Quand SNCF fait son COOC : Le MOOC incivilités

Retour d’expérience d’une équipe interne sur un super projet

Un MOOC pour prévenir les incivilités dans la relation client
Aborder un sujet complexe comme les incivilités relationnelles dans l’entreprise…
L’aborder par le support d’une modalité nouvelle comme le #MOOC (Massive Open Online Course)….
C’est le superbe challenge qu’a relevé une équipe SNCF qui a travaillé sur le 1er MOOC de l’entreprise

Module très intéressant qui nous permet de réfléchir et de nous remettre en question au niveau de notre relation aussi en tant que client. Qui n’a pas commis d’incivilités ?
Un participant du MOOC.

Alors concrètement, ce MOOC qu’est ce c’est ?

Pour commencer, puisqu’il est resté en interne, c’est un #COOC (Corporate Open Online Course) … réellement ouvert puisque tous les collaborateurs qui le souhaitaient pouvaient choisir d’y participer. Plus de 1800 personnes se sont retrouvées sur le MOOC Incivilités. Il s’est déroulé pour sa session 1, de mai à juin 2016 et a duré 5 semaines.

Maturité digitale et acculturation MOOC :
On le voit, le choix de la modalité (le MOOC), s’inscrit pour ce MOOC Incivilités dans une continuité des actions de prévention de l’Incivilité.

Le MOOC, le COOC, restent encore très peu connus des entreprises, des salariés, de leur Direction.
Objet à plusieurs facettes (Communication/Information/#Formation… voir même un peu market), il est forcément pluriel et ne peut être envisagé sans prendre en considération ces divers aspects. Nouveau, il nécessite aussi un véritable travail d’acculturation, tant pour les équipes qui le construisent, que pour les environnements qui vont l’accueillir et bien sûr, les participants. Rappelons qu’au démarrage du projet, si le MOOC est répandu dans les Universités, côté entreprises c’est encore nouveau…

Source : https://missmoocparis.wordpress.com/2016/11/15/quand-sncf-fait-son-cooc-le-mooc-incivilites/

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Windie, la plateforme MOOC nouvelle génération

L’écosystème des MOOCs va t’il se structurer autour d’une économie de plateformes ?
L’avenir nous le dira… Une chose est sûre, à coté des mastodontes qui innovent peu, de nouvelles initiatives émergent… Rencontre avec Jean Michel pour nous présenter Windie, une plateforme de nouvelle génération

Bonjour Jean, tu es le CEO de Windie, une plateforme e-learning de « nouvelle génération » avec déjà deux MOOCs à son actif. Peux-tu nous en dire plus ?

Windie est une toute jeune startup créée en octobre 2015 avec pour objectif de développer une plateforme de formation esthétique & ergonomique. Durant ces 9 derniers mois, nous avons travaillé en beta privée avec de nombreux formateurs.

Windie héberge aujourd’hui 2 MOOCs : 7 semaines pour trouver le job de mes rêves  et Circular value et de nombreux SPOCs. Plus de 26 000 apprenants ont utilisé la plateforme pour se former avec un taux de satisfaction très élevé. Nous sortons cette semaine notre première version public !

 

C’est l’interface de Windie qui surprend au premier abord. Vous proposez une expérience différente avec une plateforme « mobile first ». Est-ce clairement votre positionnement face à la concurrence ?

Effectivement, il nous semble fondamental en 2016 de proposer une expérience cohérente à l’apprenant, quelle que soit son utilisation (ordinateur de bureau, tablette ou mobile). Cela implique un gros travail sur l’UI et l’UX de l’application afin de permettre à l’utilisateur de naviguer dans des contenus complexes très simplement.

Pour cela, nos sources d’inspiration sont davantage les réseaux sociaux que les solutions traditionnelles d’e-learning. Nous avons aujourd’hui un peu plus de 25% des apprenants qui suivent nos MOOCs sur mobile. Il est donc évident qu’il y a une forte demande sur ce sujet.

