Baromètre Cegos : DRH/RF et salariés perçoivent de manière positive la réforme de 2014

Trois ans après la réforme de 2014, 57 % des DRH et Responsables Formation estiment que celle-ci a simplifié le droit à la formation. Une vision partagée par les salariés, comme le dévoile la dernière étude réalisée par Cegos.

Alors que le système de formation professionnelle est actuellement revu en profondeur par le gouvernement, le baromètre Cegos 2017* a cherché à savoir comment a été perçue la précédente réforme.

Avec désormais trois ans de recul, six DRH et RF sur dix considèrent que la loi de mars 2014 a permis de simplifier le droit à la formation. « L’appropriation du dispositif s’est fait rapidement, aussi bien de la part des entreprises que des salariés », observe Mathilde Bourdat, experte Cegos du management de la formation. Ce sont d’ailleurs davantage les grandes structures qui en sont satisfaites. Parmi les principaux impacts sur les entreprises, « rappelons que cette réforme a notamment contribué à faire baisser les dépenses de formation et à renforcer les relations avec les OPCA », note-t-elle.

La réforme-t-elle a facilité l’accès à la formation ?

A cette question, le baromètre indique que les entreprises restent tout de même partagées puisque seules 57 %  estiment c’était une bonne loi pour réformer le système. Pour 50 % d’entre elles, l’avantage a été de faciliter l’accès à la formation à des catégories de personnels qui y prétendaient peu jusqu’à présent. Au sein des directions RH, on considère donc que le CPF a été un levier plutôt efficace pour la professionnalisation et la qualification des salariés, mais aussi pour contribuer au maintien de l’employabilité des actifs les plus fragiles. Un sentiment largement partagé par les salariés (8 sur 10 en moyenne).

Le CPF, une bonne avancée donc ?

88 % des entreprises déclarent vouloir accompagner ou avoir accompagné leurs salariés dans la mobilisation du CPF… alors que paradoxalement, ils ne sont que 61 % de salariés à considérer que le compte personnel de formation est facile à mobiliser au sein de leur entreprise. On remarque d’ailleurs que 70 % d’entre eux savent précisément à quoi correspond le CPF (majoritairement les populations cadres) et 62 % ont déjà pris l’initiative d’ouvrir leur compte (4 sur 10 l’ayant fait avec l’aide de leur employeur). En outre, moins de la moitié a déjà identifié au moins une formation éligible à suivre. Notons cependant que seulement 34 % sont « passés à l’acte ». A ce titre, 67 % des DRH/RF pensent qu’il est préférable (à financement égal) que l’employeur décide, en concertation avec le salarié, des formations qu’il réalise. Les directions RH ne cachent donc pas leur souhait de rester « dans le contrôle », dès lors qu’il est question de développer les compétences de leurs salariés.

Et qu’en est-il du CPA ?

Le compte personnel d’activité regroupe les droits issus de trois comptes : le CPF, le CEC (compte engagement citoyen et le CPP (compte personnel de prévention de la pénibilité). Ce dernier donne la possibilité aux salariés fortement exposés à certains facteurs de pénibilité d’acquérir des points pour se se former, mais aussi pour accéder au temps partiel ou à un départ anticipé à la retraite.  Comme le remarque l’étude Cegos, ce dispositif s’avère moins connu auprès de certaines catégories de salariés. Parmi les 51 % qui savent exactement à quoi il correspond, les profils ouvriers sont, sans surprise, les mieux informés (56 % contre 47 % chez les cadres). Idem chez les plus de 45 ans, qui sont 59 % à connaître leur droit relatif au CPA.

Dans l’ensemble, l’étude 2017 de Cegos « confirme la tendance observée depuis l’entrée en vigueur de la réforme : pour les salariés comme pour les DRH/RF, la loi va dans le bon sens. Un travail d’information reste toutefois à consolider auprès de certaines populations, en particulier chez les ouvriers et les moins de 35 ans », conclut Mathilde Bourdat. Reste à voir vers quoi va se diriger la réforme à venir car il faudra, on s’en doute, bien plus qu’un simple travail d’information pour rendre les salariés véritablement acteurs de leur formation.

