Voies ouvertes vers le certificat fédéral de capacité


1 février 2011 – PIERRE MAYORAZ  –  Aucun commentaire

Le monde du travail souhaite une ouverture de la formation d'adultes à un maximum de professions.  DR

«Seuls nous ne sommes rien. Ensemble, nous voilà forts.» Claude Pottier, chef du Service cantonal de la formation professionnelle, et Christian Bonvin, directeur adjoint de l’Office d’orientation scolaire et professionnelle, donnent le ton qui régit le portail CFC pour adultes initié par le canton. «Pour réussir, il faut que tous les partenaires du monde du travail et de la formation tirent à la même corde. Le dispositif du portail porté par le Service cantonal de la formation professionnelle et les offices d’orientation intègre les associations professionnelles, les syndicats, les spécialistes de la formation continue et les experts, les instances de la réinsertion. Tous ces acteurs vont mettre leurs compétences et leurs relations au service d’un projet qui reprend des mesures existantes et les complète avec de nouvelles totalement en rapport avec les besoins de la population», explique Christian Bonvin.

Une communication améliorée
Tout d’abord, selon Claude Pottier, «nous répondons par ce projet aux exigences de la nouvelle loi sur la formation professionnelle qui promeut notamment la validation des acquis. Ensuite, pour un maximum d’efficacité, nous avons décidé de mieux informer le public. Nous avons ainsi édité une plaquette et créé un site internet pour faire passer le message.» Qui voudrait des renseignements plus étoffés peut aussi participer à des séances d’information ouvertes à tous sans inscription ni frais. Elles ont lieu tous les premiers lundis du mois au Centre d’information et d’orientation à Sion.

Deux entrées, quatre voies, un but

La première entrée vers le certificat fédéral de capacité, but ultime et commun de cette démarche, suppose un contrat d’apprentissage. Elle propose deux voies distinctes. La première consiste en une formation initiale raccourcie qui dure en moyenne un an de moins que le cursus d’apprentissage normal. La formation comprend classiquement des cours portant sur les connaissances professionnelles et la culture générale. Elle donne le droit de participer aux examens ordinaires de fin d’apprentissage. Cette voie s’adresse à de jeunes adultes en reconversion ou en rattrapage qui désirent entreprendre une formation complète.

La deuxième voie ou apprentissage aménagé demande une expérience professionnelle approfondie. Elle dure en principe un an de moins que la voie ordinaire. La formation se fait en cours d’emploi en groupes d’adultes qui suivent des cours théoriques. Elle s’adresse à des personnes professionnellement actives qui cherchent à se perfectionner. Comme la formation raccourcie, elle débouche sur un certificat fédéral de capacité en cas de réussite des examens. Actuellement, elle n’existe que dans les professions de la santé et du social.

La seconde entrée se pratique sans contrat d’apprentissage. Les deux voies ici proposées concernent des personnes ayant accumulé une expérience d’au moins cinq ans et des compétences spécifiques. On les suit normalement en cours d’emploi mais elles peuvent aussi concerner des personnes transitoirement en recherche d’emploi ou en réinsertion. La première voie dite examens concerne des autodidactes qui peuvent suivre des cours en école professionnelle ou en entreprise pour se mettre à niveau afin de réussir l’examen de fin d’apprentissage ordinaire.
La seconde voie, dite validation d’acquis, s’adresse à des personnes désireuses de faire un bilan de compétences, possédant une grande expérience et polyvalentes qui désirent un perfectionnement ciblé. Un dossier permet au candidat de démontrer ses qualités. Les compétences manquantes s’acquièrent au moyen de cours complémentaires. Le tout débouche sur la certification.

Un coût limité
Les candidats des deux premières entrées ne déboursent rien. Leurs frais sont réglés par leur contrat d’apprentissage. Les autres doivent payer un émolument de 200 francs et les dépens d’examen selon la profession. «Nous avons voulu limiter les frais au minimum pour ne pas risquer des renoncements dictés par le manque de moyens financiers. Nous ne sommes pas allés jusqu’à la gratuité, car ce qui est gratuit n’a très souvent pas de valeur», souligne Claude Pottier. La modestie de cet émolument tranche avec la situation antérieure qui chiffrait une validation des acquis à 3000 ou 4000 francs. Le dispositif est bien sûr aussi ouvert aux personnes en situation de réinsertion, l’accès aux prestations est évalué et attribué individuellement pour chaque étape du processus.

Source : http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/voies-ouvertes-vers-le-certificat-federal-de-capacite-9-244791

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