Le CESER : le travail et la formation au cœur d’un colloque

Le 19 décembre dernier à l’Hôtel de région à Lyon, le CESER et AGEFOS PME Rhône-Alpes organisaient leur colloque “Former pour et par le travail”. Les rapports entre formation et travail sont multiples. Si le travail n’est pas l’objectif unique de la formation tout au long de la vie, il participe de manière majeure au développement de la personne et aux process de socialisation et d’acquisition de compétences.

Depuis plusieurs années, le Conseil Economique Social et Environnemental Régional (CESER) explore les différentes facettes de la relation formation / travail, en abordant plus particulièrement les problématiques des jeunes, des demandeurs d’emploi et des actifs occupés.

Pour sa part, AGEFOS PME Auvergne-Rhône-Alpes, Organisme Paritaire Collecteur Agréé, s’efforce de permettre aux entreprises de disposer des compétences nécessaires à leur développement et aux personnes de conduire de manière sécurisée leurs projets professionnels.

A l’aube d’une nouvelle réforme de la formation et de l’apprentissage, le CESER Auvergne-Rhône-Alpes et AGEFOS PME Auvergne-Rhône-Alpes ont souhaité soumettre au débat leurs contributions et expériences lors du colloque qu’ils ont organisé à Lyon le 19 décembre dans les locaux de l’hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes.

La journée s’est articulée autour de 2 tables rondes : “Former pour le travail” et “Former par le travail”.

Former pour le travail

La première table-ronde, “Former pour le travail” a tenté d’apporter des éléments de réponses à deux questions :

Comment mieux mobiliser dirigeants d’entreprises, salariés et demandeurs d’emploi aux enjeux du développement des compétences, et donc de la formation, dans le contexte de changement technico-organisationnel que nous connaissons, et ceci tout particulièrement pour les personnes les moins qualifiées et pour les PME-TPE dont on sait qu’elles sont les moins consommatrices de formation ? .
Comment construire au mieux les compétences nouvelles dont ont besoin entreprises, salariés et demandeurs d’emploi pour répondre aux nouvelles exigences des organisations, donner sens au travail et sécuriser les parcours professionnels ?

Former par le travail

La seconde table-ronde, “Former par le travail” a été consacrée au levier que constitue la mise en situation de travail pour construire qualifications et compétences.

– Quelles sont les conditions de la performance de l’alternance (contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation, voie scolaire) ?
– Pourquoi la Validation des Acquis de l’Expérience, la VAE, ne se développe-t-elle pas plus alors qu’elle constitue un moyen remarquable à la fois de reconnaissance du travail et d’identification des besoins de compléments de formation ?
– Ne faut-il pas revaloriser et réinterroger la formation interne aux entreprises ?
– Les Formations en Situation de Travail (FEST) constituent-elles une voie d’avenir ?
– L’organisation qualifiante n’est-elle qu’un fantasme dépassé ?

La journée, au cours de laquelle des chefs d’entreprise et des salariés se sont exprimés, a été enrichie des interventions de Joël Ruiz, directeur général d’AGEFOS PME, de Jacques Freyssinet, économiste du travail, d’Annick Taton, représentant Jean-François Bénévise, directeur de la DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes et de Stéphanie Pernod-Beaudon, vice-Présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage.

Revoir le colloque “Former pour et par le travail”

Source : https://lejournaldeleco.fr/le-ceser-le-travail-et-la-formation-au-coeur-dun-colloque/

Publicités

Accenture investit 900 millions de dollars dans la formation de ses employés aux technologies IT émergentes

C’est un sérieux investissement que réalise Accenture. Le géant mondial du conseil consacre en effet 900 millions de dollars pour former ses 200.000 employés axés sur la technologie aux technologies émergentes telles que le cloud, l’intelligence artificielle ou la robotique. C’est ce qu’a expliqué son président et CEO Pierre Nanterme a l’occasion de la présentation des résultats trimestriels aux analystes rapporte CRN. Plus de 70.000 salariés ont bénéficié l’an dernier de formations sur les nouvelles architectures, les plateformes intelligentes. Les 130.000 restants seront formés d’ici deux ans. « La transformation à grande échelle de notre activité nécessite des investissements très significatifs dans nos salariés afin de s’assurer qu’ils ont les compétences nécessaires pour servir nos clients, aujourd’hui et dans le futur », a expliqué le dirigeant.

