ne possède pas de connexion internet.

Toutefois, il est encore difficile d’adapter tous les formats au m-learning, certains contenus ne sont pas compatibles avec les plateformes mobiles. En effet, les écrans étant plus petits, et les performances de téléchargement moindre, toutes les applications du e-learning ne sont pas adaptées aux tablettes ou aux smartphones.

Les avantages du m-learning
Tout comme le e-learning, les utilsateurs sont seuls maîtres de leur formation. Ils déterminent la vitesse de leur apprentissage, le nombre d’heures qu’ils souhaitent y consacrer. Le m-learning apporte encore plus de flexibilité. Les utilisateurs peuvent suivre leur formation à n’importe quel moment de la journée et ce même s’ils sont en déplacement. Ils ne sont plus obligés de rester figer à un ordinateur. Ainsi, il est possible de consulter les cours disponibles à n’importe quel moment : dans les transports, dans une salle d’attente…

Les limites du m-learning
Très pratique pour les utilisateurs, il faut toutefois se demander quelles sont les limites de ce type de formation. En effet, le m-learning n’est pas encore assez développer pour servir de formation à part entière. Pour les professionnels, cette méthode est avant tout un complément très intéressant qui complète parfaitement une formation de e-learning classique.

Source : http://mag-fpp.formation-professionnelle-paris.fr/conseils-formations/les-avantages-du-m-learning.php

KTM Advance présente un module de communication e-learning pour eurocontrol

Pour répondre à une problématique de communication pédagogique impliquant des interlocuteurs variés, KTM Advance a conçu et réalisé pour Eurocontrol (l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne basée à Bruxelles et fédérant 38 pays) un module d’E-learning pour présenter le programme « Safety Nets » relatif à la sécurité aérienne.
Les « Safety Nets » sont des systèmes de sécurité additionnels qui permettent, comme par exemple la détection des conflits aériens jusqu’à 2 minutes avant une collision éventuelle. Ce module E-learning conçu par KTM est destiné aux contrôleurs aériens, aux pilotes et à l’ensemble des décideurs et managers européens en charge de la sécurité aérienne.

Il présente de manière scénarisée les principes, outils et méthodes relatifs aux différents types de « Safety Nets » qui sont déployés et utilisés en Europe. Le but est de :

– Montrer, de manière pédagogique et scénarisée, les procédures pour mettre en place ces systèmes
Utiliser des spécifications publiées par EUROCONTROL
Montrer l’impact sur le travail des contrôleurs aériens.

Déployé sous différentes formes (plateforme LMS EUROCONTROL, internet, CD-ROM, clé USB), ce module est largement diffusé dans tous les ateliers européens animés par EUROCONTROL. En complément, KTM Advance a réalisé trois « teasers » (vidéos de démonstration d’environ une minute chacune) diffusés sur la chaine YouTube EURONTROL. Pour voir le module : http://www.youtube.com/watch?v=Kx1b…

L’Internet des salariés : les entreprises veulent reprendre la main…

C’était il y a un an. Autant dire un siècle à l’ère du Web 2.0. Au printemps 2007, l’annonce, par SFR, de l’externalisation de trois centres d’appels génère un mouvement social de grande ampleur parmi les 1.900 salariés concernés. Leur combat se poursuit jusqu’à l’automne, alimenté par les informations livrées quotidiennement sur SFRencolere, « le blog officiel des salariés de SFR Service Client ». Au fil des jours, ce blog devient une source d’information privilégiée pour les salariés, mais aussi les journalistes : le feuilleton du mouvement social tient ainsi la une de l’actualité durant une bonne partie de l’automne. SFR a perdu la bataille de la communication.

