l’Afpa devient l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes

Depuis le 1er janvier 2017, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes est devenue un établissement public. Elle conserve néanmoins son acronyme « Afpa » en se transformant en agence. Il lui faut à présent organiser le transfert juridique des 116 centres détenus jusque-là par l’association et relever le défi du marché. Depuis l’ouverture à la concurrence, son chiffre d’affaires réalisé avec les régions a chuté de 20%.

Ça y est, depuis le 1er janvier 2017, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) est devenue l’Agence nationale pour la formation professionnelle. Si le sigle « Afpa » ne change pas, pour capitaliser sur la notoriété de l’organisme, son statut est totalement différent : il s’agit maintenant d’un établissement public. C’est la loi du 17 août 2015 relative à l’emploi et au dialogue social (loi Rebsamen) qui a permis cette transformation par le biais d’une habilitation donnée au gouvernement à légiférer par ordonnance. L’ordonnance en question (n°2016-1519 du 10 novembre 2016, publiée le 11 novembre 2016) crée ainsi l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes qui va assurer les missions de service public et les activités antérieurement exercées par l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. « Dès sa publication, l’ordonnance devient exécutoire mais elle est attaquable jusqu’à sa ratification, explique à Localtis Christophe Donon, directeur général adjoint de l’Afpa. D’où le projet de loi de ratification de l’ordonnance qui sera bientôt examiné par le Parlement. » Ce projet de loi a été présenté en conseil des ministres le 4 janvier 2017. Il sera examiné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 11 janvier puis en séance publique.
L’ordonnance détaille les quatre missions qui sont confiées au nouvel Epic : l’ingénierie de certification pour le compte de l’Eta ; le repérage des compétences émergentes et la conception et l’expérimentation des formations anticipatrices ; le développement d’une expertise prospective de l’évolution des compétences ; l’appui aux opérateurs chargés des activités de conseil en évolution professionnelle (CEP). L’Epic a aussi une obligation de présence territoriale pour permettre l’accès de tous à la formation. Par ailleurs, l’ordonnance prévoit la constitution de deux filiales pour mener, d’une part, une activité de formation des demandeurs d’emploi, cœur de métier historique de l’Afpa, et, d’autre part, une activité de formation des salariés.

« L’Afpa vit une nouvelle étape de son histoire »

« Suite à l’approbation par les membres du conseil d’administration et du conseil d’orientation le 22 décembre dernier, du transfert du patrimoine à l’Epic et la dissolution de l’association, l’Afpa vit une nouvelle étape de son histoire », signale un communiqué de presse de l’Afpa publié le 2 janvier qui précise que Pascale d’Artois a été nommée directrice générale de la nouvelle agence lors du conseil des ministres du 7 décembre 2016 et a pris ses fonctions le 1er janvier 2017.
Pour permettre la transformation en Epic, la question du transfert de propriété de l’immobilier utilisé par l’ancienne Afpa devait être réglée. C’est chose faite avec l’arrêté du 28 décembre 2016, publié au Journal officiel du 31 décembre. Celui-ci liste les biens immobiliers qui sont transférés au nouvel établissement : 116 centres au total. Leur valeur varie entre 303.900 euros pour le centre d’Aurillac, en Auvergne-Rhône-Alpes, à 14,4 millions d’euros pour le centre de Toulouse-Balma en Occitanie. « Mais il faut encore un acte notarié pour chaque centre, détaille Christophe Donon. Les premiers seront signés d’ici 15 jours car nous travaillons depuis le mois d’août avec un cabinet de notaires sur le sujet. Cela va s’étaler sur plusieurs semaines. » Cette question du transfert du patrimoine immobilier est posée depuis de nombreuses années. Son passage de l’Etat à l’Afpa a été compliqué. Ayant été jugé inconstitutionnel, le transfert avait été temporairement réglé en 2010 à travers la constitution de baux emphytéotiques entre l’Etat, qui possédait la majorité des centres de formation, et l’Afpa, conférant à l’association un droit réel sur les locaux.
Par ailleurs, les régions avaient la possibilité grâce à une disposition prévue dans le cadre de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale de récupérer des immeubles de l’Afpa à titre gratuit et cela jusqu’à ce qu’à sa transformation en Epic. La région Bourgogne-Franche-Comté se voit ainsi transférer le centre Afpa de Vesouls (960.000 euros) et celui de Lons-le-Saulnier (1,7 million d’euros), dans le cadre d’un arrêté publié le 31 décembre 2016. Mais au-delà de cette région, aucune autre n’a souhaité hériter des centres de l’Afpa, craignant, pour la plupart, des coûts de maintenance élevés…