Toutes les formations ont été digitalisées afin d’optimiser les coûts. Ces formations renforcent l’offensive d‘Accenture sur le marché du numérique, du cloud et de la sécurité qui représentent 45% du chiffre d’affaires du deuxième trimestre. C’est aussi un moyen d’attirer les meilleurs talents du secteur a encore expliqué Pierre Nanterme. Accenture a récemment franchi le cap des 400.000 salariés dont la moitié opèrent dans le secteur technologique.

Les acquisitions sont un autre moyen de faire le plein de compétences. Le groupe basé en Irlande a ainsi réalisé 16 opérations au cours des 6 derniers mois (dont 11 au cours du deuxième trimestre), pour une valeur totale de 800 millions de dollars, et le seuil du 1,5 milliard de dollars devrait être atteint d’ici le 30 août, date de clôture de l’exercice. « Nos acquisitions nous permettent de recruter des compétences très pointues. S’appuyer sur la seule croissance organique prendrait trop de temps », a précisé le patron français.

Chiffre d’affaires en hausse, bénéfices en baisse

Les résultats du second trimestre, arrêtés au 28 février, sont plus ou moins en phase avec les prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires atteint 8,32 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 5% en dollars et de 6% en monnaies locales. C’est un peu moins que les 8,34 milliards de dollars attendus par Seeking Alpha. Le bénéfice net s’établit à 887 millions de dollars ou 1,33 dollar par action, contre 1,40 milliard de dollars ou 2,08 dollars par action un an plus tôt. Seeking Alpha tablait sur 1,30 dollar par action.

Les ventes sur le marché américain ont grimpé de 4% à 3,96 milliards de dollars. Avec 2,83 milliards de dollars, la croissance se limite en Europe à 2%. Encore est-elle due à la progression à deux chiffres enregistrée au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse. Grâce à une activité très dynamique au Japon, en Chine et en Australie la croissance atteint 12% dans le reste du monde permettant au chiffre d’affaires d’atteindre 1,53 milliard de dollars.

Pour le trimestre en cours, Accenture table sur un chiffre d’affaire compris entre 8,65 et 8,90 milliards de dollars.

Source : http://www.channelnews.fr/accenture-investit-900-millions-de-dollars-formation-de-employes-aux-technologies-it-emergentes-71249

Un premier MOOC dédié aux responsables formation

Un premier MOOC dédié aux responsables formation

Depuis le mois d’octobre, les responsables formation ont droit à leur propre MOOC ! Co-créé par l’AFFEN et l’Université de Caen, le cours « Former et développer les compétences », suivi par plus de 12 000 participants, a pour ambition de sensibiliser les professionnels de la formation aux compétences qu’ils doivent développer pour, à leur tour, faire grandir les salariés de leur entreprise.

Il y a tout juste un an, la société Unow faisait parler d’elle en lançant un MOOC dédié au digital RH, finalement suivi par plus de 5000 personnes. Un carton qui a inspiré l’Association française pour la formation en entreprise et les usages numériques (AFFEN) et l’Université de Caen, qui ont décidé de lancer leur propre cours en ligne à destination des responsables de la formation, et plus généralement des spécialistes de la sécurisation des parcours professionnels. Disponible sur la plateforme FUN, le MOOC « Former et développer les compétences » a débuté le 4 octobre dernier pour une durée globale de six semaines plus deux semaines optionnelles, à raison d’environ 3 heures par semaine. « L’objectif de ce MOOC est non seulement de montrer la cartographie de compétences requises chez les responsables formation mais aussi de les sensibiliser aux nouvelles compétences émergentes », explique Stéphane Diebold, fondateur de l’AFFEN et professeur à l’IAE de Caen. Comme ses homologues, ce MOOC, qui s’achèvera le 5 décembre, est constitué de ressources pédagogiques variées, savamment marketées par un conseiller en communication. Il y a notamment des vidéos d’experts de 15 minutes, des témoignages, des reportages, des fiches outils, des exercices interactifs (à partir de mises en situation et de QCM de synthèse), un espace de travail collaboratif…