Une leçon que la filiale de Vivendi n’est pas près d’oublier : ce n’est pas un hasard si, à peine six mois plus tard, elle lance un nouvel outil de communication interne, « MySFR », à la fois blog et réseau social d’entreprise. « Cet a deux raisons d’être, commente Stéphane Roussel, directeur général RH de SFR. La première est défensive, en réaction au mouvement social de l’été 2007. Mais ce nouvel outil de communication interne s’inscrit aussi – et surtout – dans une logique offensive : la moindre des choses, pour un fournisseur d’Internet mobile, est de déployer, en interne, des technologies au moins aussi performantes que celles que nous proposons à nos clients ! »

« Transparence très contrôlée »

Six mois après son lancement, l’entreprise est plus que satisfaite du bilan de MySFR : 80.000 visites par semaine, 160.000 pages vues et, surtout, 270 articles postés (presque deux par jour ouvrable). « L’équipe de communication s’est chargée d’amorcer la pompe en rédigeant les premiers articles, observe Stéphane Roussel. Durant quelques semaines, les salariés ont fait preuve d’attentisme. Puis, leurs contributions sont arrivées, à un rythme de plus en plus soutenu à mesure que blog gagnait en crédibilité. Aujourd’hui, le blog est alimenté à 60 % par les salariés et à 40 % par l’équipe dédiée. Nous n’avons enregistré aucun dérapage : toute contribution doit en effet être signée. Ce qui limite les risques ! »

De son côté, Accenture a pris les devants : « L’idée est venue de nos collaborateurs, chez qui la culture du Web 2.0 est déjà fortement ancrée, raconte Marc Thiollier, directeur général d’Accenture France. Nous n’avons rien inventé : c’est en les regardant travailler que nous avons conçu les outils qui nous semblaient le mieux convenir à leurs besoins, ainsi qu’à nos exigences de sécurité et de confidentialité ». Les 180.000 collaborateurs mondiaux du géant du conseil disposent d’une véritable palette d’outils : « Les jeunes consultants sont de grands utilisateurs du réseau social Facebook et de la messagerie instantanée MSN. Ils peuvent continuer à les utiliser s’ils le souhaitent : il existe ainsi un grand nombre de communautés Accenture sur Facebook, poursuit-il. Nous mettons également à leur disposition une messagerie instantanée interne, interfaçable avec leur poste de travail et leur téléphone, ainsi qu’un blog-maison, qui permet aux consultants – amenés parfois à travailler ensemble ou sur des projets similaires sans se connaître – de se présenter et d’échanger ». Sur tous ces outils, les salariés passent sans problème d’informations purement professionnelles à des informations plus personnelles. « Il s’agit là d’une transparence très contrôlée, commente Marc Thiollier. Le principe du Web 2.0, c’est que chacun décide de son propre niveau de transparence. Sur le réseau interne, j’ai moi-même choisi d’évoquer les projets sur lesquels je travaille (ou j’ai été amené à travailler) ainsi que mes hobbies. En revanche, je n’ai pas mentionné mon adresse personnelle. »

Culture de l’image et de l’ego

Marc Thiollier résume ainsi la culture du Web 2.0, dont les jeunes collaborateurs maîtrisent déjà parfaitement les codes : « Contrôler l’image que l’on souhaite renvoyer ». Cette culture de l’image et de l’ego, qui va de pair avec un effacement de la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle, est l’une des principales caractéristiques de ce que l’on appelle déjà la génération Y : les 15-30 ans, qui parlent et pensent Internet comme ils respirent… et que les entreprises ont un mal fou à intégrer dans leurs schémas classiques de management. « Génération Y peut aussi se prononcer génération Why (« Pourquoi », en anglais), commente Cédric Dujour, cofondateur de Second Web, une agence de communication spécialisée dans les réseaux sociaux. Pas question d’imposer quoi que ce soit aux moins de 30 ans s’ils n’en comprennent pas le sens ». Comment, par exemple, les priver de se rendre sur MSN ou sur Facebook depuis leur poste de travail alors qu’ils utilisent leur téléphone portable au bureau ? « S’ils ne peuvent pas être connectés en permanence, poursuit Cédric Dujour, ils se sentent enfermés dans un bureau sans fenêtre ». Et n’hésitent pas à claquer la porte si leur poste ne leur convient pas : un PC obsolète, une messagerie interne ringarde ou un accès contrôlé aux réseaux sociaux et aux messageries instantanées suffisent à motiver une démission…

