Le plan 500 000 : moins d’argent pour la formation des salariés, pas plus d’emplois pour les chômeurs

mars 28 2017

« Entre janvier 2016 et janvier 2017, on constate + 27 900 demandeurs d’emploi en catégories A, B et C et + 61 000 en catégorie D, c’est-à-dire en formation. C’est donc presque 100 000 demandeurs d’emploi supplémentaires à l’issue du plan 500 000. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, le plan 500 000 n’a pas fonctionné » – cabinet de Valérie Pécresse, Île-de-France.

Depuis 30 ans environ, la France se lance régulièrement dans des entreprises d’occupation des chômeurs. Succédant au traitement social du chômage des années 1980 (retraites précoces, gonflement des effectifs étudiants et occupation des chômeurs), le plan 500 000 chômeurs en formation de 2016 restera dans les annales comme une ultime tentative de camouflage de la montée du chômage entre 2012 et 2017, augmentation spécifiquement française alors que partout ailleurs dans le monde le chômage refluait.

La formation ne crée pas l’emploi mais elle peut accompagner le développement économique.

La formation ne crée pas automatiquement des emplois (sauf parfois de formateurs), elle ne peut se substituer à l’Éducation nationale défaillante, à un tissu économique d’entreprises moribondes, à la déprime collective face à l’État qui étouffe toutes les activités sous la complexité, une fiscalité très lourde et une formidable inflation bureaucratique.

La formation peut et doit accompagner le développement et la croissance du pays mais elle est bien incapable de créer du travail ex nihilo si le tissu économique et social du pays est ravagé par des mesures règlementaires, sociales ou fiscales hasardeuses.

Déshabiller Pierre pour rhabiller Paul (emploi)

Depuis 2012, en lieu et place de favoriser le développement de l’activité économique et de soutenir l’apprentissage et les embauches dans les PME/TPE (qui offrent seules de réels potentiels d’emplois), on s’est contenté de siphoner l’argent de la formation des salariés pour (s’)occuper des chômeurs.

Tant qu’en amont l’école formera à des métiers qui n’existent plus, le chômage ne baissera pas en France.

L’État et certains apprentis sorciers en éducation (ceux qui avaient déjà expérimenté les maths modernes, la méthode globale et le collège unique) ont méthodiquement déconstruit notre système scolaire pendant 40 ans. L’école est devenue à la fois inégalitaire, inefficace (toujours plus de moyens pour moins de résultats) et stigmatisante pour le monde du travail et les entreprises (considérées comme des lieux d’aliénations et d’exploitation)

À quoi bon former pour des emplois de secrétariat ou d’OS des années 1950 dans les lycées professionnels ?Dans les lycées professionnels, les formations d’employés de bureau, vendeurs ou aides comptable restent nombreuses alors que ces emplois peu qualifiés disparaissent ou mutent.

L’apprentissage a été déprimé depuis qu’en 2013, on s’est employé à retirer les aides aux petits patrons qui embauchaient des apprentis. Ces mêmes aides ont ensuite été rétablies mais le mal était fait car le signal donné aux employeurs était le suivant : « ne vous occupez plus de la formation des jeunes, l’État s’en charge ».

La formation sera une opportunité en France quand nous serons capables de favoriser l’activité des entreprises. Aujourd’hui, 2 millions de jeunes sont sans emploi, ni éducation ; ils errent dans les banlieues et les campagnes. 2 millions de salariés sont illettrés et encore 2 millions de personnes, chômeurs de longue durée, perdent leur employabilité chaque jour un peu plus.

La loi réformant la formation en 2014 a accouché d’une souris pour ces personnes non qualifiées : le socle des compétences, devenu CLÉA par la grâce des partenaires sociaux : un dispositif bureaucratique. Dérisoire, lourde et imitation inadaptée de l’école alors qu’il aurait fallu sans délai mettre en œuvre des formations totalement ouvertes, libres et faciles d’accès.

Pour sortir du chômage, il faut que les entreprises fassent des profits afin qu’elles investissent puis recrutent.

Aujourd’hui, la France utilise très peu de robots par rapport à ses grands voisins industriels (162 000 robots en Allemagne contre 34 000 en France). Un tel écart s’explique par des marges trop faibles en France mais aussi et surtout parce que les chefs d’entreprises estiment que leurs salariés ne seront pas capables d’utiliser ces nouvelles machines avec profit, faute de formation suffisante.