Stratégie de reconquête

Malgré sa transformation en Epic et la question, maintenant réglée, de son patrimoine, l’activité de la nouvelle agence n’est pas garantie et sa situation financière reste fragile.
L’établissement a dû faire face au transfert de la commande publique aux régions en 2004, puis à l’ouverture du marché à la concurrence en 2009. « Entre 2010 et 2016, nous avons perdu un peu plus de 20% du chiffre d’affaires réalisé avec les régions, assure Christophe Donon. Cela déstabilise l’organisation mais il s’agissait d’une sorte de monopole et nous gardons une position dominante sur le marché. »
Inquiets de la création des deux filiales de droit privé, les syndicats réclament des engagements de la part de l’Etat. De ce côté, Christophe Donon se veut rassurant : « Nous allons créer un comité central d’entreprise qui aura compétence sur les trois structures pour que la gestion des ressources humaines se fasse de manière unifiée. »
Pour le directeur général adjoint de l’Afpa, maintenant que les questions structurelles sont réglées, il faut se concentrer sur la stratégie de reconquête du marché. « Derrière la transformation du statut, il y a une transformation de nos métiers à entreprendre, sur le plan pédagogique », explique-t-il. Au programme : un renouvellement des offres pour s’adapter aux besoins des entreprises (transition énergétique, numérique, nouvelles technologies industrielles…) et le développement de formations à distance. L’Afpa prépare ainsi la mise en place d’une plateforme, en partenariat avec Orange, qui lui permettra de proposer des formations organisées à la fois à distance et en présentiel (formations multimodales). « Nous sommes implantés dans tous les départements donc pour les formations en groupes en présentiel, les stagiaires n’auront pas besoin d’aller très loin, c’est une grande force », affirme Christophe Donon.

Emilie Zapalski

Références : arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux projets de site préalables au transfert de propriété de l’Etat à titre gratuit aux régions d’un ou de plusieurs immeubles utilisés par l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes, JO du 31 décembre 2016 ; arrêté du 28 décembre 2016 relatif à la liste des biens immobiliers transférés à l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes, JO du 31 décembre 2016.

Publié le lundi 9 janvier 2017

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Afpa: inquiétudes sur un projet de filiale de formation de chômeurs

Paris, 6 déc 2016 – Les syndicats de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) ont exprimé mardi leur inquiétude à propos d’un projet de filiale dédiée à la formation des demandeurs d’emploi, et menacé d’une grève début 2017.

Un conseil d’administration se tiendra mercredi pour approuver les statuts de cette filiale, a précisé à l’AFP Christophe Donon, directeur général par intérim de l’Afpa, qui doit devenir un Établissement public industriel et commercial (Epic) à partir du 1er janvier 2017.

« Cette filiale ne va pas fragiliser l’Afpa mais au contraire la consolider« , a-t-il ajouté.

L’ordonnance actant le lancement de l’Epic, publiée en novembre, prévoit la création de cette deuxième filiale, en plus de celle uniquement dévolue à la formation de salariés.

La CGT, CFDT, FO, SUD et CFTC affirment mardi dans un communiqué avoir été « mises devant le fait accompli« .

Pour Christian Filliot (CGT), cette filiale signifie que « la formation des demandeurs d’emploi n’est pas considérée comme une mission de service public. Cela ouvre la voie à la marchandisation de la formation professionnelle« . « Cela va casser l’Afpa en trois parties (les deux filiales et la structure chapeautant ces filiales, NDLR) et la fragiliser encore plus« , a de son côté souligné Nathalie Tondolo (FO).

Des assemblées générales vont se tenir « d’ici la fin de l’année » dans tous les centres de l’Afpa pour discuter de cette création mais aussi des conditions de travail « qui se sont très fortement dégradées« , a souligné Bruno Peraire (CFDT).

Ces AG permettront de se prononcer sur une grève, « en début d’année prochaine si l’État ne fait rien« , a-t-il ajouté.

Le changement de statut de l’Afpa, décidé en 2015, vise à assurer la pérennité du leader de la formation professionnelle, créé en 1949. Il avait frôlé la cessation de paiement en 2012, touché de plein fouet par l’ouverture du marché à la concurrence en 2009.