Y. Haddou-Essom

Source : http://www.focusrh.com/formation/formation-professionnelle/barometre-cegos-drhrf-et-salaries-percoivent-de-maniere-positive-la-reforme-de-2014-30291.html

Publicités

Accenture investit 900 millions de dollars dans la formation de ses employés aux technologies IT émergentes

C’est un sérieux investissement que réalise Accenture. Le géant mondial du conseil consacre en effet 900 millions de dollars pour former ses 200.000 employés axés sur la technologie aux technologies émergentes telles que le cloud, l’intelligence artificielle ou la robotique. C’est ce qu’a expliqué son président et CEO Pierre Nanterme a l’occasion de la présentation des résultats trimestriels aux analystes rapporte CRN. Plus de 70.000 salariés ont bénéficié l’an dernier de formations sur les nouvelles architectures, les plateformes intelligentes. Les 130.000 restants seront formés d’ici deux ans. « La transformation à grande échelle de notre activité nécessite des investissements très significatifs dans nos salariés afin de s’assurer qu’ils ont les compétences nécessaires pour servir nos clients, aujourd’hui et dans le futur », a expliqué le dirigeant.

Toutes les formations ont été digitalisées afin d’optimiser les coûts. Ces formations renforcent l’offensive d‘Accenture sur le marché du numérique, du cloud et de la sécurité qui représentent 45% du chiffre d’affaires du deuxième trimestre. C’est aussi un moyen d’attirer les meilleurs talents du secteur a encore expliqué Pierre Nanterme. Accenture a récemment franchi le cap des 400.000 salariés dont la moitié opèrent dans le secteur technologique.

Les acquisitions sont un autre moyen de faire le plein de compétences. Le groupe basé en Irlande a ainsi réalisé 16 opérations au cours des 6 derniers mois (dont 11 au cours du deuxième trimestre), pour une valeur totale de 800 millions de dollars, et le seuil du 1,5 milliard de dollars devrait être atteint d’ici le 30 août, date de clôture de l’exercice. « Nos acquisitions nous permettent de recruter des compétences très pointues. S’appuyer sur la seule croissance organique prendrait trop de temps », a précisé le patron français.

Chiffre d’affaires en hausse, bénéfices en baisse

Les résultats du second trimestre, arrêtés au 28 février, sont plus ou moins en phase avec les prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires atteint 8,32 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 5% en dollars et de 6% en monnaies locales. C’est un peu moins que les 8,34 milliards de dollars attendus par Seeking Alpha. Le bénéfice net s’établit à 887 millions de dollars ou 1,33 dollar par action, contre 1,40 milliard de dollars ou 2,08 dollars par action un an plus tôt. Seeking Alpha tablait sur 1,30 dollar par action.

Les ventes sur le marché américain ont grimpé de 4% à 3,96 milliards de dollars. Avec 2,83 milliards de dollars, la croissance se limite en Europe à 2%. Encore est-elle due à la progression à deux chiffres enregistrée au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse. Grâce à une activité très dynamique au Japon, en Chine et en Australie la croissance atteint 12% dans le reste du monde permettant au chiffre d’affaires d’atteindre 1,53 milliard de dollars.

Pour le trimestre en cours, Accenture table sur un chiffre d’affaire compris entre 8,65 et 8,90 milliards de dollars.

Source : http://www.channelnews.fr/accenture-investit-900-millions-de-dollars-formation-de-employes-aux-technologies-it-emergentes-71249

Le plan 500 000 : moins d’argent pour la formation des salariés, pas plus d’emplois pour les chômeurs

mars 28 2017

« Entre janvier 2016 et janvier 2017, on constate + 27 900 demandeurs d’emploi en catégories A, B et C et + 61 000 en catégorie D, c’est-à-dire en formation. C’est donc presque 100 000 demandeurs d’emploi supplémentaires à l’issue du plan 500 000. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, le plan 500 000 n’a pas fonctionné » – cabinet de Valérie Pécresse, Île-de-France.

Depuis 30 ans environ, la France se lance régulièrement dans des entreprises d’occupation des chômeurs. Succédant au traitement social du chômage des années 1980 (retraites précoces, gonflement des effectifs étudiants et occupation des chômeurs), le plan 500 000 chômeurs en formation de 2016 restera dans les annales comme une ultime tentative de camouflage de la montée du chômage entre 2012 et 2017, augmentation spécifiquement française alors que partout ailleurs dans le monde le chômage refluait.

La formation ne crée pas l’emploi mais elle peut accompagner le développement économique.