Ce n’est plus une réforme de la formation dont le pays a besoin mais d’une reconstruction intégrale de son système scolaire depuis l’école jusqu’à la fac.

Sans reconstruction de tout notre système éducatif, la formation restera en France un service secondaire, rare et cher, réservé à quelques ingénieurs ou techniciens hautement qualifiés. Ce service exclusif restera incapable d’accompagner les multiples défis que notre pays doit aborder pour le siècle (transformation numérique, énergétique, environnementale…).

Source :http://www.miroirsocial.com/actualite/13379/le-plan-500-000-moins-d-argent-pour-la-formation-des-salaries-pas-plus-d-emplois-pour-les-chomeurs

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Salariés : le CPA, un compte pour tous vos droits

Le gouvernement le présente comme l’un des acquis sociaux du quinquennat. Le compte personnel d’activité, créé par la loi El Khomri, entre en vigueur  jeudi 12 janvier.

Le compte personnel d’activité (CPA), c’est une nouvelle plateforme dédiée à tous les actifs que Raphaël Dardek a bien voulu tester. « Pour créer mon compte, ça me paraît assez simple. J’ai besoin de mon numéro de sécurité sociale », indique ce salarié. Nom et date de naissance, en deux minutes le compte est créé. Raphaël Dardek a désormais accès à certains de ses droits. Par exemple, il a cumulé neuf heures de formation.

Trois comptes en un

Sur la plateforme, le salarié trouve d’abord son compte de formation. Chacun peut cumuler jusqu’à 150 heures et pour ceux qui ont le moins de qualification, le compteur peut grimper jusqu’à 400 heures. Ensuite, il y a le compte de pénibilité qui mesure la pénibilité subie pendant la carrière. Il pourra donner droit à du temps partiel ou à un départ anticipé à la retraite. Enfin, le compte engagement citoyen qui enregistre les heures de bénévolat: à partir de 200 heures, du temps de formation est offert.

Voir le reportage : http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/salaries-le-cpa-un-compte-pour-tous-vos-droits_2015018.html

Le Medef va lancer une campagne de com’ sur les bienfaits de la formation en entreprise

Comme l’organisation patronale l’avait fait avec ses spots Beau Travail, elle va diffuser à la télé et la radio des programmes courts pour raconter de belles histoires de PME ayant réussi leur développement grâce à la formation professionnelle. Un sondage montre l’absence d’information des dirigeants sur le sujet.

Incroyable mais vrai, le Medef va communiquer en 2017 sur… la formation, comme il l’avait fait il y a plus d’un an sur le travail (la série intitulée Beau Travail). Au premier semestre, l’organisation présidée par Pierre Gattaz diffusera des spots à la télévision (France 3 et France 5) ainsi qu’en radio (Europe 1, France inter, BFM Business). Ces programmes courts «racontent de belles histoires de PMEfrançaises qui ont réussi leur internationalisation, leur transition numérique ou leur transition verte, grâce notamment à la formation professionnelle et la montée en compétences de leurs salariés».

Afin de mieux cibler les besoins des PME/TPE, le Medef a commandé un sondage à l’institut Elabe auprès des PME de 10 à 249 entreprises. Selon cette enquête, réalisée en décembre, 84% des TPE et PME estiment que la formation professionnelle est bien devenue un levier de performance. «Nous nous sommes penchés sur trois mutations majeures: la transformation numérique, la transition verte et l’internationalisation», détaille Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion de l’organisation patronale.

Les PME sensibilisées au défi du numérique et de la transition écologique

L’enquête dévoile que les PME considèrent aujourd’hui le numérique (à 68%) et l’écologie -enjeux énergétiques, climatiques, RSE et environnementaux- (à 58%) comme des défis majeurs. L’internationalisation apparaît en revanche comme le parent pauvre. Plus de la moitié des entreprises interrogées considèrent qu’elle ne représente pas un enjeu pour elles. Fort logiquement, seule une petite minorité de PME a donc décidé de former ses salariés sur les sujets export import.

Les résultats sont meilleurs pour le numérique (24% des entreprises ont formé la majorité de leurs salariés) et la transition verte (21% ayant formé la majorité de leurs salariés) mais encore relativement faibles. Cette frilosité pourrait s’expliquer par un manque d’informations. Seulement 63% des PME s’estiment bien informées sur les formations liées à la transition numérique et 48 % sur celles liées à l’écologie.

