Neurosciences et formation : Quand les neurosciences enrichissent la formation professionnelle

Livre Blanc : Neurosciences et Formation

Une démarche sur mesure est souvent un fort investissement de l’entreprise pour parvenir à l’atteinte de ses objectifs stratégiques.

Transformation interne, évolution culturelle, adaptation au marché ou à la concurrence, les champs de développement de l’accompagnement du sur-mesure sont nombreux.

Nous observons l’autre pour apprendre, nous portons attention à ce qui nous entoure, nous ressentons des émotions, nous bougeons, nous dormons…
Tout cela, nous le faisons déjà, et ainsi, nous apprenons. Mais comment faire pour mieux apprendre quand nous l’avons décidé ?

Neurosciences et formation professionnelle

Neurosciences et apprentissage : Comment maximiser l’impact d’une démarche sur-mesure ?

L’approche sur-mesure intègre notamment les avancées neuroscientifiques pour piloter au mieux ces projets, particulièrement ceux de la formation professionnelle et de l’apprentissage. D’après différentes enquêtes réalisées sur le sujet, 50 % de la population pense que l’intelligence est une donnée acquise à la naissance. On fait avec ce que l’on a, en somme.
Les avancées scientifiques autour du cerveau tendent, elles, à prouver le contraire. L’individu possède 86 milliards de neurones dotés chacun de 1000 à 10000 connexions synaptiques pour communiquer entre eux.

Chaque jour, de nouveaux neurones et de nouvelles connexions se créent. Cette machinerie complexe et prodigieuse permet à tout un chacun d’apprendre, encore et toujours, si tant est que l’apprentissage utilise à bon escient les subtilités de notre cerveau.

Dans le présent document, nous avons introduit certaines connaissances en neurosciences qui ont un lien direct avec l’apprentissage. Nous partons de ces connaissances pour en déduire des principes pédagogiques que nous déclinerons ensuite dans les chapitres suivants en modalités pédagogiques.
Nous n’avons pas ici pour but de dresser un inventaire exhaustif des connaissances actuelles en neurosciences, mais de vous présenter comment la conception et l’animation d’une formation gagnent à s’appuyer sur les connaissances neuroscientifiques.

Source : http://www.csp.fr/etude/livre-blanc-neurosciences-formation_38.html

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Does Gamification Education Really Improve Learning?

Published by Jennifer Roland

It seems that every app you come across these days integrates gamification to some level. And that’s fine for fitness trackers or personal finance tools, but is gamification really the best method for teaching?

It turns out there is some science behind gamification education, and it might provide benefits beyond just getting students interested in the subject matter.

Games Can Increase Engagement

Students are used to playing games, earning badges for successfully completing challenges and sharing their wins with friends. The challenge of winning a level or beating an obstacle can keep them working until they can earn that achievement. Why not put that natural affinity for gaming to use with games that teach?

Because games have become so popular, it’s possible to find high-quality educational games that are based on research and appropriate pedagogy at all levels. Many of them are even free, tied into Google Apps for Education so they can easily integrate into lesson plans and grading tools. However, there are many poorly designed games created simply to cash in on the game-based learning trend. To avoid this, look for games that are created by educators or respected curriculum companies so you can be sure they’ll be well designed and will help you further learning goals.

Gamification Hits the Brain’s Pleasure Centers

Playing games can signal the release of dopamine in students’ brains when they achieve the goal set out for them, whether they’re playing a learning game or something for fun outside of class. Dopamine is a neurotransmitter that controls the reward and pleasure centers of the brain. This can help students enjoy the game and create long-lasting affinity for the subject matter they’re studying. And it can help them find enjoyment in solving complex problems and seeking out problem-solving activities, even outside of games.

Again, though, be sure that the games you choose are well integrated into your curriculum and up to the standards your students need to achieve. Additionally, ensure the challenges the game poses align with your students’ learning levels. If it’s too easy, students won’t learn anything new. But if it’s too hard, they’ll give up before they come to a solution — and before they learn any of the intended new information.