 

Une interface centrée sur l’expérience utilisateur ne se construit pas seul ou sans données. Qu’avez-vous mis en place pour anticiper les évolutions de votre plateforme ?

Nous avons une approche très « itérative » : nous mettons en ligne toutes les semaines des améliorations et de nouvelles fonctionnalités en fonction des demandes des apprenants et des formateurs. Pour cela, nous avons mis en place des outils permettant de mesurer très précisément les comportements des utilisateurs sur la plateforme afin d’améliorer quotidiennement son ergonomie.

Nous faisons par exemple énormément d’A/B testing afin de tester le meilleur design pour chaque fonctionnalité. Depuis peu nous organisons également des « focus groups » avec des utilisateurs afin de mieux comprendre leur utilisation de l’outil et ainsi le rendre plus agréable à utiliser.

 

Pour autant, votre utilisateur final n’est pas l’apprenant mais le formateur… A t-il droit lui aussi à son petit lot d’outils pour la conception d’un cours ?

Notre ambition pour le formateur tient en deux mots : autonomie et liberté. Notre objectif est que le créateur de la formation ne soit pas limité par des choix technologiques. Cela se traduit par un outil d’administration très flexible qui permet de choisir très précisément les fonctionnalités qui seront proposées aux apprenants (forum, chat, mentoring …) mais également une grande variété d’activité.

Nous travaillons également sur la visualisation des data afin de permettre au formateur de comprendre rapidement et simplement ce qui se passe dans sa formation. Trop souvent les statistiques d’utilisations sont présentées à l’administrateur de manière brute et sont difficilement exploitables. Afin de résoudre ce problème nous présentons les data catégorisées et l’outil propose aux formateurs des actions concrètes pour améliorer les performances de sa formation.

 

Si je suis formateur sans aucune notion de code, je peux vraiment créer mon cours aussi facilement qu’un site web avec WordPress ou SquareSpaces ?

C’est l’objectif ! Notre philosophie est que le formateur doit pouvoir être totalement indépendant sur sa formation sans avoir besoin d’un technicien pour les opérations courantes. Sur Windie il est donc possible de créer un cours, mais également de modifier complètement le design de sa plateforme sans aucune compétence technique.

 

La réussite d’un cours n’est pas uniquement à sa conception. La communication en amont et pendant le cours est essentielle. Elle est aussi particulièrement chronophage… Des solutions avec Windie ?

Nous investissons beaucoup sur des techniques de machine learning afin d’automatiser un grand nombre d’action de « relance » de l’apprenant. Le but est de dégager du temps au formateur pour qu’il puisse se consacrer aux actions à forte valeur ajoutée. De plus, cela permet une prise en charge beaucoup plus personnalisée de l’apprenant en s’adaptant progressivement à son comportement.

 

Au final, comment peut-on définir Windie ? Est-ce vraiment un LMS (Learning Management System) ?

Je ne pense pas. Nous nous concentrons vraiment sur un segment très spécifique : les cours en ligne ouverts au public. Nous avons fait ce choix, car il nous semble que les enjeux sont très différents d’un LMS qui est la plupart du temps connu pour un usage interne à l’entreprise.

Pour donner un exemple concret : il y a aujourd’hui un enjeu de communication très fort pour les MOOCs. Il est donc indispensable que l’outil propose des solutions pour interagir avec les réseaux sociaux, attirer de nouveaux apprenants et proposer un design singulier.

 

L’écosystème des MOOCs, c’est aussi une économie de « plateformes » avec une forte concurrence. Dans ce contexte, une nouvelle solution a t-elle un avenir sans la recherche d’une levée de fonds ?

L’avenir le dira ! Pour le moment nous sommes dans une logique d’auto financement mais nous n’excluons pas une levée de fonds début 2017.

 

Merci Jean… Pour conclure, quel message souhaites-tu laisser à nos lecteurs ?

Windie est une solution en perpétuelle évolution et nous sommes donc constamment en recherche de feedback et de suggestions. Si les lecteurs de MOOC Francophone ont des idées sur la question, je serai ravi de les inviter pour un café.