Un podcast vidéo sur les neurosciences

En co-construisant ce MOOC, Stéphane Diebold a souhaité mettre l’accent sur plusieurs sujets : les dispositifs réglementaires, le plan de formation, le financement, la mesure d’impact, mais aussi la pédagogie (par exemple inversée) et le marketing. « L’objectif étant d’aider les experts du développement de la compétence à vendre une formation en interne », indique-t-il. Désormais incontournables, les nouvelles technologies font également l’objet de plusieurs heures de cours, même si le descriptif de la formation ne l’indique pas. Le MOOC aborde notamment les serious games, la réalité augmentée… A l’issue des six ou huit semaines de cours, les 12 200 inscrits pourront obtenir une attestation de suivi (payante). Sous réserve qu’ils aient obtenu 70 % de réussite aux exercices d’évaluation de l’épreuve d’examen à distance. En attendant de savoir combien de participants iront jusqu’au bout du programme, le fondateur de l’AFFEN travaille sur d’autres projets. « Nous allons lancer, en début d’année prochaine, une nouvelle forme de cursus, qui permettra aux inscrits de suivre des cours par morceaux. Ces podcasts vidéos d’1 heure seront diffusés sur la chaîne YouTube de l’AFFEN », confie Stéphane Diebold. Le premier portera sur les neurosciences et la formation. Il sera essentiellement composé d’interviews de personnalités du secteur.

Par Aurélie Tachot
source : http://exclusiverh.com/articles/social-learning/un-premier-mooc-dedie-aux-responsables-formation.htm

Quand SNCF fait son COOC : Le MOOC incivilités

Retour d’expérience d’une équipe interne sur un super projet

Un MOOC pour prévenir les incivilités dans la relation client
Aborder un sujet complexe comme les incivilités relationnelles dans l’entreprise…
L’aborder par le support d’une modalité nouvelle comme le #MOOC (Massive Open Online Course)….
C’est le superbe challenge qu’a relevé une équipe SNCF qui a travaillé sur le 1er MOOC de l’entreprise

Module très intéressant qui nous permet de réfléchir et de nous remettre en question au niveau de notre relation aussi en tant que client. Qui n’a pas commis d’incivilités ?
Un participant du MOOC.

Alors concrètement, ce MOOC qu’est ce c’est ?

Pour commencer, puisqu’il est resté en interne, c’est un #COOC (Corporate Open Online Course) … réellement ouvert puisque tous les collaborateurs qui le souhaitaient pouvaient choisir d’y participer. Plus de 1800 personnes se sont retrouvées sur le MOOC Incivilités. Il s’est déroulé pour sa session 1, de mai à juin 2016 et a duré 5 semaines.

Maturité digitale et acculturation MOOC :
On le voit, le choix de la modalité (le MOOC), s’inscrit pour ce MOOC Incivilités dans une continuité des actions de prévention de l’Incivilité.

Le MOOC, le COOC, restent encore très peu connus des entreprises, des salariés, de leur Direction.
Objet à plusieurs facettes (Communication/Information/#Formation… voir même un peu market), il est forcément pluriel et ne peut être envisagé sans prendre en considération ces divers aspects. Nouveau, il nécessite aussi un véritable travail d’acculturation, tant pour les équipes qui le construisent, que pour les environnements qui vont l’accueillir et bien sûr, les participants. Rappelons qu’au démarrage du projet, si le MOOC est répandu dans les Universités, côté entreprises c’est encore nouveau…

Source : https://missmoocparis.wordpress.com/2016/11/15/quand-sncf-fait-son-cooc-le-mooc-incivilites/

ForMetris crée un outil de coaching post-formation


L’après-formation est une étape délicate pour les salariés : lorsqu’ils retournent à leur poste, ils peinent souvent à appliquer les connaissances qu’ils ont apprises en formation. Pour favoriser ce transfert des acquis,
forMetris a mobilisé ses experts. Le résultat de leur travail ? Un programme d’auto-coaching en ligne boostant l’impact des formations comportementales.