Dopamine Helps Improve Learning

Even more important than creating a pleasurable association with learning, gamification education can actually improve learning. Dopamine is released when a person learns a new skill or interesting piece of information, and it has a role in helping move information into long-term memory. This can be the biggest benefit of integrating fun, educational games and problem-solving experiences into education — improving students’ long-term recall of information learned in a game can translate into better performance on assessments and an improved ability to connect new information to content they learned previously.

Game-Based Learning Isn’t a Panacea

With all of this evidence, it might seem that it’s time to integrate games into the curriculum immediately. But it’s important to do it with intention. For specific students, games might make more sense in courses where they’re struggling, to provide extra incentive to learn a tough subject. Reading games, for example, can help students who don’t enjoy reading build their skills and positive associations. Games can also enhance remedial courses and help students get up to grade level. Finally, games can make an impact in courses students typically enjoy less but that lend themselves to interesting exploration, such as math or science.

The key to successfully integrating gamification in the classroom is to know your students and your teachers, and choose well designed educational games that will have a strong effect on learning.

To get students invested in games, it’s important to ensure your classroom has the cutting-edge technology to keep up. Stay ahead of all the latest educational technology solutions here.

source : https://insights.samsung.com/2016/07/19/does-gamification-education-really-improve-learning/

Difficultés d’apprentissage, Alzheimer : voilà l’effet que les nourritures trop grasses produisent sur le cerveau des enfants

La consommation excessive d’aliments trop gras et trop sucrés n’est pas sans liens avec les problèmes de développement du cerveau des enfant et des adolescents. Une étude publié dans le journal Molecular Psychiatry démontre que la malbouffe réduit le taux de protéines qui joue un rôle vital dans le cerveau en développement des jeunes.

Atlantico : Une étude publiée hier par le journal Molecular Psychiatry montre que l’abus de nourriture trop grasse, sucrée chez les enfants augmente leurs risques de développer des maladies neurologiques, des dépressions, des difficultés d’apprentissage et même développer une maladie d’Alzheimer précoce. Quelle est l’action de cet abus de « malbouffe » sur le cerveau des enfants et des adolescents ?

Arnaud Cocaul : On doit se rendre compte que les organes communiquent les uns avec les autres et que le cerveau sert de chef d’orchestre. Cette unité centrale recueille toutes les données périphériques et dans ce qui nous concerne, les informations issues du tube digestif et donc de notre alimentation, les intègrent via le tronc cérébral dans l’hypothalamus. Une alimentation mal équilibrée prise de façon chronique a forcément une incidence délétère au long cours en aboutissant à des excès de nutriments comme certaines graisses et certains sucres, un appauvrissement en vitamines et minéraux.

Cela a été appelé « les calories vides » dans le sens pauvreté nutritionnelle. Le cerveau des adolescents et encore plus des enfants est une éponge sensible à toutes les expérimentations y compris alimentaires. Un cerveau en devenir peut être abimé par cette alimentation défectueuse. On constate l’explosion de maladies neurodégénératives comme l’autisme et d’autres troubles du spectre autistique comme le syndrome d’Asperger, les troubles de l’attention, les scléroses en plaque, les maladies de Parkinson… Les chercheurs établissent des liens de plus en plus étroits entre ces maladies et les maladies du tissu adipeux comme l’obésité ou le surpoids. l’excès de graisses, de sucres rapides semble impacter les capacités cognitives des individus comme cela est constaté sur des animaux de laboratoire comme les souris.

L’étude réalisée par les chercheurs a porté sur des souris jeunes et « adolescentes ». Peut-on dire que la malbouffe est à l’origine de dysfonctionnements dans le développement du cerveau ?

Je pense que l’on peut évoquer une responsabilité de l’alimentation dans certaines pathologies neurologiques. On sait également que l’alimentation industrielle est une nourriture préparée avec des dates limite de consommation optimisées afin de plaire aux consommateurs. Cette nourriture préparée est contenue dans des récipients ou des emballages qui peuvent par le biais de nanoparticules faire diffuser des substances du contenant au contenu et donc être assimilables par le tube digestif des mangeurs. Il y aura ensuite diffusion de ces substances quasi indétectables de l’intestin vers le cerveau.

Quelles sont les maladies auxquelles un enfant s’expose s’il abuse de la malbouffe ?