Profil LinkedIn de Jean Michel
En savoir plus sur Windie
Propos recueillis par Vincent Datin

source : https://digital-learning-academy.com/windie-plateforme-mooc-nouvelle-generation/?goal=0_64fe999cb7-1c48217ed9-205335525

Les taux de certification des MOOC en question

16 juin 2016 par Matthieu Cisel

Au cours du dernier billet, je vous ai présenté la thématique de ma thèse : les taux de certification. J’aimerais maintenant vous présenter quelques-unes de mes questions de recherche, qui font écho à un article de Daphné Koller. Alors que le débat sur les taux de certification des MOOC bat son plein, la fondatrice de la plate-forme américaine Coursera publie en 2013 dans la revue Educause un réquisitoire sur la « rétention » dans les MOOC qui fera date (Koller et al., 2013). Ces quelques phrases d’introduction en illustrent la logique :

For educators used to thinking about student attrition in a traditional university setting, the « retention funnel » in a MOOC can cause considerable alarm. To a university professor accustomed to the traditional audience of committed, paying students in a brick-and-mortar classroom, the image of continuously-emptying lecture halls — where only one in every 20 students remains to the end — is an understandably frightening prospect. But is this really the appropriate framework for thinking about student success in MOOCs ?

Les auteurs présentent une longue liste d’éléments susceptibles d’expliquer la faiblesse des taux de certification observés, tâchant de répondre à une question récurrente et qui est au cœur de notre travail de recherche : Pourquoi les taux de certification des MOOC sont-il si bas ? L’examen de quatre des arguments du réquisitoire de Koller et al. (2013) servira de fil rouge à ce manuscrit ; les voici en substance :

  1. Il existe un écart entre activité prescrite et activité effective des utilisateurs, ceux-ci ne suivant pas nécessairement les instructions de l’équipe pédagogique. Ainsi, l’obtention du certificat ne constitue pas nécessairement la seule manière de terminer un MOOC, et nombreux sont les participants qui visionnent la quasi-totalité des vidéos du cours sans pour autant participer aux activités nécessaires à l’obtention du certificat.
  2. Dans la mesure où l’inscription au MOOC est gratuite, s’inscrire au MOOC ne signifie pas nécessairement que l’on ait l’intention de commencer la formation, et a fortiori de la terminer. L’intérêt pour le cours est souvent passager et une portion significative des inscrits ne se connecte jamais au cours. La plupart des participants s’inscrivent d’ailleurs à plus de cours qu’ils ne peuvent en suivre, ce qui suggère selon les auteurs qu’ils n’ont pas l’intention de tous les terminer.
  3. De nombreuses motivations peuvent sous-tendre l’inscription à un MOOC, motivations qui n’impliquent pas nécessairement de terminer la formation pour être satisfaites. La non-certification ne correspond pas pour ces participants à un « échec ».
  4. Enfin, un certain nombre de participants n’accorderaient pas d’intérêt au certificat, ils seraient autodirigés et n’auraient pas besoin de la reconnaissance qui y serait éventuellement associée.

La question qui sert de fil rouge au réquisitoire de Koller et al. (2013) peut se résumer en ces termes : « Pourquoi les taux de certification des MOOC sont-ils significativement plus bas que ceux des formations à distance traditionnelles ? ». Sans nous cantonner à cette seule problématique – nos questionnements dépasseront largement cette question – nous nous servirons du fil rouge qu’elle constitue pour présenter de manière aussi cohérente que possible les différentes recherches que nous avons menées. Nous nous proposons ici de formuler les quelques questions qui ont structuré nos recherches.