Le transfert des connaissances est quasiment l’Arlésienne de la formation : c’est une action très attendue, mais qui se concrétise rarement…« Nous estimons à 42 % le nombre de salariés qui réussissent à mettre en œuvre l’essentiel de ce qu’ils ont appris en formation. L’une des solutions pour  sécuriser et décupler ce transfert, c’est l’accompagnement humain, qui peut se décliner sous la forme de coaching, de tutorat, de mentorat… Toutefois, cette option n’est pas toujours possible dans la mesure où les entreprises manquent souvent de ressources financières et humaines », explique Laurent Balagué, président de forMetris. Bien conscient que cette étape d’après-formation pouvait largement être optimisée, le spécialiste de l’évaluation a donc créé un outil numérique accessible en mode SaaS, permettant d’aider les apprenants à appliquer les savoirs acquis en session de formation. Comment ? En développant leur autonomie, à travers une approche qui active les leviers du transfert des connaissances. « La solution « Formetris Intelligent Learning » (FIL) invite les salariés à se poser des questions sur leurs objectifs individuels suite à la formation, les obstacles à anticiper pour réussir à les atteindre, les aides dont ils disposent, les éventuels freins dans leur entourage… L’objectif étant de les aider à construire leur plan d’action », précise-t-il.

Des activités tournées vers la réflexion

Construit en partenariat avec L’Oréal, IPSOS et bien d’autres, le programme FIL, qui n’a pas pour vocation de remplacer le travail d’un coach, ne se contente pas de poser des questions ouvertes à ses utilisateurs. A intervalle régulier (par exemple toutes les deux semaines), il suggère également des activités qui vont booster leur réflexion et, surtout, maintenir leur engagement. « Après avoir expliqué ce qu’était un bon objectif, nous proposons aux apprenants d’auto-évaluer le leur afin de les aider à l’affiner. Des tests psychométriques leur permettent également de savoir comment ils se positionnent face au changement »,illustre Laurent Balagué. Certaines activités favorisent également le passage à l’action. L’une d’entres elles permet aux apprenants cherchant à mettre en pratique leurs nouvelles connaissances d’obtenir des « quick wins ». Etant donné le caractère « personnel » que prend l’outil, dont le prix d’abonnement est confidentiel, forMetris s’engage à ne transmettre aucune information partagée dans le cadre de l’accompagnement. Plutôt dédiée aux salariés ayant suivi une formation managériale ou comportementale, cette solution est également déclinée en application mobile. Un device très pertinent pour créer des habitudes de changement, « les interactions étant plus courtes, mais plus nombreuses », conclut-il.

Par Aurélie Tachot
Source : http://exclusiverh.com/articles/outils-evaluation/formetris-cree-un-coaching-en-ligne-post-formation.htm

Avec Elephorm, nous mettons un premier pied dans le secteur de la formation

M6 poursuit sa logique de diversification. Après avoir multiplié les rapprochements avec les acteurs de l’e-commerce, le groupe audiovisuel vient d’acquérir 34 % du capital d’Elephorm, une start-up spécialisée dans la production de contenus vidéo en #e-learning. Le groupe ambitionne-t-il de lancer une chaîne dédiée à la #formation ? La réponse de Valéry Gerfaud, directeur général de M6 Web.

Pourquoi avez-vous pris une participation au sein d’Elephorm ?

Nous avons constaté que le marché de l’e-learning avait des sous-jacents de développement intéressants et pérennes. Puisque nous connaissions peu ce secteur, nous avons identifié des partenaires capables de nous accompagner. La société Elephorm, qui conçoit des contenus vidéos en e-learning avait, de part son activité de production, un ADN proche du nôtre. Nous avons donc choisi de prendre une part minoritaire mais significative dans son capital – 34 %, pour être précis – afin de les aider à grandir, à la fois sur le marché BtoC et BtoB.

La formation est pourtant éloignée de votre cœur de métier…

C’est un nouveau métier pour nous ! Mais depuis son lancement il y a presque 30 ans, le groupe M6 s’inscrit dans une logique de diversification. Depuis 2010, nous sommes, par exemple, actionnaire de MonAlbumPhoto.fr, qui a récemment vu son chiffre d’affaires exploser. Nous éditons également de nombreux portails thématiques dont PasseportSanté.net et Radins.com.

Quelles synergies pourraient être développées entre Elephorm et M6 ?