On cite au premier plan l’obésité pour certains enfants plus sensibles à l’environnement que d’autres. C’est la rencontre entre l’environnement et les gènes. On peut citer les apnées du sommeil chez les enfants en net surpoids, les maladies de surcharge articulaire avec les entorses, les pathologies des articulations portantes (les genoux et les chevilles en priorité), les problèmes métaboliques comme le diabète de type 2 dont l’incidence explose dans le monde en parallèle de l’obésité. On citera l’hypertension artérielle rare mais qui existe chez les jeunes. Et ne négligeons pas les atteintes psychologiques liées à la mésestime de soi et source de souffrance authentique. Les maladies neurologiques comme les troubles de l’attention peuvent être des maladies s’intégrant dans les perturbations de notre environnement alimentaire. On répète encore une fois l’importance de la nutrition de la femme enceinte qui imprègne son enfant et commence à le formater pour le futur. Des maladies de l’adulte prennent ainsi naissance dans la façon dont la mère a nourri son enfant in utero (concept de l’origine développementale des maladies de l’adulte).

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/difficultes-apprentissage-alzheimer-voila-effet-que-nourritures-trop-grasses-produisent-cerveau-enfants-arnaud-cocaul-fast-food-2881210.html#GFjGe4rweXijWO4z.99

Les capacités de concentration face aux nouvelles générations connectées

L’attention désigne le fait de pouvoir concentrer volontairement l’esprit sur un objet déterminé. Variable selon les personnes et évolutive au fil des générations, l’attention semble de plus en plus difficile à capter avec les jeunes générations, connectées depuis l’enfance. Et pourtant, le numérique possède en lui-même un vaste potentiel didactique de concentration sur le cerveau.

La concentration à l’ère du numérique

L’attention est une ressource cognitive limitée, entraînant un effort s’étalant sur une période d’une durée variable selon les personnes, et qui n’est pas constante. Ce potentiel de concentration du cerveau semble évolutif à l’échelle humaine, et plutôt dans le mauvais sens avec les dernières générations. Ainsi selon une étude de Microsoft, les « digital natives » connectés depuis l’enfance sont soumis en permanence à un déluge d’informations, qui réduit fortement leur potentiel d’attention par rapport à leurs ainés : 8 secondes en moyenne, soit une seconde de moins qu’un poisson rouge…

Par ailleurs, contrairement à une idée répandue, les jeunes générations ne sont pas plus capables de se livrer efficacement à des activités multi-tâches. Même s’il reste possible de lire un livre devant la télé, le cerveau est obligé de se livrer à une coordination moins performante et plus rapidement fatigante. Toutefois, il est plus simple de rester concentré sur un sujet hautement stimulant, qui permet à l’attention de se focaliser efficacement sur celle-ci et de faire abstraction du reste. En clair, il vaudrait toujours mieux faire quelque chose de passionnant plutôt que des tâches ennuyeuses.

L’e-learning, une solution efficace pour retenir l’attention

L’attention étant naturellement limitée et fortement influençable, il est aisé de rapidement la perdre. Le morcellement d’une information entre des parties théoriques et pratiques sans connexions apparentes est ainsi l’une des meilleures manières pour perdre l’attention d’une assemblée. Les apprenants sont obligés d’intégrer dans leur mémoire immédiate des informations théoriques peu représentatives, avant de pouvoir les appliquer. L’idéal est plutôt de rassembler toutes les informations dans un ensemble cohérant et percutant, susceptible de conserver l’attention.

Et l’e-learning est particulièrement adapté pour capter l’attention. Illustrations numériques, animations, expériences pratiques, ou encore gamification fournissent à l’apprenant une série d’outils qui échappent souvent à l’apprentissage frontal traditionnel : illustration des faits exposés, applications immédiates, images, son, parole, entraînements, jeux, expériences, autant d’éléments qui captent l’attention de l’apprenant et le sollicitent pour s’impliquer dans l’apprentissage. De quoi éviter de s’endormir au fond d’une salle… Tout en étant paradoxalement hors d’un lieu de formation classique.

