Formation : la tentation de l’externalisation


Formation : la tentation de l'externalisationLe 17 novembre 2009, Demos Outsourcing, filiale du groupe Demos dédiée à l’externalisation, et l’EOA (Association européenne d’outsourcing) publiaient les résultats d’une enquête intitulée « L’externalisation de la formation en France ». Un phénomène qui a ses défenseurs… et ses détracteurs.

En France, la gestion de la formation est le premier domaine RH externalisé après la paie. Les processus les plus externalisés sont, par ordre d’importance : la gestion administrative (100 %), la gestion des inscriptions et la logistique de la formation (88 %) suivies de la recherche et l’optimisation des financements.
Voilà les premiers éléments issus de l’enquête menée par Demos Outsourcing et l’EOA. Pas moins de 278 décideurs issus d’entreprise de plus de 150 salariés y ont répondu. Mais, parallèlement au premier constat, 62 % des entreprises interrogées avouent ne pas avoir de projet d’externalisation de gestion de la formation.
Une donnée qui pourrait bien changer, du fait, notamment, de la complexification de la législation (selon 51,9 % des répondants) et d’un besoin de création de valeur (41,6 %).

Valeur ajoutée et conseils d’experts

Selon les répondants, les trois avantages de l’externalisation d’une fonction RH pour leur entreprise sont : le fait de confier les tâches de back-office pour se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée (69,7 %), la réduction des coûts et la hausse de la productivité (46,1%) et le bénéfice de conseils d’experts (40,8 %).
Plus précisément, les entreprises avec un projet d’externalisation en cours identifient essentiellement le recentrage sur des tâches à valeur ajoutée (34 %) et le bénéfice de conseils d’experts (24 %). De leur côté, les entreprises sans projet en la matière avancent avant tout la réduction des coûts (43 %) et le recentrage sur des tâches à valeur ajoutée (36 %).
En matière de choix du prestataire, les critères des décideurs interrogés reposent sur l’expertise globale du métier de la formation de celui-ci (53 %), sa capacité à optimiser les budgets pédagogiques (47 %) et sa référence (40 %).

Attention à la dépendance

Mais tous les indicateurs ne sont pas pour autant au vert. L’enquête souligne également l’existence de freins à l’externalisation. Ceux-ci sont déjà biens connus. La première crainte évoquée par une entreprise est de perdre son savoir-faire et ses compétences (51,1 %). Le deuxième frein, en toute logique, réside dans la volonté de l’entreprise de développer ses compétences et ses équipes internes (46,6 %), pour éviter justement une certaine dépendance à l’égard d’un éventuel prestataire (46,6 %).
En plus de ces réticences, les deux tiers (67 %) des entreprises n’ayant pas encore de projet en la matière avouent tout simplement ne pas être prêtes pour se lancer dans l’externalisation.
Surtout, une fois engagé dans un processus d’externalisation, certains points de vigilance demeurent essentiels : conserver en interne les compétences nécessaires au pilotage (57,1 %), mettre en place des instances permettant de piloter le prestataire (57,1 %) et maîtriser les coûts cachés (42,9 %). Pour voir l’externalisation de la formation prendre un réel envol, les prestataires devront donc donner des garanties suffisamment solides aux entreprises, quant à une éventuelle dépendance et au coût réel de ces actions. Une démarche qui leur demandera patience et pédagogie.

Brice Ancelin
source : formaguide

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