La formation ne crée pas automatiquement des emplois (sauf parfois de formateurs), elle ne peut se substituer à l’Éducation nationale défaillante, à un tissu économique d’entreprises moribondes, à la déprime collective face à l’État qui étouffe toutes les activités sous la complexité, une fiscalité très lourde et une formidable inflation bureaucratique.

La formation peut et doit accompagner le développement et la croissance du pays mais elle est bien incapable de créer du travail ex nihilo si le tissu économique et social du pays est ravagé par des mesures règlementaires, sociales ou fiscales hasardeuses.

Déshabiller Pierre pour rhabiller Paul (emploi)

Depuis 2012, en lieu et place de favoriser le développement de l’activité économique et de soutenir l’apprentissage et les embauches dans les PME/TPE (qui offrent seules de réels potentiels d’emplois), on s’est contenté de siphoner l’argent de la formation des salariés pour (s’)occuper des chômeurs.

Tant qu’en amont l’école formera à des métiers qui n’existent plus, le chômage ne baissera pas en France.

L’État et certains apprentis sorciers en éducation (ceux qui avaient déjà expérimenté les maths modernes, la méthode globale et le collège unique) ont méthodiquement déconstruit notre système scolaire pendant 40 ans. L’école est devenue à la fois inégalitaire, inefficace (toujours plus de moyens pour moins de résultats) et stigmatisante pour le monde du travail et les entreprises (considérées comme des lieux d’aliénations et d’exploitation)

À quoi bon former pour des emplois de secrétariat ou d’OS des années 1950 dans les lycées professionnels ?Dans les lycées professionnels, les formations d’employés de bureau, vendeurs ou aides comptable restent nombreuses alors que ces emplois peu qualifiés disparaissent ou mutent.

L’apprentissage a été déprimé depuis qu’en 2013, on s’est employé à retirer les aides aux petits patrons qui embauchaient des apprentis. Ces mêmes aides ont ensuite été rétablies mais le mal était fait car le signal donné aux employeurs était le suivant : « ne vous occupez plus de la formation des jeunes, l’État s’en charge ».

La formation sera une opportunité en France quand nous serons capables de favoriser l’activité des entreprises. Aujourd’hui, 2 millions de jeunes sont sans emploi, ni éducation ; ils errent dans les banlieues et les campagnes. 2 millions de salariés sont illettrés et encore 2 millions de personnes, chômeurs de longue durée, perdent leur employabilité chaque jour un peu plus.

La loi réformant la formation en 2014 a accouché d’une souris pour ces personnes non qualifiées : le socle des compétences, devenu CLÉA par la grâce des partenaires sociaux : un dispositif bureaucratique. Dérisoire, lourde et imitation inadaptée de l’école alors qu’il aurait fallu sans délai mettre en œuvre des formations totalement ouvertes, libres et faciles d’accès.

Pour sortir du chômage, il faut que les entreprises fassent des profits afin qu’elles investissent puis recrutent.

Aujourd’hui, la France utilise très peu de robots par rapport à ses grands voisins industriels (162 000 robots en Allemagne contre 34 000 en France). Un tel écart s’explique par des marges trop faibles en France mais aussi et surtout parce que les chefs d’entreprises estiment que leurs salariés ne seront pas capables d’utiliser ces nouvelles machines avec profit, faute de formation suffisante.

Ce n’est plus une réforme de la formation dont le pays a besoin mais d’une reconstruction intégrale de son système scolaire depuis l’école jusqu’à la fac.

Sans reconstruction de tout notre système éducatif, la formation restera en France un service secondaire, rare et cher, réservé à quelques ingénieurs ou techniciens hautement qualifiés. Ce service exclusif restera incapable d’accompagner les multiples défis que notre pays doit aborder pour le siècle (transformation numérique, énergétique, environnementale…).

Source :http://www.miroirsocial.com/actualite/13379/le-plan-500-000-moins-d-argent-pour-la-formation-des-salaries-pas-plus-d-emplois-pour-les-chomeurs

Salariés : le CPA, un compte pour tous vos droits

Le gouvernement le présente comme l’un des acquis sociaux du quinquennat. Le compte personnel d’activité, créé par la loi El Khomri, entre en vigueur  jeudi 12 janvier.