Précisons que je ne cherche pas à mener un travail de comparaison entre MOOC et formations à distance traditionnelles, mais plutôt à identifier parmi les spécificités des MOOC, celles qui sont susceptibles d’expliquer les faibles taux de certification. Cette formulation permet d’écarter de notre réflexion tout élément qui ne serait pas suffisamment spécifique de notre objet d’étude, comme le fait que la formation soit délivrée à distance. De nombreux travaux ont été réalisés pour expliquer le fort décrochage dans les formations à distance traditionnelles, et nombre d’auteurs se sont penchés sur les implications de la distance sur la persistance des participants, nous y reviendrons. Pour que notre recherche ait une véritable plus-value, elle se doit de se concentrer sur ce qui fait la spécificité de notre objet d’étude, dont notamment les implications de la gratuité de l’inscription. Soulignons enfin qu’au regard de nos questions de recherche, nous ne nous intéressons qu’aux seuls MOOC délivrant des certificats, autrement appelés MOOC certifiants.

Revenons d’abord sur les questions qui structurent mon travail. Celles-ci font écho à quatre des arguments de Koller et al. (2013) rapportés plus tôt, que nous transformons ici en quatre questions de recherche (dont chacune fait l’objet d’un chapitre de mon manuscrit de thèse, soit dit en passant ) :

  • Peut-on attribuer les faibles taux de certification à un écart entre activité prescrite et activité effective, dans le sens où les participants terminent le cours sans pour autant en obtenir le certificat ? Dans ce cas, comment définir « terminer un MOOC sans en obtenir le certificat » ? A contrario, obtenir le certificat signifie-t-il réaliser l’essentiel des activités prescrites par l’équipe pédagogique ?
  • Peut-on expliquer les faibles taux de certification par le fait que de nombreux participants s’inscrivent-ils sans intention de s’engager dans la formation, et a priori sans intention d’en obtenir le certificat ? Leur comportement d’inscription à l’échelle d’une plate-forme de MOOC peut-il nous éclairer quant à leurs intentions ?
  • Quelles sont les principales motivations des participants pour s’inscrire, et comment interpréter la non-certification au regard de ces motivations ?
  • Peut-on expliquer les faibles taux de certification par un désintérêt généralisé vis-à-vis du certificat ? Quelles formes prend l’intérêt pour le certificat ? Quels sont les tenants des différentes postures vis-à-vis du certificat ?

Les quelques données sur lesquelles se base l’article de Koller et al. (2013) ouvrent des pistes pour répondre à la question des faibles taux de certification, mais elles sont fragmentaires ; par ailleurs, le format de cet article est davantage celui d’un billet d’opinion que d’une publication scientifique. Si nous nous inspirerons de ces pistes de réflexion pour bâtir notre propre argumentaire, nous tâcherons d’étoffer notre discours avec un corpus d’analyses autrement plus conséquent. Voilà, le décor est planté. Prochaine étape, je vous présente le plan que j’ai suivi dans le cadre de mon manuscrit, et qui vous permettra de mieux comprendre la plupart des résultats que je vous présenterai dans les billets à venir.

PS : en ce qui concerne la bibliographie, j’ai créé un billet dédié dans un autre blog, pour des raisons de lisibilité : http://www.matthieucisel.fr/la-bibliographie-de-ma-these-sur-les-mooc/

Voir en ligne : https://numpedago.hypotheses.org/11

MOOC : ces salariés qui ont déjà pris le train en marche

Publié le 06/11/2015

La révolution digitale n’épargnera pas la formation continue… L’analyse de Mathieu Nebra, co-fondateur d’OpenClassrooms, plateforme de MOOCs leader en Europe, parue dans la revue RH&M.

C’est l’un des bouleversements majeurs apporté par la digitalisation : le salarié n’attend pas. Il est autonome, prend des décisions lui-même. Chercher à le brider est devenu illusoire. Facebook est coupé au bureau ? Son application mobile fonctionne très bien en 4G !

Et la formation ? Elle subit elle aussi de plein fouet cette révolution. Auparavant, pour se former, il fallait en effectuer la demande auprès du DRH ou du responsable de la formation, attendre le retour, savoir si cela serait financé, etc. En pratique, le processus étant lourd, peu de formations sont délivrées, à un coût souvent très élevé, et à l’efficacité parfois discutable.