Si capter l’attention est essentiel dans une optique didactique, il ne s’agit toutefois que de la première étape. Comprendre les notions évoquées, les retenir et être capable de les restituer font appel à d’autres facultés du cerveau, où la mémoire tient une place prépondérante, là aussi très variable selon les personnes.

source : http://www.educadis.fr/soutien-scolaire/news-soutien-scolaire-elearning/e-learning-les-capacites-de-concentration-face-aux-nouvelles-generations-connectees

Sciences cognitives et apprentissage : 5 dossiers sur la question

1. Les grands courants théoriques de l’enseignement et de l’apprentissage : du conditionnement au réseau social d’apprentissage

https://solerni.org/blog/2016/01/dossier-sciences-cognitives-et-apprentissage-25/#.Vqar4lPhCEI

2. De la découverte du neurone aux neurosciences cognitives

https://solerni.org/blog/2016/01/dossier-sciences-cognitives-et-apprentissage-25/#.Vqar4lPhCEI

3. A la base de l’apprentissage, la plasticité synaptique : le réseau comme base du savoir !

https://solerni.org/blog/2016/02/dossier-sciences-cognitives-et-apprentissage-35/

4. La neuro-pédagogie nous permettra-t-elle de mieux apprendre ?

https://solerni.org/blog/2016/02/dossier-sciences-cognitives-et-apprentissage-45/

5. Méfiez-vous neuromythes : notre cerveau se trompe sur lui-même !

https://solerni.org/blog/2016/02/dossier-sciences-cognitives-et-apprentissage-55

Source : https://solerni.org/blog/

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Les 12 lois du cerveau, conseils pour le formateur

Reconnu comme l’un des plus grands neuroscientifiques de notre époque,  John Medina démystifie certaines de nos idées reçues concernant le fonctionnement du cerveau et nous livre de nombreux conseils, non seulement pour améliorer nos pratiques professionnelles, mais aussi pour notre développement personnel.
Cet article résume les quelques point de cet ouvrage qui concernent l’apprentissage chez l’adulte.

PUIS-JE AVOIR 10 MINUTES D’ATTENTION ?

Lorsque nous nous intéressons à quelque chose, notre niveau optimal d’attention ne peut  dépasser la durée de 10 minutes, puis il tombe en chute libre en l’espace de quelques secondes, même pour un sujet passionnant.
Notre cerveau passe ensuite en mode multitâches, c’est à dire qu’il devient très vulnérable aux perturbations provenant de l’extérieur : bruits, mouvements, autres idées… Et lorsque nous exécutons plusieurs tâches en même temps, chacune de ces tâches est effectuée avec une perte de performance.
Bien que le mythe du multitâches soit valorisé par nos croyances, l’être humain est incapable biologiquement d’exécuter plusieurs actes simultanés qui demandent la focalisation de l’attention ; ceci est un fait prouvé scientifiquement.
Une étude a montré qu’il suffisait de tendre une main pour prendre un objet, en conduisant, pour multiplier le risque d’accident par 9 !
Mais alors, comment faire maintenir l’attention durant une formation de plusieurs jours ?

Heureusement il existe des parades, que John Medina appelle « hameçons », capables de réactiver l’attention.
La première parade est la création d’émotions. Les émotions réveillent. Lorsqu’on ressent une émotion, tout le reste est mis de côté. Ainsi la peur, la joie, la nostalgie, la curiosité… et toute la palette des émotions, fonctionnent bien pour restaurer l’attention.
L’expérience de la publicité est la plus parlante pour constater l’effet des émotions : un mannequin bâti  comme un Dieu grec qui plonge dans l’eau pour faire la promotion d’un parfum… Mais quel est le rapport entre le parfum, le mannequin et l’eau ? Aucun rapport, il fallait juste stimuler en vous des émotions positives pour que vous vous souveniez du parfum !
La deuxième parade consiste à donner la priorité au sens des messages et à laisser les détails pour la fin. Assimiler les détails nécessite un effort cognitif important et nous sommes prêts à consacrer des énergies uniquement à des choses qui ont du sens pour nous.