Le pari du Medef est donc simple: en améliorant la connaissance des chefs d’entreprise sur la formation, l’organisation incitera les PME à mieux former leurs salariés et les aidera ainsi à relever les défis de l’économie du XXIè siècle.

Par Anne de Guigné – Publié le 13/01/2017 

source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/01/13/20002-20170113ARTFIG00013-le-medef-va-lancer-une-campagne-de-com-sur-les-bienfaits-de-la-formation-en-entreprise.php

l’Afpa devient l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes

Depuis le 1er janvier 2017, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes est devenue un établissement public. Elle conserve néanmoins son acronyme « Afpa » en se transformant en agence. Il lui faut à présent organiser le transfert juridique des 116 centres détenus jusque-là par l’association et relever le défi du marché. Depuis l’ouverture à la concurrence, son chiffre d’affaires réalisé avec les régions a chuté de 20%.

Ça y est, depuis le 1er janvier 2017, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) est devenue l’Agence nationale pour la formation professionnelle. Si le sigle « Afpa » ne change pas, pour capitaliser sur la notoriété de l’organisme, son statut est totalement différent : il s’agit maintenant d’un établissement public. C’est la loi du 17 août 2015 relative à l’emploi et au dialogue social (loi Rebsamen) qui a permis cette transformation par le biais d’une habilitation donnée au gouvernement à légiférer par ordonnance. L’ordonnance en question (n°2016-1519 du 10 novembre 2016, publiée le 11 novembre 2016) crée ainsi l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes qui va assurer les missions de service public et les activités antérieurement exercées par l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. « Dès sa publication, l’ordonnance devient exécutoire mais elle est attaquable jusqu’à sa ratification, explique à Localtis Christophe Donon, directeur général adjoint de l’Afpa. D’où le projet de loi de ratification de l’ordonnance qui sera bientôt examiné par le Parlement. » Ce projet de loi a été présenté en conseil des ministres le 4 janvier 2017. Il sera examiné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 11 janvier puis en séance publique.
L’ordonnance détaille les quatre missions qui sont confiées au nouvel Epic : l’ingénierie de certification pour le compte de l’Eta ; le repérage des compétences émergentes et la conception et l’expérimentation des formations anticipatrices ; le développement d’une expertise prospective de l’évolution des compétences ; l’appui aux opérateurs chargés des activités de conseil en évolution professionnelle (CEP). L’Epic a aussi une obligation de présence territoriale pour permettre l’accès de tous à la formation. Par ailleurs, l’ordonnance prévoit la constitution de deux filiales pour mener, d’une part, une activité de formation des demandeurs d’emploi, cœur de métier historique de l’Afpa, et, d’autre part, une activité de formation des salariés.

« L’Afpa vit une nouvelle étape de son histoire »

« Suite à l’approbation par les membres du conseil d’administration et du conseil d’orientation le 22 décembre dernier, du transfert du patrimoine à l’Epic et la dissolution de l’association, l’Afpa vit une nouvelle étape de son histoire », signale un communiqué de presse de l’Afpa publié le 2 janvier qui précise que Pascale d’Artois a été nommée directrice générale de la nouvelle agence lors du conseil des ministres du 7 décembre 2016 et a pris ses fonctions le 1er janvier 2017.
Pour permettre la transformation en Epic, la question du transfert de propriété de l’immobilier utilisé par l’ancienne Afpa devait être réglée. C’est chose faite avec l’arrêté du 28 décembre 2016, publié au Journal officiel du 31 décembre. Celui-ci liste les biens immobiliers qui sont transférés au nouvel établissement : 116 centres au total. Leur valeur varie entre 303.900 euros pour le centre d’Aurillac, en Auvergne-Rhône-Alpes, à 14,4 millions d’euros pour le centre de Toulouse-Balma en Occitanie. « Mais il faut encore un acte notarié pour chaque centre, détaille Christophe Donon. Les premiers seront signés d’ici 15 jours car nous travaillons depuis le mois d’août avec un cabinet de notaires sur le sujet. Cela va s’étaler sur plusieurs semaines. » Cette question du transfert du patrimoine immobilier est posée depuis de nombreuses années. Son passage de l’Etat à l’Afpa a été compliqué. Ayant été jugé inconstitutionnel, le transfert avait été temporairement réglé en 2010 à travers la constitution de baux emphytéotiques entre l’Etat, qui possédait la majorité des centres de formation, et l’Afpa, conférant à l’association un droit réel sur les locaux.
Par ailleurs, les régions avaient la possibilité grâce à une disposition prévue dans le cadre de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale de récupérer des immeubles de l’Afpa à titre gratuit et cela jusqu’à ce qu’à sa transformation en Epic. La région Bourgogne-Franche-Comté se voit ainsi transférer le centre Afpa de Vesouls (960.000 euros) et celui de Lons-le-Saulnier (1,7 million d’euros), dans le cadre d’un arrêté publié le 31 décembre 2016. Mais au-delà de cette région, aucune autre n’a souhaité hériter des centres de l’Afpa, craignant, pour la plupart, des coûts de maintenance élevés…

