Défis, un outil pour mesurer les impacts de la formation sur les parcours


Quels sont les impacts de la formation sur les parcours professionnels, à l’heure où le vocable « sécurisation des parcours » a introduit une nouvelle dynamique ? À l’occasion de sa journée d’étude du 14 décembre [1], le Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle (CNEFP) a proposé un éclairage sur les outils d’évaluation disponibles, tel Défis, le dispositif d’enquêtes sur les formations et itinéraires des salariés, qu’il a initié en 2013.

Confié au Céreq, le dispositif d’enquêtes a déjà livré quelques enseignements sur l’organisation de la formation professionnelle avant la réforme de 2014 (voir notre article) ou le champ souvent inexploré des formations obligatoires (voir notre article). Mais l’intérêt du dispositif, financé par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) repose sur le deuxième volet de l’enquête : l’interrogation sur cinq ans d’un panel de 16 000 individus — salariés en décembre 2013 d’une des entreprises répondantes au premier volet entreprise. Avec cinq vagues d’interrogations, de l’automne 2015 à l’automne 2019, Défis devrait permettre de repérer l’ensemble des formations suivies et les changements professionnels sur la période.

Marion Lambert, chargée d’études au Céreq, a précisé que Défis permettra d’étudier finement les circonstances des transitions professionnelles, de décrire les conditions de travail et leur évolution (changement de poste, nouvelles techniques, augmentation des compétences, autonomie, etc.), les changements affectant les entreprises (restructuration, plan social) et les événements personnels (famille et santé). Ces éléments seront couplés aux informations sur la qualité des emplois, notamment la capacité à formuler un projet professionnel, la reconnaissance des compétences acquises, les relations au travail et le bien-être. La formation n’est que l’un des facteurs de transition, même si les premiers résultats indiquent que, sur 12 % des salariés ayant suivi une formation au cours de leur parcours, 57 % pensent qu’elle leur a permis de trouver un travail.

Une étude concernant les apprentissages informels sera publiée dans un Bref en février prochain. Les premiers résultats montrent, selon Marion Lambert, que « contexte organisationnel et activité de travail favorable aux apprentissages informels ne vont pas de pair, que 9 % seulement des salariés sont dans une dynamique de travail fortement propice aux apprentissages informels, et qu’il y a un effet cumulatif entre dynamique favorable aux apprentissages informels et aux formations organisées ». Cet effet est encore plus notable pour les moins qualifiés, qui voient leurs chances d’accès à la formation multipliées par huit lorsqu’ils sont dans une dynamique propice aux apprentissages informels.

Le Céreq publiera une synthèse annuelle de ses résultats, dont une prévue à la fin de l’année 2017. Une base de données sera accessible aux chercheurs, via le réseau Quételet.

Notes

[1« Entre politiques paritaires et pratiques de formation, le temps de l’évaluation ».

Source :http://www.actualite-de-la-formation.fr/une-du-sommaire/une-de-2016/defis-un-outil-pour-mesurer-les-impacts-de-la-formation-sur-les-parcours.html?

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