LA MÉMOIRE DE COURT TERME, LE MAILLON FAIBLE

Environ 90% de l’information transmise en formation est oubliée 30 jours plus tard et 90% de l’oubli a lieu quelques heures après la formation.
C’est un affreux constat, mais si les apprenants oublient rapidement c’est aussi parce que nos formations ne respectent pas toujours les rythmes d’assimilation de l’information.  Déjà dans les années 50, les recherches de Georges Miller nous ont appris que notre mémoire de court terme ne peut traiter qu’une moyenne de 7 nouveaux éléments d’information, pendant une durée d’environ 20 à 30 secondes. Et si pendant ce laps de temps il n’arrive rien de réellement intéressant ou l’information n’a pas de sens pour nous, l’info est perdue…
Il faut accepter le fait que le cerveau a besoin de pauses pour digérer les informations. Nos formations sont trop souvent soumises au principe du « gavage » et celui-ci ne permet pas le temps nécessaire de relier les informations les unes aux autres.
Les émotions peuvent nous aider aussi côté mémoire : il a été constaté que plus le souvenir a un caractère personnel, mieux il sera imprimé dans notre mémoire. Lorsque nous sommes gais, ou tristes, ou étonnés, nous nous souvenons mieux et plus longtemps.
Le rôle des émotions dans l’apprentissage plaide de manière évidente en faveur des formations ludiques, ou organisées dans des lieux insolites, ou animées dans des conditions originales.
Mais cela ne suffit pas à éviter la fuite provoquée par les limites de la mémoire de court terme, il est indispensable d’utiliser la répétition.  Cette solution a l’air assez triviale mais il ne s’agit pas de répéter à la lettre ce qui a déjà été dit, il s’agit plutôt, selon le type de message et de sa complexité, de le reprendre sous un autre angle, de reformuler, de résumer, ou de faire résumer, à différents moments du parcours d’apprentissage.

LA MÉMOIRE DE LONG TERME, CE N’EST PAS POUR LA VIE

Du point de vue neuronal, la consolidation systémique, c’est à dire le passage d’un souvenir de la mémoire de court terme à la mémoire de long terme, se fait grâce aux échanges répétés de données entre le cortex et l’hippocampe, jusqu’au jour où l’hippocampe décide d’interrompre la connexion et que la mémoire se consolide dans le cortex.
Ce processus peut demander des années ! (on l’appelle « expérience »). Cependant, ce processus n’est pas robuste à 100% et le souvenir n’est jamais vraiment stabilisé.
Il n’y a pas de secrets, pour améliorer la fiabilité de la mémoire de long terme il faut l’alimenter sans cesse, à intervalles régulières avec de nouvelles informations, qui viendront compléter ou modifier les représentations mentales existantes.

LES 5 SENS, ENSEMBLE C’EST MIEUX

Les apprenants soumis aux environnements multi-sensoriels retiennent plus longtemps et leurs souvenirs sont plus précis de ceux des personnes qui utilisent un seul sens. Dans la résolution de problèmes, les groupes sollicités par des inputs multi-sensoriels produisent des solutions plus rapides et plus créatives.
L’intérêt de la formation multimédia est donc confirmé, mais le principe de la multimédialité doit être complété par d’autres principes :

  • Principe de la contiguïté temporelle : les mots et les images doivent être présentés en même temps.
  • Principe de la contiguïté spatiale : les mots et les images doivent être présentés proches l’un de l’autre (dans la même page ou le même écran.)
  • Principe de la cohérence : il faut exclure toute information qui n’a pas de lien direct avec l’information principale.
  • Principe de la modalité : on apprend mieux d’une image complétée par une narration orale plutôt que d’une image complétée par un texte écrit.

NOUS NE VOYONS PAS AVEC LES YEUX MAIS AVEC LE CERVEAU !