M6 ne sera pas un actionnaire dormant. Notre volonté est d’aider Elephorm à produire davantage de contenus vidéo, de meilleure qualité et encore plus rapidement. S’appuyer sur cette société pour lancer une chaîne TV de formations n’est pas dans nos priorités. D’autant qu’aujourd’hui, le modèle économique d’Elephorm, qui repose sur des abonnements payants, n’est pas compatible avec le modèle gratuit de notre chaîne. Pour nous, cette prise de participation est surtout l’occasion de mettre un premier pied dans un secteur à très fort potentiel : la formation.

Par Aurélie Tachot

Faut-il s’inquiéter pour l’avenir des formations en langues ?

Publié le 07/11/2016

A croire certains acteurs de la formation professionnelle, les cours de langues seraient de moins en moins présents au sein des plans de formation pour être transférés vers le CPF (compte personnel de formation). Une évolution qui pourrait impliquer un sérieux manque à gagner pour les centres de formation spécialisés.

Avec plus d’un an de recul, qu’est ce que la réforme de la formation professionnelle et son dispositif phare, le CPF, ont-ils eu comme impact sur les formations en langue ?

« Nous avons constaté que les cursus de langues s’inscrivent de plus en plus dans le cadre du CPF, notamment au travers de formations préparant au TOEIC, au Bulats ou au DCL (Diplôme de compétences en langue), et de moins en moins dans le cadre du plan de formation », constate Olivier Haquet, directeur d’Adomlingua, organisme spécialisé dans l’apprentissage des langues depuis dix ans.

« Les entreprises disposent de budgets plus restreints pour leur plan de formation. Elles ont également ont une obligation de retour sur investissement qui n’existait pas jusqu’alors » précise Mathieu Zamanian, directeur général France d’EF Corporate Solutions, entité dédiée à la formation linguistique des entreprises du Groupe EF.

Un plan de formation moins rapide à mettre en place

De fait, les DRH ont privilégié, dans le plan, les formations métiers au détriment des formations en langues, ces dernières pouvant être choisies directement par leurs salariés dans le cadre du CPF. Moins facile à mettre en place, le plan de formation doit désormais aussi obtenir l’aval des partenaires sociaux, ce qui ralentit l’action des services RH. « Les RH font des arbitrages pédagogiques mais aussi financiers pour inclure les formations de leurs salariés dans un dispositif ou un autre» poursuit le directeur d’Adomlingua.

Si le plan de formation perd du terrain pour les formations en langues,, le CPF rencontre quant à lui un succès croissant. Cependant, « les entreprises françaises ont longtemps envisagé la formation en langues comme une taxe et non comme un investissement, relève Mathieu Zamanian. Les autres pays n’ayant pas eu cette obligation d’investir ont rapidement compris l’importance des formations en langues et les bénéfices que des dernières offraient sur les résultats de l’entreprise ». Il est vrai que durant des années, nos entreprises ont plutôt eu tendance à dépenser plutôt qu’investir puisqu’elles avaient le budget pour le faire.

Baisse du plan au profit du CPF

« Nous constatons une baisse de la demande de formation en langue financée par le plan de formation de l’ordre de 50%. Pour une demande de formation dans le cadre du plan, nous en enregistrons 5 ou 6 dans le cadre du CPF. Pour certains organismes de formation positionnés uniquement sur le plan, la baisse d’activité peut donc être très forte » détaille Olivier Haquet. Cela étant, les organismes ayant travaillé dans une logique de ROI aussi bien pour leurs clients que leurs stagiaires devraient voir rapidement leurs efforts récompensés.

A l’inverse, les formations peu efficaces vont perdre du terrain : « La France est le pays qui compte le plus de modalités d’enseignements en langues : téléphone, blended learning, immersion, micro learning, stage… Notre pôle R&D a pu observer que certaines d’entre elles avaient une efficacité toute relative, conclut le directeur général d’EF Corporate Solutions, Au final, cette loi va surtout assainir le marché et lui permettre de s’engager vers de réelles méthodes d’apprentissage. Pour l’heure, les méthodes immersives et l’enseignement flexible avec un professeur disponible 24 h/24 sont les plus efficaces ».

Frédérique Guénot

Source : http://www.focusrh.com/formation/formation-professionnelle/faut-il-s-inquieter-pour-l-avenir-des-formations-en-langues-29173.html