Une plus grande autonomie

Tout comme ce salarié qui consulte Facebook sur son mobile depuis sa tour de la Défense, contournant ainsi le bridage du réseau informatique de l’entreprise, nous observons de plus en plus de salariés qui se forment… en court-circuitant complètement leur direction. Parce que la formation est accessible à tout moment, partout, à un coût bien plus faible, ils n’hésitent pas à investir de leur poche ou même à anticiper une demande de prise en charge après avoir sélectionné la formation qu’ils pensent la plus adaptée à leur évolution !

Le salarié de demain est capable de décider lui-même des formations qu’il souhaite suivre. Les MOOCs, ouverts à tous et accessibles, ont littéralement fait voler en éclat les frontières habituelles du monde de la formation. Et ce n’est qu’un début : de nouveaux MOOCs voient constamment le jour : plus avancés, plus ouverts, plus accessibles. Bien-sûr, le salarié aura toujours besoin d’être guidé. Mais face à l’accélération de l’évolution des technologies, il a besoin de plus de flexibilité. Nous passons d’une ère « topdown  » où le manager dit « Tu as besoin de suivre cette formation », à une ère « bottom-up » où c’est le salarié qui dit « J’ai besoin de cette formation, et d’ailleurs j’ai déjà commencé à la suivre ».

Une formation agile et flexible

Autre révolution, et pas des moindres  : la flexibilité. Les cours peuvent être suivis à tout moment et à un rythme de plus en plus personnalisé. Certaines personnes pourront suivre une formation MOOC en quelques heures, d’autres auront besoin de quelques jours. Le MOOC de demain saura s’adapter et même recommander le rythme qui convient le mieux pour chaque cas de figure. Seul le résultat compte : un certificat de réussite qui prouve et démontre les nouvelles compétences acquises par le salarié. Auparavant, le salarié devait demander une formation. Demain, il lancera lui-même son module de formation dès qu’il en aura besoin.

Auparavant, la formation avait une durée fixe qui pouvait bloquer le salarié dans ses projets. Demain, la formation s’adaptera automatiquement à ses besoins et à son emploi du temps […]

Extrait d’un article publié dans la Revue RH&M n° 58 de juillet 2015. Vous pouvez retrouver l’intégralité de cet article dans la revue.

Source : http://www.focusrh.com/actualites-rh/a-la-une/actualites/2015/11/06/mooc-ces-salaries-qui-ont-deja-pris-le-train-en-marche.html

L’Afpa va dépoussiérer son offre de formation professionnelle

Clubic pro-  23 février 2015 par Thomas Pontiroli

Avec ce partenariat d’une durée de cinq ans, l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) entame sa « mue numérique » pour séduire les salariés qui seraient déjà passés aux MOOC.L’Afpa profite de la réforme de la formation professionnelle, entrée en vigueur au 1er janvier 2015, pour renouveler son offre de formation aux salariés, et consacrer les nouvelles méthodes d’apprentissage basées sur les outils numériques. L’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a fait appel à Orange Business Services (OBS), qui développera principalement une nouvelle plateforme de formation en ligne.

Pour l’association, qui gère la formation professionnelle de nombreux salariés en France depuis 1949, il s’agit de coller un peu mieux aux canons actuels de l’apprentissage. Cette plateforme, pensée comme une réponse aux MOOC, intégrera une solution de classe virtuelle offrant un accès à des contenus audio et vidéo, une possibilité de partage de document et d’écran, des fonctionnalités de chat, de prise de notes et de quizz.

« Ce partenariat constitue un tournant historique pour l’Afpa, explique dans une note Yves Barou, le président de l’association. L’expertise d’Orange Business Services va nous permettre de concrétiser notre stratégie d’innovation pour former davantage de personnes de manière multimodale, personnalisée et qualitative. »

Des MOOC pour le grand public ?

Attendue pour l’été 2015, la plateforme de e-learning de l’Afpa sera accessible depuis un site Web, dont l’interface sera compatible avec une tablette. De façon à appréhender ce nouvel outil, les formateurs seront accompagnés par OBS au travers d’ateliers pratiques. Cette offre se tournera d’abord vers les secteurs du BTP et de l’industrie, avant de cibler les entreprises exprimant des besoins de formation à l’international.