La vision représente 50% de l’activité cérébrale. Cette tendance est si forte que nous tentons de visualiser ce qu’un texte dit.
Le cerveau traite les textes et les images de manière très différente. Sans rentrer dans le détail du processus de traitement, il faut savoir qu’en moyenne on retient 10% des informations présentées oralement, mais si on y ajoute une image le score peut atteindre 65%.
Ce phénomène est expliqué par le simple fait que le cerveau reconnaît les mots comme plusieurs petites images, donc le traitement par la mémoire de travail est plus laborieux.
En regardant une vieille photo, oubliée depuis des années au fond d’un tiroir, nous voyons des gens dont nous avons oublié le nom et puis, petit à petit, les choses reviennent… L’image a des capacités phénoménales de rappeler des événements passés, en agissant sur la mémoire épisodique.
Les images sont particulièrement efficaces pour communiquer des concepts abstraits, par exemple, les idée comme la  « liberté » ou la « qualité », qui demandent des phrases entières pour y attribuer du sens, peuvent être représentées par une seule image.
En revanche, il existe encore un doute à propos de l’apprentissage des langues, qui semblerait apprécier mieux d’autres médias.
Pour en conclure avec la vue, si vous voulez bien faire passer les messages, revoyez vos PowerPoint ; d’après les spécialistes de la communication, il semblerait que dans les présentations qu’on voit dans les entreprises on compte en moyenne 40 mots par slide, et c’est trop !

LES PARTICULARITÉS DU SENS OLFACTIF

Les scientifiques savent depuis longtemps qu’une odeur peut à elle seule raviver plusieurs souvenirs même très lointains.
John Medina nous explique que, contrairement aux récepteurs visuels qui sont protégés par la cornée et les auditifs défendus par le tympan, les récepteurs olfactifs sont démunis de protections et sont dirigés directement vers leurs destinations (le centre des émotions et une région cérébrale impliquée dans la prise de décision) sans passer par le centre de tri appelé thalamus.
Dernière idée : Essayons de nourrir des réflexions qui vont au-delà de nos environnements d’apprentissages actuels, liés aux informations visuelles et auditives. Ajoutons-y un maximum de stimuli sensitifs.

Téléchargez l’article : http://www.learningbydoing.fr/site/wp-content/uploads/2016/02/Article_les12LoisDuCerveau-2.pdf

Source : http://www.learningbydoing.fr/formations-efficaces/?utm_campaign=Article+12+lois+du+cerveau&utm_content=Les+12+lois+du+cerveau+-+Extrait+du+livre+de+John+Medina&utm_medium=Emailing+via+Message+Business&utm_source=Message+Business

Décloisonner le modèle d’apprentissage 70:20:10 à l’aide du Digital Learning : la solution formation 100% gagnante !

Le modèle 70:20:10 : qu’est-ce qui se cache derrière ces chiffres ?

C’est au milieu des années 90 que le modèle 70:20:10 trouve son origine, fruit du travail de recherche mené par Morgan McCall, Robert Eichinger et Michael Lombardo du ‘Centre for Creative Leardership’ en Caroline du Nord.
    • 10% de notre apprentissage provient d’un mécanisme d’apprentissage conscient, structuré et formel, à travers un programme défini et encadré par un formateur, que ce soit en classe, en atelier ou encore via le e-learning.
    • 20% de notre apprentissage se fait au travers de nos interactions sociales, par le biais d’échanges avec notre entourage, nos collègues, notre propre réseau…
    • 70% de notre apprentissage se fait de façon informelle, au travers de nos expériences et pratiques de tous les jours : « on the job ».
En résumé, nos savoirs proviennent à 90% de l’apprentissage informel !

Considérer le modèle 70:20:10 comme un cadre, et non une formule…

Force est de constater que ce modèle, cloisonné en 3 parties distinctes (chacune d’elle correspondant à un temps de ), soulève un paradoxe évident pour les entreprises. En effet, les services formation consacrent l’essentiel de leur budget à la formation formelle qui ne représente en réalité que 10% des besoins d’apprentissage des collaborateurs (présentiel, classe virtuelle, module …)

Le Digital Learning pour décloisonner le modèle 70:20:10 et aboutir à un processus d’apprentissage réussi

Pour aboutir à un processus d’apprentissage réussi, l’entreprise doit donc proposer et multiplier les opportunités d’apprentissage qui sortent des modèles traditionnels et structurés, en intégrant dans le même temps formel et informel à l’environnement de travail, faisant ainsi voler en éclats les barrières des 3 types de formation.
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