M6 poursuit sa logique de diversification. Après avoir multiplié les rapprochements avec les acteurs de l’e-commerce, le groupe audiovisuel vient d’acquérir 34 % du capital d’Elephorm, une start-up spécialisée dans la production de contenus vidéo en #e-learning. Le groupe ambitionne-t-il de lancer une chaîne dédiée à la #formation ? La réponse de Valéry Gerfaud, directeur général de M6 Web.

Pourquoi avez-vous pris une participation au sein d’Elephorm ?

Nous avons constaté que le marché de l’e-learning avait des sous-jacents de développement intéressants et pérennes. Puisque nous connaissions peu ce secteur, nous avons identifié des partenaires capables de nous accompagner. La société Elephorm, qui conçoit des contenus vidéos en e-learning avait, de part son activité de production, un ADN proche du nôtre. Nous avons donc choisi de prendre une part minoritaire mais significative dans son capital – 34 %, pour être précis – afin de les aider à grandir, à la fois sur le marché BtoC et BtoB.

La formation est pourtant éloignée de votre cœur de métier…

C’est un nouveau métier pour nous ! Mais depuis son lancement il y a presque 30 ans, le groupe M6 s’inscrit dans une logique de diversification. Depuis 2010, nous sommes, par exemple, actionnaire de MonAlbumPhoto.fr, qui a récemment vu son chiffre d’affaires exploser. Nous éditons également de nombreux portails thématiques dont PasseportSanté.net et Radins.com.

Quelles synergies pourraient être développées entre Elephorm et M6 ?

M6 ne sera pas un actionnaire dormant. Notre volonté est d’aider Elephorm à produire davantage de contenus vidéo, de meilleure qualité et encore plus rapidement. S’appuyer sur cette société pour lancer une chaîne TV de formations n’est pas dans nos priorités. D’autant qu’aujourd’hui, le modèle économique d’Elephorm, qui repose sur des abonnements payants, n’est pas compatible avec le modèle gratuit de notre chaîne. Pour nous, cette prise de participation est surtout l’occasion de mettre un premier pied dans un secteur à très fort potentiel : la formation.

Par Aurélie Tachot