Dans un second temps, les deux partenaires n’excluent pas de sortir une série de MOOC sur les métiers du numérique. Leur public dépassera alors les frontières de l’entreprise, pour toucher le grand public.

Source : http://pro.clubic.com/emploi-informatique.clubic.com/actualite-755479-afpa-depoussierer-offre-formation-professionnelle.html

« Il n’est pas sûr que les Mooc remplaceront les formations classiques en entreprise », pour Vincent Berthelot

L’usine nouvelle  – Par – Publié le 10 février 2015, à 15h13

« Il n’est pas sûr que les Mooc remplaceront les formations classiques en entreprise », pour Vincent Berthelot © Youtube

Les Mooc (cours en ligne ouverts et massifs) sont à la mode dans les médias : peu coûteux, faciles à utiliser pour les salariés… Ils pourraient remplacer d’ici peu les formations traditionnelles en entreprise. Oui, mais les choses sont plus compliquées qu’il n’y parait, explique à L’Usine Digitale Vincent Berthelot, enseignant dans le master RH de l’École des hautes études en sciences de l’information et de la communication (Celsa), co-auteur de Marketing RH.

Les entreprises ont-elles intégré les cours en ligne ouverts et massifs (Mooc) à leur stratégie de ressources humaines (RH) ?

Vincent Berthelot – Pas encore. Certaines petites sociétés, plus agiles que les grands groupes, vont commencer à prendre ces nouvelles formes d’apprentissage en compte. Mais pour les grosses compagnies, le chemin est encore long : la liste des critères à remplir pour intégrer tel ou tel poste est très précise. Pour l’instant, la case « j’ai fait un Mooc » n’en fait pas partie.

De nombreux directeurs des ressources humaines (DRH) ne savent pas ce qu’est un Mooc. Les entreprises qui commercialisent ces nouvelles formations en ligne ont un important travail de communication à accomplir, pour qu’elles soient prises en compte dans les entreprises. Qu’elles influent par exemple sur le salaire des collaborateurs ou sur leur avancement.

Je n’ai jamais entendu parler en France d’un colloque organisé pour présenter les Mooc à l’univers des RH. Pourtant, de nombreuses questions se posent : quels sont les bons et les mauvais Mooc, quels certificats ou diplômes délivrés à la fin d’une formation en ligne ont une réelle valeur…

Dans combien de temps les Mooc remplaceront-ils les formations classiques dans les sociétés ?

Un tiers des Français ne savent pas ce que c’est qu’un Mooc

Les Français ne sont pas tous convaincus des bénéfices de l’apprentissage en ligne : 33% des personnes interrogées dans le cadre d’une étude effectuée par la société de sondage AdoctA pour le site d’apprentissage en ligne Educadis ne savent pas ce que c’est qu’un Mooc. 32% des sondés ne perçoivent pas l’intérêt du l’e-learning par rapport à une formation classique, souligne l’enquête.

Il n’est pas garanti que cela se produise ! Dans les années 90-2000, tout le monde ne parlait que du e-learning (formation à distance, ndlr). Il n’a jamais pris la place des formations présentielles dans les entreprises, où l’apprenant est assis directement en face de son professeur. En moyenne, 90% des salariés qui ont bénéficié d’une session d’apprentissage en ligne n’ont pas été satisfaits. C’est un pourcentage très important.Avant que les Mooc ne fassent partie intégrante du monde de la formation, les concepteurs de ces cours doivent se poser des questions sur l’échec du e-learning. Le fait que le salarié soit seul face à son écran est compensé, dans un Mooc, par la présence d’un réseau social virtuel. Les apprenants peuvent y poser leurs questions. Mais rien ne remplace à mon sens un réseau réel, qu’une formation présentielle permet de fertiliser.