Le compte personnel d’activité (CPA), c’est une nouvelle plateforme dédiée à tous les actifs que Raphaël Dardek a bien voulu tester. « Pour créer mon compte, ça me paraît assez simple. J’ai besoin de mon numéro de sécurité sociale », indique ce salarié. Nom et date de naissance, en deux minutes le compte est créé. Raphaël Dardek a désormais accès à certains de ses droits. Par exemple, il a cumulé neuf heures de formation.

Trois comptes en un

Sur la plateforme, le salarié trouve d’abord son compte de formation. Chacun peut cumuler jusqu’à 150 heures et pour ceux qui ont le moins de qualification, le compteur peut grimper jusqu’à 400 heures. Ensuite, il y a le compte de pénibilité qui mesure la pénibilité subie pendant la carrière. Il pourra donner droit à du temps partiel ou à un départ anticipé à la retraite. Enfin, le compte engagement citoyen qui enregistre les heures de bénévolat: à partir de 200 heures, du temps de formation est offert.

Voir le reportage : http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/salaries-le-cpa-un-compte-pour-tous-vos-droits_2015018.html

Le Medef va lancer une campagne de com’ sur les bienfaits de la formation en entreprise

Comme l’organisation patronale l’avait fait avec ses spots Beau Travail, elle va diffuser à la télé et la radio des programmes courts pour raconter de belles histoires de PME ayant réussi leur développement grâce à la formation professionnelle. Un sondage montre l’absence d’information des dirigeants sur le sujet.

Incroyable mais vrai, le Medef va communiquer en 2017 sur… la formation, comme il l’avait fait il y a plus d’un an sur le travail (la série intitulée Beau Travail). Au premier semestre, l’organisation présidée par Pierre Gattaz diffusera des spots à la télévision (France 3 et France 5) ainsi qu’en radio (Europe 1, France inter, BFM Business). Ces programmes courts «racontent de belles histoires de PMEfrançaises qui ont réussi leur internationalisation, leur transition numérique ou leur transition verte, grâce notamment à la formation professionnelle et la montée en compétences de leurs salariés».

Afin de mieux cibler les besoins des PME/TPE, le Medef a commandé un sondage à l’institut Elabe auprès des PME de 10 à 249 entreprises. Selon cette enquête, réalisée en décembre, 84% des TPE et PME estiment que la formation professionnelle est bien devenue un levier de performance. «Nous nous sommes penchés sur trois mutations majeures: la transformation numérique, la transition verte et l’internationalisation», détaille Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion de l’organisation patronale.

Les PME sensibilisées au défi du numérique et de la transition écologique

L’enquête dévoile que les PME considèrent aujourd’hui le numérique (à 68%) et l’écologie -enjeux énergétiques, climatiques, RSE et environnementaux- (à 58%) comme des défis majeurs. L’internationalisation apparaît en revanche comme le parent pauvre. Plus de la moitié des entreprises interrogées considèrent qu’elle ne représente pas un enjeu pour elles. Fort logiquement, seule une petite minorité de PME a donc décidé de former ses salariés sur les sujets export import.

Les résultats sont meilleurs pour le numérique (24% des entreprises ont formé la majorité de leurs salariés) et la transition verte (21% ayant formé la majorité de leurs salariés) mais encore relativement faibles. Cette frilosité pourrait s’expliquer par un manque d’informations. Seulement 63% des PME s’estiment bien informées sur les formations liées à la transition numérique et 48 % sur celles liées à l’écologie.

Le pari du Medef est donc simple: en améliorant la connaissance des chefs d’entreprise sur la formation, l’organisation incitera les PME à mieux former leurs salariés et les aidera ainsi à relever les défis de l’économie du XXIè siècle.

Par Anne de Guigné – Publié le 13/01/2017 

source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/01/13/20002-20170113ARTFIG00013-le-medef-va-lancer-une-campagne-de-com-sur-les-bienfaits-de-la-formation-en-entreprise.php

l’Afpa devient l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes

Depuis le 1er janvier 2017, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes est devenue un établissement public. Elle conserve néanmoins son acronyme « Afpa » en se transformant en agence. Il lui faut à présent organiser le transfert juridique des 116 centres détenus jusque-là par l’association et relever le défi du marché. Depuis l’ouverture à la concurrence, son chiffre d’affaires réalisé avec les régions a chuté de 20%.