Les élus du comité central d’entreprise (CCE) de l’Afpa s’étaient prononcés fin octobre contre cette transformation, émettant des craintes sur les effectifs.

Source : http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/afpa-inquietudes-sur-un-projet-de-filiale-de-formation-de-chomeurs_1857738.html

Formation: le CCE de l’Afpa se prononce contre sa transformation en établissement public

Par AFP , publié le 27/10/2016 à 12:11 , mis à jour à 12:11

Paris, 27 oct 2016 – Les élus du comité central d’entreprise (CCE) de l’Afpa se sont prononcés contre la transformation en établissement public du premier organisme de formation professionnelle, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L’Afpa va devenir au 1er janvier 2017 un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic). La nouvelle structure disposera également d’une filiale dévolue à la formation des salariés, qui évoluera dans le champ concurrentiel.

Consultés mercredi lors d’une réunion du CCE, les représentants CGT, CFDT, FO et SUD, ainsi qu’une élue sans étiquette, ont émis un avis défavorable au projet, tandis que la CFE-CGC a émis un avis favorable avec réserves, ont indiqué les élus CFDT et CFE-CGC.

L’avis du CCE n’est que consultatif.

Le projet « comporte des zones d’incertitude et soulève à certains égards de l’inquiétude« , selon la déclaration de la CFDT au CCE, diffusée à la presse. Le deuxième syndicat de l’Afpa déplore notamment le futur transfert d’une partie des effectifs vers la filiale de formation des salariés, qui « va entraîner la mise en place d’une réorganisation« . « Une de plus ! Peut-être celle de trop ! » prévient la CFDT.

« Nous avons l’impression qu’on nous présente un drôle d’objet volant non identifié, rutilant, tout neuf et promis aux plus grandes performances, mais qu’on a juste oublié un petit détail : du carburant pour le faire voler« , conclut-elle.

De son côté, la CFE-CGC, cinquième syndicat de l’Afpa, est le seul à avoir soutenu la transformation statutaire, « mais avec des réserves majeures« , selon sa déclaration au CCE, transmise à l’AFP.

Ces réserves concernent notamment les « ressources humaines« , après des années de coupes d’effectifs, le « patrimoine » de l’Afpa, qui va devenir propriétaire d’une partie de ses sites, dont certains sont « dans un triste état« , et la solidité « économique » de l’organisme, alors que le « contrat d’objectifs et de performance (avec l’Etat) n’est pas signé » et que « rien ne garantit une activité économique suffisante pour maintenir la viabilité de la future structure« .

L’ordonnance précisant les contours du futur établissement doit être publiée d’ici à la fin de l’année. Le changement de statut, décidé en 2015, vise à assurer la pérennité de l’Afpa, créée en 1949 et qui avait frôlé la cessation de paiements en 2012.

Source : http://po.st/v1/share/email?publisherKey=9abapna92pcsaekkbn2e&url=http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/formation-le-cce-de-l-afpa-se-prononce-contre-sa-transformation-en-etablissement-public

Formation: les salariés de l’Afpa manifestent pour réclamer des moyens

Par AFP , publié le 22/04/2015 à 16:57 , mis à jour à 16:57

Paris, 22 avr 2015 – Plusieurs centaines de salariés de l’Afpa, environ 1.000 selon les syndicats, ont manifesté mercredi à Paris pour demander au gouvernement de pérenniser le financement du premier organisme de formation professionnelle, a constaté un journaliste de l’AFP.

A l’appel d’une intersyndicale (CGT, CFDT, FO, SUD, CFE-CGC, CFTC), les manifestants sont partis à 14H00 de la gare Montparnasse, derrière la banderole « Des millions de chômeurs… Financer l’Afpa: un devoir d’Etat« .

Une délégation devait être reçue à Matignon dans l’après-midi par des représentants du Premier ministre et des ministères du Travail et des Finances, selon les syndicats.

« On va leur rappeler que le nerf de la guerre, c’est l’activité: il nous manque entre 80 et 100 millions d’euros pour faire tourner nos plateaux de formation« , a déclaré à l’AFP Bruno Peraire, secrétaire général de la CFDT-FPA.

De son côté, son homologue de la CFE-CGC, Alex Souillet, « attend toujours la réponse (du ministre du Travail) François Rebsamen sur le financement de l’Afpa, qu’il devait donner en mars-avril« .