Stratégie de reconquête

Malgré sa transformation en Epic et la question, maintenant réglée, de son patrimoine, l’activité de la nouvelle agence n’est pas garantie et sa situation financière reste fragile.
L’établissement a dû faire face au transfert de la commande publique aux régions en 2004, puis à l’ouverture du marché à la concurrence en 2009. « Entre 2010 et 2016, nous avons perdu un peu plus de 20% du chiffre d’affaires réalisé avec les régions, assure Christophe Donon. Cela déstabilise l’organisation mais il s’agissait d’une sorte de monopole et nous gardons une position dominante sur le marché. »
Inquiets de la création des deux filiales de droit privé, les syndicats réclament des engagements de la part de l’Etat. De ce côté, Christophe Donon se veut rassurant : « Nous allons créer un comité central d’entreprise qui aura compétence sur les trois structures pour que la gestion des ressources humaines se fasse de manière unifiée. »
Pour le directeur général adjoint de l’Afpa, maintenant que les questions structurelles sont réglées, il faut se concentrer sur la stratégie de reconquête du marché. « Derrière la transformation du statut, il y a une transformation de nos métiers à entreprendre, sur le plan pédagogique », explique-t-il. Au programme : un renouvellement des offres pour s’adapter aux besoins des entreprises (transition énergétique, numérique, nouvelles technologies industrielles…) et le développement de formations à distance. L’Afpa prépare ainsi la mise en place d’une plateforme, en partenariat avec Orange, qui lui permettra de proposer des formations organisées à la fois à distance et en présentiel (formations multimodales). « Nous sommes implantés dans tous les départements donc pour les formations en groupes en présentiel, les stagiaires n’auront pas besoin d’aller très loin, c’est une grande force », affirme Christophe Donon.

Emilie Zapalski

Références : arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux projets de site préalables au transfert de propriété de l’Etat à titre gratuit aux régions d’un ou de plusieurs immeubles utilisés par l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes, JO du 31 décembre 2016 ; arrêté du 28 décembre 2016 relatif à la liste des biens immobiliers transférés à l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes, JO du 31 décembre 2016.

Publié le lundi 9 janvier 2017

Défis, un outil pour mesurer les impacts de la formation sur les parcours

Quels sont les impacts de la formation sur les parcours professionnels, à l’heure où le vocable « sécurisation des parcours » a introduit une nouvelle dynamique ? À l’occasion de sa journée d’étude du 14 décembre [1], le Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle (CNEFP) a proposé un éclairage sur les outils d’évaluation disponibles, tel Défis, le dispositif d’enquêtes sur les formations et itinéraires des salariés, qu’il a initié en 2013.

Confié au Céreq, le dispositif d’enquêtes a déjà livré quelques enseignements sur l’organisation de la formation professionnelle avant la réforme de 2014 (voir notre article) ou le champ souvent inexploré des formations obligatoires (voir notre article). Mais l’intérêt du dispositif, financé par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) repose sur le deuxième volet de l’enquête : l’interrogation sur cinq ans d’un panel de 16 000 individus — salariés en décembre 2013 d’une des entreprises répondantes au premier volet entreprise. Avec cinq vagues d’interrogations, de l’automne 2015 à l’automne 2019, Défis devrait permettre de repérer l’ensemble des formations suivies et les changements professionnels sur la période.