Ça y est, depuis le 1er janvier 2017, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) est devenue l’Agence nationale pour la formation professionnelle. Si le sigle « Afpa » ne change pas, pour capitaliser sur la notoriété de l’organisme, son statut est totalement différent : il s’agit maintenant d’un établissement public. C’est la loi du 17 août 2015 relative à l’emploi et au dialogue social (loi Rebsamen) qui a permis cette transformation par le biais d’une habilitation donnée au gouvernement à légiférer par ordonnance. L’ordonnance en question (n°2016-1519 du 10 novembre 2016, publiée le 11 novembre 2016) crée ainsi l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes qui va assurer les missions de service public et les activités antérieurement exercées par l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. « Dès sa publication, l’ordonnance devient exécutoire mais elle est attaquable jusqu’à sa ratification, explique à Localtis Christophe Donon, directeur général adjoint de l’Afpa. D’où le projet de loi de ratification de l’ordonnance qui sera bientôt examiné par le Parlement. » Ce projet de loi a été présenté en conseil des ministres le 4 janvier 2017. Il sera examiné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 11 janvier puis en séance publique.
L’ordonnance détaille les quatre missions qui sont confiées au nouvel Epic : l’ingénierie de certification pour le compte de l’Eta ; le repérage des compétences émergentes et la conception et l’expérimentation des formations anticipatrices ; le développement d’une expertise prospective de l’évolution des compétences ; l’appui aux opérateurs chargés des activités de conseil en évolution professionnelle (CEP). L’Epic a aussi une obligation de présence territoriale pour permettre l’accès de tous à la formation. Par ailleurs, l’ordonnance prévoit la constitution de deux filiales pour mener, d’une part, une activité de formation des demandeurs d’emploi, cœur de métier historique de l’Afpa, et, d’autre part, une activité de formation des salariés.

« L’Afpa vit une nouvelle étape de son histoire »

« Suite à l’approbation par les membres du conseil d’administration et du conseil d’orientation le 22 décembre dernier, du transfert du patrimoine à l’Epic et la dissolution de l’association, l’Afpa vit une nouvelle étape de son histoire », signale un communiqué de presse de l’Afpa publié le 2 janvier qui précise que Pascale d’Artois a été nommée directrice générale de la nouvelle agence lors du conseil des ministres du 7 décembre 2016 et a pris ses fonctions le 1er janvier 2017.
Pour permettre la transformation en Epic, la question du transfert de propriété de l’immobilier utilisé par l’ancienne Afpa devait être réglée. C’est chose faite avec l’arrêté du 28 décembre 2016, publié au Journal officiel du 31 décembre. Celui-ci liste les biens immobiliers qui sont transférés au nouvel établissement : 116 centres au total. Leur valeur varie entre 303.900 euros pour le centre d’Aurillac, en Auvergne-Rhône-Alpes, à 14,4 millions d’euros pour le centre de Toulouse-Balma en Occitanie. « Mais il faut encore un acte notarié pour chaque centre, détaille Christophe Donon. Les premiers seront signés d’ici 15 jours car nous travaillons depuis le mois d’août avec un cabinet de notaires sur le sujet. Cela va s’étaler sur plusieurs semaines. » Cette question du transfert du patrimoine immobilier est posée depuis de nombreuses années. Son passage de l’Etat à l’Afpa a été compliqué. Ayant été jugé inconstitutionnel, le transfert avait été temporairement réglé en 2010 à travers la constitution de baux emphytéotiques entre l’Etat, qui possédait la majorité des centres de formation, et l’Afpa, conférant à l’association un droit réel sur les locaux.
Par ailleurs, les régions avaient la possibilité grâce à une disposition prévue dans le cadre de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale de récupérer des immeubles de l’Afpa à titre gratuit et cela jusqu’à ce qu’à sa transformation en Epic. La région Bourgogne-Franche-Comté se voit ainsi transférer le centre Afpa de Vesouls (960.000 euros) et celui de Lons-le-Saulnier (1,7 million d’euros), dans le cadre d’un arrêté publié le 31 décembre 2016. Mais au-delà de cette région, aucune autre n’a souhaité hériter des centres de l’Afpa, craignant, pour la plupart, des coûts de maintenance élevés…

