Difficultés d’apprentissage, Alzheimer : voilà l’effet que les nourritures trop grasses produisent sur le cerveau des enfants


La consommation excessive d’aliments trop gras et trop sucrés n’est pas sans liens avec les problèmes de développement du cerveau des enfant et des adolescents. Une étude publié dans le journal Molecular Psychiatry démontre que la malbouffe réduit le taux de protéines qui joue un rôle vital dans le cerveau en développement des jeunes.

Atlantico : Une étude publiée hier par le journal Molecular Psychiatry montre que l’abus de nourriture trop grasse, sucrée chez les enfants augmente leurs risques de développer des maladies neurologiques, des dépressions, des difficultés d’apprentissage et même développer une maladie d’Alzheimer précoce. Quelle est l’action de cet abus de « malbouffe » sur le cerveau des enfants et des adolescents ?

Arnaud Cocaul : On doit se rendre compte que les organes communiquent les uns avec les autres et que le cerveau sert de chef d’orchestre. Cette unité centrale recueille toutes les données périphériques et dans ce qui nous concerne, les informations issues du tube digestif et donc de notre alimentation, les intègrent via le tronc cérébral dans l’hypothalamus. Une alimentation mal équilibrée prise de façon chronique a forcément une incidence délétère au long cours en aboutissant à des excès de nutriments comme certaines graisses et certains sucres, un appauvrissement en vitamines et minéraux.

Cela a été appelé « les calories vides » dans le sens pauvreté nutritionnelle. Le cerveau des adolescents et encore plus des enfants est une éponge sensible à toutes les expérimentations y compris alimentaires. Un cerveau en devenir peut être abimé par cette alimentation défectueuse. On constate l’explosion de maladies neurodégénératives comme l’autisme et d’autres troubles du spectre autistique comme le syndrome d’Asperger, les troubles de l’attention, les scléroses en plaque, les maladies de Parkinson… Les chercheurs établissent des liens de plus en plus étroits entre ces maladies et les maladies du tissu adipeux comme l’obésité ou le surpoids. l’excès de graisses, de sucres rapides semble impacter les capacités cognitives des individus comme cela est constaté sur des animaux de laboratoire comme les souris.

L’étude réalisée par les chercheurs a porté sur des souris jeunes et « adolescentes ». Peut-on dire que la malbouffe est à l’origine de dysfonctionnements dans le développement du cerveau ?

Je pense que l’on peut évoquer une responsabilité de l’alimentation dans certaines pathologies neurologiques. On sait également que l’alimentation industrielle est une nourriture préparée avec des dates limite de consommation optimisées afin de plaire aux consommateurs. Cette nourriture préparée est contenue dans des récipients ou des emballages qui peuvent par le biais de nanoparticules faire diffuser des substances du contenant au contenu et donc être assimilables par le tube digestif des mangeurs. Il y aura ensuite diffusion de ces substances quasi indétectables de l’intestin vers le cerveau.

Quelles sont les maladies auxquelles un enfant s’expose s’il abuse de la malbouffe ?

On cite au premier plan l’obésité pour certains enfants plus sensibles à l’environnement que d’autres. C’est la rencontre entre l’environnement et les gènes. On peut citer les apnées du sommeil chez les enfants en net surpoids, les maladies de surcharge articulaire avec les entorses, les pathologies des articulations portantes (les genoux et les chevilles en priorité), les problèmes métaboliques comme le diabète de type 2 dont l’incidence explose dans le monde en parallèle de l’obésité. On citera l’hypertension artérielle rare mais qui existe chez les jeunes. Et ne négligeons pas les atteintes psychologiques liées à la mésestime de soi et source de souffrance authentique. Les maladies neurologiques comme les troubles de l’attention peuvent être des maladies s’intégrant dans les perturbations de notre environnement alimentaire. On répète encore une fois l’importance de la nutrition de la femme enceinte qui imprègne son enfant et commence à le formater pour le futur. Des maladies de l’adulte prennent ainsi naissance dans la façon dont la mère a nourri son enfant in utero (concept de l’origine développementale des maladies de l’adulte).

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/difficultes-apprentissage-alzheimer-voila-effet-que-nourritures-trop-grasses-produisent-cerveau-enfants-arnaud-cocaul-fast-food-2881210.html#GFjGe4rweXijWO4z.99

Publicités

, ,

  1. Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :