Propreté : le secteur contre l’illettrisme


«Cela m’aide beaucoup au travail mais surtout dans la vie de tous les jours », relève Saïd. Comme trois autres employés du secteur de la propreté à Périgueux, il participe depuis le mois d’avril à une formation d’alphabétisation initiée par le Fonds d’assurance et de formation (FAF) du secteur de la propreté.

« L’idée est venue lorsque nous avons constaté d’importantes difficultés linguistiques chez des salariés que nous voulions inscrire dans un parcours de qualification », indique Solange Reault, chargée de mission chez FAF propreté.

 Le secteur de la propreté est l'un des seuls à s'engager dans une telle démarche.  photo jean-christophe sounalet

Savoir être de base

Depuis 2007, cette formation est dispensée par l’Institut national de formation de ligue de l’enseignement (Infrep), situé avenue Georges-Pompidou à Trélissac. Le programme orienté sur les « écrits professionnels » comprend, au total, 250 heures de formation rémunérées. « C’est un plus car ce sont souvent des gens qui travaillent à mi-temps », souligne Solange Reault. C’est aussi une motivation supplémentaire pour ces hommes et femmes qui travaillent essentiellement en horaires décalés.

Ainsi, les stagiaires apprennent à reconnaître les produits qu’ils utilisent autrement que par leur couleur, sont sensibilisés à leurs dangers mais aussi à comprendre les instructions de travail ou encore à gérer une situation de conflit. « Ce sont des savoirs de base indispensables pour être autonome dans son travail », estime Roselyne Delapchier, responsable de l’agence Infrep.

Vers une qualification

L’expérience est en tout cas valorisante. Une des stagiaires a été fière d’annoncer que ses enfants avaient remarqué qu’elle avait de moins en moins besoin de leur aide pour lire des courriers par exemple.

Mais, au bout de cette formation, l’objectif est d’orienter les participants vers un contrat de qualification. Aujourd’hui, le secteur de la propreté est l’un des seuls à s’engager dans une telle démarche. « C’est compliqué car les entreprises ne savent pas forcément comment aborder le sujet », souffle Solange Reault.

« On pourrait penser qu’en Dordogne l’illettrisme concerne peu de monde, note Roselyne Delapchier. Mais, en fait, d’autres secteurs comme celui de l’agroalimentaire sont concernés par le sujet. » Reste donc désormais aux entreprises de se mobiliser.

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