Produire et former ses salariés plus efficacement grâce au serious game


http://www.usine-digitale.fr

Par – Publié le 16 septembre 2014, à 10h44

Une agence publique allemande propose à de grandes entreprises comme Lufthansa ou Vodafone les services d’informaticiens spécialistes du jeu vidéo pour introduire de la gamification dans leur processus de production et leur permettre de devenir plus productives.

Mais pourquoi une compagnie aérienne ou un constructeur automobile auraient-ils besoin d’un développeur de jeux vidéo ? Pour permettre à leurs employés de travailler plus efficacement, en introduisant dans le processus de production des outils venus tout droit de cet univers geek. Engage.nrw, une agence publique allemande, met en contact de grosses entreprises avec un réseau de 25 informaticiens, spécialistes du développement de jeu vidéo.

Une trentaine de contrats ont déjà été signés entre ces travailleurs indépendants et des groupes comme Lufthansa, Vodafone, Deutsche Telekom ou Adidas. Stefanie Waschk, la directrice de l’organisme, essaye de trouver de nouveaux informaticiens pour développer le projet, aujourd’hui co-financé par l’Union européenne et la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne).

Un profil où le « joueur » peut accumuler des points

« Les développeurs créent des modules de formation interne des salariés, sur la sécurité informatique par exemple« , explique à L’Usine Digitale Stefanie Waschk, au salon DMexco sur l’économie digitale à Cologne (Allemagne). Dans de petits cours interactifs très ergonomiques, les principes de base qui permettent aux serveurs de ne pas être parasités par des virus sont expliqués. Les informaticiens  développent une page profil pour chaque employé. S’ils respectent les règles, ils accumulent sur leur compte des points, qui peuvent, entre autre, être valorisés par un système de prime.

Ces « serious games » peuvent aussi permettre d’optimiser la production d’une usine. Les développeurs créent un système informatique sur lequel les salariés enregistrent les heures auxquelles ils souhaitent prendre leurs pauses. Si un employé veut faire sa halte à 15h30, mais qu’il vaudrait mieux qu’il s’arrête à 15h45 pour la productivité de la société, le programme lui propose de retarder sa pause de 15 minutes. Si le salarié est d’accord, il emmagasine des bonus, qui peuvent, par exemple, se transformer en récompenses financières.

Lélia de Matharel

Source : http://www.usine-digitale.fr/article/produire-et-former-ses-salaries-plus-efficacement-grace-au-serious-game.N283936

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