Marion Lambert, chargée d’études au Céreq, a précisé que Défis permettra d’étudier finement les circonstances des transitions professionnelles, de décrire les conditions de travail et leur évolution (changement de poste, nouvelles techniques, augmentation des compétences, autonomie, etc.), les changements affectant les entreprises (restructuration, plan social) et les événements personnels (famille et santé). Ces éléments seront couplés aux informations sur la qualité des emplois, notamment la capacité à formuler un projet professionnel, la reconnaissance des compétences acquises, les relations au travail et le bien-être. La formation n’est que l’un des facteurs de transition, même si les premiers résultats indiquent que, sur 12 % des salariés ayant suivi une formation au cours de leur parcours, 57 % pensent qu’elle leur a permis de trouver un travail.

Une étude concernant les apprentissages informels sera publiée dans un Bref en février prochain. Les premiers résultats montrent, selon Marion Lambert, que « contexte organisationnel et activité de travail favorable aux apprentissages informels ne vont pas de pair, que 9 % seulement des salariés sont dans une dynamique de travail fortement propice aux apprentissages informels, et qu’il y a un effet cumulatif entre dynamique favorable aux apprentissages informels et aux formations organisées ». Cet effet est encore plus notable pour les moins qualifiés, qui voient leurs chances d’accès à la formation multipliées par huit lorsqu’ils sont dans une dynamique propice aux apprentissages informels.

Le Céreq publiera une synthèse annuelle de ses résultats, dont une prévue à la fin de l’année 2017. Une base de données sera accessible aux chercheurs, via le réseau Quételet.

Notes

[1« Entre politiques paritaires et pratiques de formation, le temps de l’évaluation ».

Source :http://www.actualite-de-la-formation.fr/une-du-sommaire/une-de-2016/defis-un-outil-pour-mesurer-les-impacts-de-la-formation-sur-les-parcours.html?

Afpa: inquiétudes sur un projet de filiale de formation de chômeurs

Paris, 6 déc 2016 – Les syndicats de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) ont exprimé mardi leur inquiétude à propos d’un projet de filiale dédiée à la formation des demandeurs d’emploi, et menacé d’une grève début 2017.

Un conseil d’administration se tiendra mercredi pour approuver les statuts de cette filiale, a précisé à l’AFP Christophe Donon, directeur général par intérim de l’Afpa, qui doit devenir un Établissement public industriel et commercial (Epic) à partir du 1er janvier 2017.

« Cette filiale ne va pas fragiliser l’Afpa mais au contraire la consolider« , a-t-il ajouté.

L’ordonnance actant le lancement de l’Epic, publiée en novembre, prévoit la création de cette deuxième filiale, en plus de celle uniquement dévolue à la formation de salariés.

La CGT, CFDT, FO, SUD et CFTC affirment mardi dans un communiqué avoir été « mises devant le fait accompli« .

Pour Christian Filliot (CGT), cette filiale signifie que « la formation des demandeurs d’emploi n’est pas considérée comme une mission de service public. Cela ouvre la voie à la marchandisation de la formation professionnelle« . « Cela va casser l’Afpa en trois parties (les deux filiales et la structure chapeautant ces filiales, NDLR) et la fragiliser encore plus« , a de son côté souligné Nathalie Tondolo (FO).

Des assemblées générales vont se tenir « d’ici la fin de l’année » dans tous les centres de l’Afpa pour discuter de cette création mais aussi des conditions de travail « qui se sont très fortement dégradées« , a souligné Bruno Peraire (CFDT).

Ces AG permettront de se prononcer sur une grève, « en début d’année prochaine si l’État ne fait rien« , a-t-il ajouté.

Le changement de statut de l’Afpa, décidé en 2015, vise à assurer la pérennité du leader de la formation professionnelle, créé en 1949. Il avait frôlé la cessation de paiement en 2012, touché de plein fouet par l’ouverture du marché à la concurrence en 2009.

Les élus du comité central d’entreprise (CCE) de l’Afpa s’étaient prononcés fin octobre contre cette transformation, émettant des craintes sur les effectifs.