Et le salarié formé n’est pas forcément un fou de technologie, capable de rester vissé plusieurs heures sur une chaise derrière son écran… Avoir un professeur physiquement présent permet de focaliser plus facilement son attention.

Les Mooc pourraient-ils évoluer et devenir plus performants pour les apprenants?

Oui. Ce nouveau mode de formation n’en est encore qu’à ses balbutiements : de nouveaux formats restent à inventer. Des Mooc très courts, avec des vidéos de cinq minutes maximum, pourraient être efficaces pour répondre à des questions précises. Pour former de nombreux salariés au fonctionnement d’une nouvelle banque de données par exemple.

Propos recueillis par Lélia de Matharel

Source : http://www.usine-digitale.fr/article/il-n-est-pas-sur-que-les-mooc-remplaceront-les-formations-classiques-en-entreprise-pour-vincent-berthelot.N266798

Mon retour d’expérience sur le MOOC Economie circulaire et innovation

J’ai suivi avec assiduité ce MOOC très bien construit sur l’économie circulaire et l’innovation et j’ai appris plein de choses. Je n’avais pas encore testé FUN, la plateforme universitaire de France pour les MOOC mais je dois admettre que je suis agréablement surprise. Cela m’a permis de faire le tour d’une question complexe et de construire ma propre opinion durant 5 semaines d’apprentissages. C’est encore à mon goût un peu universitaire, sur le principe vidéo / QCM compliqué et devoir à rendre mais les contenus sont intéressants. Certains cours abordés sont encore un peu théoriques tandis que d’autres s’appuient sur des expériences et sont une approches pragmatiques, et ça c’est vraiment intéressant !

Le programme pour ceux que cela intéresse : https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/c4x/uved/34001/asset/Programme_du_cours.pdf

Ma réponse aux questions posées au cours de ce MOOC :

L’économie circulaire est elle compatible avec la croissance ? Sinon, quels sont les leviers pour réduire l’écart ?

La croissance est un indicateur positif de la société de consommation moderne, intégré dans un concept économique plus large qui est l’économie de marché. En effet, la croissance, si on s’en tient à sa définition économique, c’est l’augmentation de la production et le développement des facteurs de production (PNB).

La croissance, qui est recherchée dans une économie de marché, repose sur un schéma simple (et simplifié ci-dessous), qui date du 19eme siècle :
> Produire des biens fournit du travail, ce qui permet de consommer plus, ce qui permet de produire plus. Ce qui créer de la croissance. Selon la majorité des économistes, cela se fait plus ou moins tout seul. Comme par magie.

D’un point de vue plus philosophique, on peut voir la croissance comme le résultat d’un cercle économique vertueux dans lequel la population :
– se développe, car elle créée plus de valeur,
– est plus prospère car elle accède à plus de biens,
– est heureuse car le développement permet de fournir un travail, donc une position sociale.

On voit ici que les besoins de l’Homme, exprimés dans la pyramide de MASLOW, peuvent être comblés avec ce modèle capitaliste aujourd’hui mondialement appliqué. Ce qui a été le cas entre la révolution industrielle et la révolution numérique, c’est à dire jusqu’au début des années 90.

Bien entendu, c’est évidant que la croissance, telle qu’elle est définie économiquement aujourd’hui ne peut être compatible avec une économie circulaire qui prône de consommer mieux mais moins, et de produire moins avec moins de ressources. Je rappelle que les savants calculs experts estiment que la croissance doit être de 1% maximum si on veut être dans une économie circulaire, tous les rendements de production et de recyclage étant optimisés e amont.

Mais alors, pourquoi la Croissance est-elle toujours brandie comme trophée d’une réussite collective et porteuse d’espoir ? Si on extrapole l’inconscient collectif, la croissance est nécessaire car elle permet de répondre à nos besoins, tout simplement.
Alors, si l’objectif est de trouver un système économique qui permettrait de répondre à nos besoins, la question à laquelle il serait intéressant de répondre est :
Quels sont nos besoins individuels et collectifs dans la société aujourd’hui ? L’économie circulaire peut-elle y répondre ?

