La formation alternative au chômage partiel reste d’actualité


 

Les partenaires sociaux, les organismes collecteurs de la formation professionnelle, la Région et Pôle-emploi ont plaidé jeudi pour le renforcement des actions de formation professionnelle mises en œuvre sil y a un an en substitution aux mesures de chômage partiel imposées par la crise. Une convention interprofessionnelle avait été signée en septembre 2009 avec l’Etat et la Région afin d’encourager les PME à former leurs salariés plutôt afin de mieux se préparer au rebond espéré de l’activité.

Le dispositif s‘adresse aux entreprises de moins de 250 salariés et bénéficie d’une mission de coordination mise en place par la DIRECCTE (direction du travail et de l’emploi) pour faciliter les démarches des entreprises. Elle fonctionne comme interlocuteur “guichet unique“ du dispositif.

Un an plus tard, le dispositif a été utilisé par dix-sept entreprises, explique Gille Picard, responsable de la mission. Toutes les entreprises peuvent faire appel à leur opérateur de formation continu en utilisant leur “droit de tirage“. C’est le cas de vingt entreprises qui ont mis en place des plans de formation en alternative au chômage partiel. Mais depuis le début de 2010, la majorité des entreprises concernées sont confrontées à des problèmes de fonds de roulement qui rendent très complexes si ce n’est impossible des actions de formation sans un appui spécifique.

C’est le cas par exemple de la société Interface de services en ingénierie (60 salariés), implantées à Roncherolles-sur le Vivier (agglomération de Rouen) qui a mis en place un plan de formation pour 10 collaborateurs qui risquaient la cessation d’activité. L’entreprise de plasturgie Manudor à Elbeuf (39 salariés) a été confrontée à la crise en 2008 avec des mesures de chômage partiel.

D’autres exemples similaires montrent que l’alternative formation à une mesure de licenciement a pu être pertinente. « Il y a maintenant moins de chômage partiel mais la question des niveaux de qualification reste prégnante », rappelle Philippe Dingeon, directeur de la DIRECCTE.

La Région de Haute-Normandie s’était engagée dès 2009 dans cette voie ayant la formation professionnelle parmi ses compétences, avec le souci « d’éviter à tout prix la rupture du contrat de travail », indique Hélène Segura, 1ère vice-présidente (PS) du conseil régional.

La convention a été signée par toutes les organisations syndicales et patronales. Un an plus tard, tous les partenaires appellent ensemble à la poursuite du dispositif. « Si la convention peut permettre aux entreprises d’aller plus loin pour la suite, on sera allé dans le bon sens », remarque Michel Masdebrieu (UD-CGT). Mais avec la CFDT,la CFTC, la CFE-CGC et même le MEDEF, les organisations syndicales ont dénoncé la contradiction du gouvernement avec ces objectifs annoncés pour la formation, alors qu’il vient de « ponctionner à coups de hache une partie des fonds des organismes paritaires, un rapt de 300 M€ », s’insurge Francis Da Costa, président du MEDEF de Haute-Normandie.

Face à ces critiques, l’Etat assure que les « ressources financières pour accompagner les plans de formation seront bien là en 2011. On pourrait même accompagner beaucoup plus d’entreprises qu’aujourd’hui », veut rassurer Philippe Dingeon.

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