Stratégie de reconquête

Malgré sa transformation en Epic et la question, maintenant réglée, de son patrimoine, l’activité de la nouvelle agence n’est pas garantie et sa situation financière reste fragile.
L’établissement a dû faire face au transfert de la commande publique aux régions en 2004, puis à l’ouverture du marché à la concurrence en 2009. « Entre 2010 et 2016, nous avons perdu un peu plus de 20% du chiffre d’affaires réalisé avec les régions, assure Christophe Donon. Cela déstabilise l’organisation mais il s’agissait d’une sorte de monopole et nous gardons une position dominante sur le marché. »
Inquiets de la création des deux filiales de droit privé, les syndicats réclament des engagements de la part de l’Etat. De ce côté, Christophe Donon se veut rassurant : « Nous allons créer un comité central d’entreprise qui aura compétence sur les trois structures pour que la gestion des ressources humaines se fasse de manière unifiée. »
Pour le directeur général adjoint de l’Afpa, maintenant que les questions structurelles sont réglées, il faut se concentrer sur la stratégie de reconquête du marché. « Derrière la transformation du statut, il y a une transformation de nos métiers à entreprendre, sur le plan pédagogique », explique-t-il. Au programme : un renouvellement des offres pour s’adapter aux besoins des entreprises (transition énergétique, numérique, nouvelles technologies industrielles…) et le développement de formations à distance. L’Afpa prépare ainsi la mise en place d’une plateforme, en partenariat avec Orange, qui lui permettra de proposer des formations organisées à la fois à distance et en présentiel (formations multimodales). « Nous sommes implantés dans tous les départements donc pour les formations en groupes en présentiel, les stagiaires n’auront pas besoin d’aller très loin, c’est une grande force », affirme Christophe Donon.

Emilie Zapalski

Références : arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux projets de site préalables au transfert de propriété de l’Etat à titre gratuit aux régions d’un ou de plusieurs immeubles utilisés par l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes, JO du 31 décembre 2016 ; arrêté du 28 décembre 2016 relatif à la liste des biens immobiliers transférés à l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes, JO du 31 décembre 2016.

Publié le lundi 9 janvier 2017

Neurosciences et formation : Quand les neurosciences enrichissent la formation professionnelle

Livre Blanc : Neurosciences et Formation

Une démarche sur mesure est souvent un fort investissement de l’entreprise pour parvenir à l’atteinte de ses objectifs stratégiques.

Transformation interne, évolution culturelle, adaptation au marché ou à la concurrence, les champs de développement de l’accompagnement du sur-mesure sont nombreux.

Nous observons l’autre pour apprendre, nous portons attention à ce qui nous entoure, nous ressentons des émotions, nous bougeons, nous dormons…
Tout cela, nous le faisons déjà, et ainsi, nous apprenons. Mais comment faire pour mieux apprendre quand nous l’avons décidé ?

Neurosciences et formation professionnelle

Neurosciences et apprentissage : Comment maximiser l’impact d’une démarche sur-mesure ?

L’approche sur-mesure intègre notamment les avancées neuroscientifiques pour piloter au mieux ces projets, particulièrement ceux de la formation professionnelle et de l’apprentissage. D’après différentes enquêtes réalisées sur le sujet, 50 % de la population pense que l’intelligence est une donnée acquise à la naissance. On fait avec ce que l’on a, en somme.
Les avancées scientifiques autour du cerveau tendent, elles, à prouver le contraire. L’individu possède 86 milliards de neurones dotés chacun de 1000 à 10000 connexions synaptiques pour communiquer entre eux.

Chaque jour, de nouveaux neurones et de nouvelles connexions se créent. Cette machinerie complexe et prodigieuse permet à tout un chacun d’apprendre, encore et toujours, si tant est que l’apprentissage utilise à bon escient les subtilités de notre cerveau.

Dans le présent document, nous avons introduit certaines connaissances en neurosciences qui ont un lien direct avec l’apprentissage. Nous partons de ces connaissances pour en déduire des principes pédagogiques que nous déclinerons ensuite dans les chapitres suivants en modalités pédagogiques.
Nous n’avons pas ici pour but de dresser un inventaire exhaustif des connaissances actuelles en neurosciences, mais de vous présenter comment la conception et l’animation d’une formation gagnent à s’appuyer sur les connaissances neuroscientifiques.

Source : http://www.csp.fr/etude/livre-blanc-neurosciences-formation_38.html