Quatre usages principaux

David Guillocheau a appris à travailler avec cette génération Internet, qui a besoin de faire plusieurs choses à la fois pour se sentir occupée. Directeur de l’agence conseil en capital humain Talentys, il anime régulièrement des sessions de formations avec de jeunes cadres. « Durant une séance de créativité, nous étions en train de réfléchir à plusieurs slogans. L’un des participants les a testés en temps réel sur MSN et par SMS. J’ai compris que ces outils font partie intégrante de leur façon de travailler, et même de penser. Vouloir les en priver est illusoire ». Un message que les experts en Web 2.0 ont encore du mal à faire comprendre aux dirigeants d’entreprise : « Il n’est pas toujours facile de leur expliquer que ces technologies ne leur apporteront pas forcément des contacts utiles ou du business, mais qu’ils ne pourront bientôt plus s’en passer », estime Cédric Dujour.

L’étude « Building the Web 2.0 Enterprise » réalisée en juin dernier par Mc Kinsey auprès de 2.000 entreprises à travers le monde laisse présager de changements : un tiers des entreprises interrogées considèrent que le Web 2.0 a un impact sur leur organisation (alors qu’elles ne sont que 26 % à estimer que ces outils ont changé leurs relations avec leurs clients et fournisseurs). Un quart d’entre elles utilisent des technologies Web 2.0 pour recruter, 24 % encore pour muscler la culture d’entreprise, 24 % pour faire de la formation et du partage de connaissance et 22 % pour développer de nouvelles formes de collaboration entre salariés…

David Guillocheau distingue quant à lui quatre usages principaux : la formation (« Le Web 2.0 permet de créer un continuum d’échange entre le formateur et les apprenants »), la communication interne (« Les messageries instantanées sont plus volontiers utilisées par les jeunes que les messageries mail, perçues comme trop formelles »), la gestion des conventions et des événements d’entreprise (« Vu les sommes investies dans ces manifestations, les entreprises ont intérêt à en exploiter tout le potentiel en mettant une messagerie dédiée à la disposition des participants ») et enfin, la gestion de l’innovation et la dynamique de changement : « Une messagerie interactive, c’est quand même plus stimulant que la bonne vieille boîte à idées ! » Il voit surtout dans ces outils un moyen de réduire la fracture générationnelle et de favoriser les échanges d’information.

« Modération collective »

A condition, toutefois, que les entreprises acceptent de lâcher prise. « La question du contrôle de l’information, qui obsède les entreprises, est l’archétype du faux problème, commente David Guillocheau. Quand on donne la parole aux salariés, ils n’en profitent pas pour faire la révolution ! » D’autant que « la génération Y n’est pas dupe, ajoute Cédric Dujour. Les messages trop formatés ne passent pas. Toutes les marques ayant créé des blogs et des communautés de consommateurs s’en sont rendu compte. Pour que ces communautés fonctionnent, elles ne doivent être modérées qu’à minima. Les entreprises doivent ainsi accepter que leurs marques soient associées à une orthographe et un mode de langage qui n’ont rien d’orthodoxes… »

Fondateur de Youlinkpro.com, Sunny Paris en fait l’expérience au quotidien : « Avant de lancer ce service communautaire de partage de l’information, nous nous sommes posés la question de son contrôle. L’expérience prouve que la modération collective est infiniment plus efficace ». Ce que toutes les entreprises ayant franchi le pas du Web 2.0 finissent par admettre : « Les entreprises ne se posent pas les bonnes questions, estime André-Benoît de Jaegère, directeur de l’innovation et du développement de Capgemini Consulting. Le véritable enjeu n’est pas le contrôle de l’information, mais le contrôle de l’accès à l’information ». Dès lors que les contributeurs sont clairement identifiés et que les informations confidentielles ne sont accessibles qu’aux personnes concernées, les risques de dérapages sont quasi inexistants.

source : [ 07/10/08  Les Echos   ]

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