Source : http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/afpa-inquietudes-sur-un-projet-de-filiale-de-formation-de-chomeurs_1857738.html

Le gouvernement va dédier 200 millions en 2017 au plan 500000 formations pour les chômeurs

Marc Landré, Publié le 03/11/2016 à 06:00

Myriam El Khomri, la ministre du Travail, de l'Emploi, du Dialogue social et aussi de la Formation professionnelle, ce mercredi après-midi à l'Assemblée lors de la séance de questions au gouvernement (REUTERS/Jacky Naegelen). Crédits photo : JACKY NAEGELEN/REUTERS
Myriam El Khomri, la ministre du Travail, de l’Emploi, du Dialogue social et aussi de la Formation professionnelle, ce mercredi après-midi à l’Assemblée lors de la séance de questions au gouvernement (REUTERS/Jacky Naegelen). Crédits photo : JACKY NAEGELEN/REUTERS

La publication du jaune budgétaire sur la formation professionnelle en annexe au projet de budget 2017 permet de faire le point sur ce secteur mal connu et objet de tous les phantasmes de la part des politiques.

Avec «le plan 500.000», la formation des chômeurs est, on le sait, l’une des priorités du gouvernement pour laquelle Myriam El Khomri entend dédier quelque 200 millions d’euros en 2017. Une thématique très politique au sujet de laquelle peu de gens comprennent quelque chose. Voici donc, en résumé, les principaux chiffres clés pour y voir plus clair sur le marché de la formation professionnelle qui concerne, au final, bien plus les salariés en exercice que les chômeurs.

» 31,59 milliards d’euros: C’est le total des fonds dédiés en 2014 à la formation professionnelle en France, selon un rapport gouvernemental annexé au projet de budget pour 2017. Une somme en hausse de 0,8% sur un an et représente donc désormais 1,48% du PIB, une part stable par rapport à 2013 mais en nette baisse par rapport à 2009 où elle était alors de 1,60%.

» +4,3%: C’est le niveau de la hausse enregistrée en 2014 des dépenses en faveur des personnes en recherche d’emploi, à 4,78 milliards d’euros, année qui a notamment été marquée par le lancement d’un plan de 100.000 formations supplémentaires à destination des chômeurs, l’ancêtre du «plan 500.000» déployé pour sa part en 2016. Mais les demandeurs d’emploi ne bénéficient, malgré cette progression, que de 15,1% des dépenses de formation, loin derrière les actifs occupés du secteur privé (42,9%), les jeunes, au travers de dispositifs ciblés (23,7%), et les agents publics (17,3%).

» 14,30 milliards d’euros: Les entreprises restent, de loin, le premier financeur de la formation professionnelle en France, avec une dépense à destination de leurs salariés qui représente 45,3% du total. Elles se situent loin devant l’État et les régions, dont la part a baissé en 2014 avec une dépense totale de 8,24 milliards (-1,7% pour l’État et -3,9% pour les Régions) pour les publics prioritaires et les chômeurs. Quant aux fonctions publiques, elles ont accordé une enveloppe de 5,48 milliards pour la formation de leurs propres agents (-1,8%). Les ménages, eux, dépensent 1,37 milliard pour leur propre formation et l’Unedic, le gestionnaire du régime d’assurance-chômage, allié à Pôle emploi, déploient une enveloppe qui s’est montée à 1,85 milliard en 2014.

» 3,5 millions: C’est le nombre de comptes personnel de formation (CPF) ouverts au 16 octobre 2016 et quelque 576.910 formations, au titre du CPF, ont fait l’objet d’un financement validé. La durée moyenne des formations suivie est 376 heures (477h pour les demandeurs d’emploi et 1387h pour les salariés).

» 4,093 milliards d’euros: ce sont les crédits budgétaires dédiés à la formation professionnelle au sein de la mission «Travail et Emploi» du projet de budget 2017. Il affiche une hausse de 410,8 millions sur un an. Un peu plus de 3,5 milliards (3538,03 millions exactement) seront dédiés aux actions spécifiques en faveur des jeunes, soit à 87% des dépenses en faveur de l’apprentissage (exonération de charges et part fixe de la ressource régionale pour l’apprentissage). Les actions destinées à l’ensemble des autres publics se monteront, elles, à un peu plus de 555 millions d’euros, dont 200 pour le seul financement étatique du «plan 500.000», 136,7 pour l’accompagnement des entreprises (essentiellement le financement de contrat de sécurisation des parcours professionnels), 110 pour la subvention annuelle (en hausse de 15 millions sur un an) de l’Afpa

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/11/03/20002-20161103ARTFIG00005-le-gouvernement-va-dedier-200-millions-en-2017-au-plan-500000-formations-pour-les-chomeurs.php