DOSSIER. Les entreprises face à la réforme de la formation professionnelle


Nice matin – Publié le jeudi 26 février 2015 à 10h10

L’enjeu est considérable pour les chômeurs, les salariés mais aussi les chefs d’entreprise. Les nouvelles mesures vont-elles rebattre les cartes d’un système inadapté ?

Les partenaires du Club de l’Eco de Var-Matin ont découvert, à l’occasion d’un petit-déjeuner consacré à la réforme de la formation professionnelle, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, le centre Afpa de La Valette.

L’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) relève du statut de 1901 et de l’économie sociale et solidaire. Elle est née le 11 janvier 1949. Au plan national, elle réalise environ 800 millions d’euros de chiffre d’affaires (dont 60 en Paca) et compte 8.500 salariés (50 % de formateurs).

L’Afpa dispose de près de deux cents sites dans l’Hexagone dont neuf en Paca.

France Schuller dirige le centre de Toulon-La Valette et ses 70 salariés. Plus de 1.500 stagiaires (âgés de 18 à 55 ans) le fréquentent chaque année, soit 400 personnes en permanence sur le site.

Plus de 80 d’entre eux y sont hébergés. «Nous assurons des formations pour des demandeurs d’emploi (63 %) et des salariés. Nous avons des formations diplômantes (du niveau 5 soit CAP au niveau 2 soit bac+ 4) »,explique France Schuller. Le taux moyen de placement des 1.500 stagiaires avoisine les 60%.

Les métiers traditionnels forment le cœur de l’activité de l’Afpa. Mais les stagiaires découvrent les nouveaux matériaux, les normes en vigueur et les techniques innovantes.

Comment se porte l’Afpa ?

Plutôt bien, notamment en Paca. Nous allons développer des formations autour des métiers de la transition énergétique et du label Reconnu garant environnement (RGE). Ce sont des formations de trois jours. C’est très important car un client qui fait appel à une entreprise ainsi labélisée peut défiscaliser le montant des travaux réalisés.

Pourquoi les métiers de community manager ou webmaster par exemple ne figurent-ils pas à votre catalogue qui compte tout de même 128 métiers ?

Notre cœur d’activité, ce sont les métiers traditionnels. Mais nos formations permettent aux stagiaires d’être, dans ces métiers, à la pointe de la technique, des nouveaux matériaux, des nouvelles normes et des dernières innovations. Toutefois, nous assurons des formations dans les métiers que vous citez mais nous les appelons infographistes ou techniciens informatiques. À la fin de la formation, ils ont un titre professionnel.

Comment élaborez-vous une nouvelle formation ?

C’est une commission paritaire nationale qui le décide en partenariat avec les branches professionnelles. Nous répondons ainsi au mieux aux besoins qui émergent. Il y a un second niveau de décision : celui qui répond à des besoins locaux. Cela peut même être du « sur mesure » pour les entreprises.

Est-il aisé de trouver des formateurs ?

Non et c’est même très difficile de trouver de bons formateurs dans certains métiers en tension. Tous doivent compter un minimum de cinq ans d’expérience dans ce domaine. Et tous ne sont pas de bons pédagogues. On en cherche régulièrement.

Assurez-vous des formations aux futurs auto-entrepreneurs ?

Nous assurons des formations qui permettent à des personnes de créer leur auto-entreprise. Il est fréquent qu’un stagiaire formé à un métier (comme par exemple la ferronnerie) décide de créer sa propre activité. Notamment dans le Var.

Organisez-vous des formations dans le domaine du management ?

Ce n’est pas notre cœur de métier. Mais nous développons , par ailleurs les métiers du commerce et de la vente.

Quels sont les métiers qui assurent le meilleur taux de placement ?

Cuisinier ou gestionnaire de paie ou bien encore les conducteurs de travaux dans le bâtiment, en dépit de la crise. Car la crise fait que, par exemple, pour les maçons, c’est plus difficile. Nous avons mis en place une formation de technicien supérieur d’économiste de la formation et les signes sont bons. Il n’y a pas de chômage non plus pour les électriciens et les plombiers.

Et les métiers des services à la personne ?

Pas dans le Var où l’offre est suffisante mais dans les Alpes-Maritimes, c’est un secteur porteur.

Source : http://www.nicematin.com/le-club-eco/dossier-les-entreprises-face-a-la-reforme-de-la-formation-professionnelle.2118693.html

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