« On est là pour que l’Etat se souvienne que la formation professionnelle est une de ses obligations selon le préambule de la Constitution« , a ajouté Dominique Saint-Araille (FO).

La date de la manifestation n’a pas été choisie au hasard: elle coïncide avec la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur le dialogue social, qui comprend un article précisant le rôle de l’Afpa au sein du service public de l’emploi: l’organisme « participe à la formation des personnes les plus éloignées de l’emploi et contribue à leur insertion professionnelle« .

Mais pour François Duval (SUD), c’est un « voeu pieu« : « le texte est très flou et ne précise pas les moyens réservés à l’Afpa« . Même tonalité du côté de Guy Boulanger (CGT), qui regrette que les missions de l’Afpa n’y soient « pas exprimées clairement« .

L’organisme a frôlé la cessation de paiement en 2012, après l’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009 et le transfert de la commande publique aux Régions.

Recapitalisé in extremis par l’État, il avait lancé une refonte totale de son offre de formation et un « plan de refondation » incluant des réductions d’effectifs et des économies.

Malgré cela, l’Afpa se redresse moins vite que prévu: elle a accusé un déficit de 22 millions d’euros en 2014, bien loin de son objectif initial de retour à l’équilibre.

Source : http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/formation-les-salaries-de-l-afpa-manifestent-pour-reclamer-des-moyens_1673850.html#iDwLz8EVIXGFTJuM.99

L’Afpa va dépoussiérer son offre de formation professionnelle

Clubic pro-  23 février 2015 par Thomas Pontiroli

Avec ce partenariat d’une durée de cinq ans, l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) entame sa « mue numérique » pour séduire les salariés qui seraient déjà passés aux MOOC.L’Afpa profite de la réforme de la formation professionnelle, entrée en vigueur au 1er janvier 2015, pour renouveler son offre de formation aux salariés, et consacrer les nouvelles méthodes d’apprentissage basées sur les outils numériques. L’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a fait appel à Orange Business Services (OBS), qui développera principalement une nouvelle plateforme de formation en ligne.

Pour l’association, qui gère la formation professionnelle de nombreux salariés en France depuis 1949, il s’agit de coller un peu mieux aux canons actuels de l’apprentissage. Cette plateforme, pensée comme une réponse aux MOOC, intégrera une solution de classe virtuelle offrant un accès à des contenus audio et vidéo, une possibilité de partage de document et d’écran, des fonctionnalités de chat, de prise de notes et de quizz.

« Ce partenariat constitue un tournant historique pour l’Afpa, explique dans une note Yves Barou, le président de l’association. L’expertise d’Orange Business Services va nous permettre de concrétiser notre stratégie d’innovation pour former davantage de personnes de manière multimodale, personnalisée et qualitative. »

Des MOOC pour le grand public ?

Attendue pour l’été 2015, la plateforme de e-learning de l’Afpa sera accessible depuis un site Web, dont l’interface sera compatible avec une tablette. De façon à appréhender ce nouvel outil, les formateurs seront accompagnés par OBS au travers d’ateliers pratiques. Cette offre se tournera d’abord vers les secteurs du BTP et de l’industrie, avant de cibler les entreprises exprimant des besoins de formation à l’international.

Dans un second temps, les deux partenaires n’excluent pas de sortir une série de MOOC sur les métiers du numérique. Leur public dépassera alors les frontières de l’entreprise, pour toucher le grand public.

Source : http://pro.clubic.com/emploi-informatique.clubic.com/actualite-755479-afpa-depoussierer-offre-formation-professionnelle.html

Formation: l’Afpa sort la tête de l’eau, selon sa direction

L’EXPRESS publié le 10/02/2014

PARIS, 10 fév 2014 – L’Afpa, poids lourd de la formation des salariés et des chômeurs qui avait frôlé la cessation de paiement en 2012, sort la tête de l’eau et ses indicateurs devraient « repasser au vert cette année », a assuré lundi sa direction.

« Après avoir consacré l’année 2013 à sa restructuration« , l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes « prévoit un retour à une exploitation bénéficiaire en 2014« , a souligné l’organisme dans un communiqué.

« Avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 784,5 M d’euros (+4% par rapport au chiffre d’affaires estimé pour 2013) et « un excédent brut d’exploitation (EBE) de + 2 M d’euros (contre -37 estimé pour 2013), les indicateurs de l’Afpa repasseront au vert en 2014 », poursuit le communiqué.

Créée en 1949, l’Afpa, qui forme plus de 150.000 personnes chaque année, a connu une crise profonde après l’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009.

Premier organisme de formation des salariés et des demandeurs d’emploi, elle a frôlé la cessation de paiement en 2012 et dû tailler dans ses effectifs. Pour la remettre à flots, l’Etat avait annoncé une recapitalisation de 220 millions d’euros sur cinq ans.

« Ce retour progressif à l’équilibre démontre l’efficacité du plan de refondation« , estime l’Afpa, qui table notamment sur les « effets positifs » de la réforme de la formation professionnelle qui vient d’être adoptée par l’Assemblée.

Dans un rapport finalisé en décembre, la Cour des Comptes avait jugé l’organisation de l’Afpa « insuffisamment réformée« .

Elle avait qualifié de « très délicate » sa situation financière, estimant que « l’objectif de chiffre d’affaires fixé par le plan (de refondation) pour l’année 2013 ne serait pas atteint« , et serait inférieur « de plus de 30 M d’euros par rapport au budget voté« .

L’ouverture à la concurrence a fait de l’Afpa « un acteur parmi d’autres sur le marché de la formation professionnelle, dont elle représente un peu plus de 5% du chiffre d’affaires total« , avait-elle noté.

Source http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/formation-l-afpa-sort-la-tete-de-l-eau-selon-sa-direction_45899.html

Bourgogne : les salariés de l’Afpa appellent l’Etat au secours

Publié le 21/11/2012 | 15:59, mis à jour le 22/11/2012 | 16:34

Voir le reportage : Bourgogne : les salariés de l’Afpa appellent l’Etat au secours

L’Afpa (association nationale pour la formation professionnelle des adultes) est en grande difficulté financière. Un appel à la grève est lancé pour jeudi 22 novembre 2012. Les salariés demandent à l’Etat de se « réengager ».

Des salariés de l’Afpa en Saône-et-Loire ont participé à une manifestation à Paris pour demander au gouvernement d’aider l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes.

  •  L’organisme de formation créé en 1949 a frôlé la cessation de paiement cet été. Son avenir est suspendu à une recapitalisation de l’Etat. Une grande manifestation est prévue jeudi à Paris à l’appel des syndicats (CGT, CFDT, Force Ouvrière, SUD Solidaires, CFE-CGC et CFT). Des Bourguignons seront dans le cortège. En Bourgogne, on compte 9 centres Afpa : 3 en Saône-et-Loire et dans l’Yonne, 2 en Côte d’Or et 1 dans la Nièvre.L’organisme a été créé pour fournir aux adultes des formations rapides, afin de les amener à un premier niveau de qualification dans le bâtiment ou la métallurgie. Au fil des ans, l’association s’est diversifiée. Elle propose aujourd’hui de nombreux cursus (280 métiers), avec pour coeur de cible les chômeurs. Elle revendique  la place de « premier opérateur de formation professionnelle en France » (160 000 stagiaires formés en 2011, dont 92 000 chômeurs pour lesquels le taux de reclassement atteint 67%). EnBourgogne, l’Afpa a comptabilisé 3 421 entrées en formation en 2011, contre 3 527 en 2010.

Plusieurs causes expliquent la crise que traverse l’organisme de formation :

    • en 2009, avec l’ouverture à la concurrence du marché de la formation, l’Afpa s’est retrouvée pénalisée dans les appels d’offres par ses coûts structurels (216 centres, 15 000 lits, 9 150 salariés en CDI dans toute la France)
    • sur le marché des demandeurs d’emploi, la commande publique a été transférée aux conseils régionaux, qui fixent priorités et critères de financement.
    • l’association a été profondément réorganisée selon un « plan stratégique » qui a fait disparaître de nombreux relais sur le terrain. Cela a engendré beaucoup de stress et une perte de repères selon les syndicats.
    • en 2010, 900 psychologues chargés du recrutement sont partis vers Pôle emploi, ce qui a achevé de plonger l’organisme dans une crise profonde
    • enfin, le déficit de l’institution devrait atteindre 75 millions d’euros fin 2012.

Reportage de Reportage de Stéphane Robert et Gabriel Talon : avec Kader Bentata, formateur à l’Afpa du Creusot
source : http://bourgogne.france3.fr/2012/11/21/bourgogne-les-salaries-de-l-afpa-appellent-l-etat-au-secours-148846.html