Sans lister de manière exhaustive les besoins collectifs, je cite ceux qui me viennent à l’esprit :

– Se nourrir : garantir nos capacités de production alimentaire
– Pourvoir à nos besoins matériels (se loger, s’habiller): c’est à dire garantir nos capacités de production et notre consommation d’énergie
– Accéder à des services publics ou collectifs (transports, éducation, etc …)
– Se réaliser à travers la culture, l’éducation, le travail, l’utilité dans la société …

Lorsque je reprends la définition de l’économie circulaire de Jean-Claude LEVY, c’est « Comment restituer dans nos systèmes de production de consommation et d’échanges, les matières premières que nous avons extraites de sorte qu’elles puissent être réinjectées dans les grands cycles de la vie (nature et biosphère) ».

Si je précise cette définition en intégrant nos besoins collectifs, cette définition serait :

« Comment restituer dans nos systèmes de production, de consommation et d’échanges, qui doivent permettre de nous nourrir, de produire, de créer de la valeur et de se réaliser en tant qu’individu et collectivement dans une société, les matières premières que nous avons extraites, de sorte qu’elles puissent être réinjectées dans les grands cycles de la vie (nature et biosphère)».

J’arrive maintenant à lister les leviers qui me paraissent intéressants et qui semblent répondre à cette équation.

Tout d’abord, je citerai les leviers qui permettent de créer de l’emploi et de la valeur dans la société que nous avons abordés dans ce MOOC. Si ces différents leviers sont des marchés d’avenir, ils seront générateurs d’emploi, de valeur, de production et devraient faire l’objet de recherche et d’amélioration continue.

Tous ces domaines peuvent être compatibles avec l’économie circulaire.

> Repenser les métabolismes des produits de consommation courant : ce sont les actions auprès du consommateur et des entreprises qui nous permettront de mieux consommer en consommant moins. L’ingénierie qui doit être développée, la communication, les actions collectives sont obligatoirement un domaine créateur d’emploi.

> Économiser et mieux produire l’énergie, notamment tous les secteurs de l’énergie verte en vois de développement

> Traiter les déchets : marché d’avenir, il ne s’agit pas seulement de traiter les déchets mais également de repenser la production en amont pour réduire et faciliter à la base le recyclage des déchets. Ce marché est également porteur d’avenir et créateur d’emploi et de valeur.

> Garantir la production alimentaire mondiale : optimiser l’agriculture, sauvegarder la qualité des sols, proposer de nouveaux modes de culture.

> Développer l’économie mixte et notamment intégrer l’économie de fonctionnalité dans le système d’offre des entreprises, comme l’ont fait Michelin, Xerox, et bien d’autres.

> Développer l’économie du partage, émergente et fortement en croissance via Internet.

> La régulation des marchés et le lobbying auprès des pouvoir publics pour faire avancer les législations souvent bloquantes (on l’a vu sur le recyclage), ou réticente sur des initiatives de l’économie du partage (on l’a vue récemment avec le secteur de l’hôtellerie faisant front contre Air B&B pour concurrence déloyale).

Pour terminer sur une note positive, j’ajouterai que ces nouveaux marchés s’accompagnent d’un courant de pensée nouveau plus structurel et lié à la révolution numérique.

On observe aujourd’hui l’émergence de nouveaux partis politiques, les révolutions arabe se sont produites en appui sur un solide réseau social de la toile, les idées circulent plus vite, l’éducation est bouleversée par un accès plus rapide et facile à l’information en général. Toutes les valeurs et notre vision du monde évolue très vite et les initiatives individuelles peuvent être suivies beaucoup plus rapidement.
Ce qui peut signifier : plus de pouvoir individuel d pour l’action, et plus de cohésion collective pour avancer vers une économie plus responsable ?

Ce courant de pensées humaniste, ou responsable selon les cas, incitera peut être les hommes à évoluer dans leurs vision du monde, car, plus que les actions, ce sont les idées qui changent le monde.
La question sera « dans quelle mesure ? ».

La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer.
Bénédicte BENDER